AUSTRALOPITHEQUE

Le nom du genre Australopithecus signifie « singe du sud ».

AUSTRALOPITHEQUE ANAMENSIS

De 4,2 à 3,9 MILLIONS D'ANNEES

Australopithecus anamensis est le nom d'un hominidé bipède défini en 1995 à partir d'un ensemble de fossiles découverts en Afrique de l'Est, au Kenya, dont celui répertorié sous le code "KNM-ER 20419".

Le premier fossile un os de bras isolé, a été découvert en 1965 par une expédition de l'université Harvard, dans des strates du Pliocène de la région de Kanapoi, à l'est du Lac Turkana au Kenya.

En 1987, l'archéologue canadien Allan Morton et les membres de la Koobi Fora Field School de l'Université Harvard, ont découvert des fragments d'un spécimen qui faisaient saillie sur un flanc de colline partiellement érodé à l'est d'Allia Bay, près du Lac Turkana.

Six ans plus tard, Meave Leakey, paléoanthropologue kényane née à Londres et l'archéologue Alan Walker ont fouillé le site d'Allia Bay et y ont découvert plusieurs fragments supplémentaires de l'hominidé, comprenant une mâchoire inférieure complète, très proche par son aspect de celle du chimpanzé ordinaire nommé Pan troglodytes mais dont les dents ressemblent beaucoup plus aux dents humaines.

En 1995, pour tenir compte des différences entre Australopithecus afarensis et les nouvelles découvertes, Meave Leakey et ses collaborateurs ont attribué ces dernières à une nouvelle espèce, Australopithecus anamensis, qui tire son nom du mot « anam », qui signifie « lac » en langue Turkana.

Bien que l'équipe de fouilles n'ait pas trouvé de hanches, de pieds ou de jambes, Meave Leakey pense qu’Australopithecus anamensis grimpait souvent aux arbres. Grimper aux arbres était un comportement que les premiers hominidés ont conservé jusqu'à l'apparition de la première espèce Homo il y a environ 2,5 Millions d'années. Australopithecus anamensis partage beaucoup de traits communs avec Australopithecus afarensis et peut aussi bien avoir été son ancêtre direct. Les spécimens plus anciens ont été trouvés entre deux couches de cendre volcanique, datées de 4,17 à 4,12 Millions d'années, une période durant laquelle Australopithecus afarensis apparaît parmi les fossiles.

Les 21 fossiles découverts comprennent des mâchoires supérieures et inférieures, des fragments de crânes et les parties supérieure et inférieure d'un tibia. En outre, un fragment d'humérus qui avait été trouvé trente ans plus tôt sur le même site, à Kanapoi, a maintenant été attribué à cette espèce.

En 2006, la découverte d'un nouvel Australopithecus anamensis a officiellement été annoncée. Il se trouvait dans un secteur appelé Middle Awash, lieu où ont été découverts plusieurs autres australopithèques plus modernes, et à seulement dix kilomètres de distance du site qui a fourni Ardipithecus ramidus, l'espèce la plus moderne d'ardipithèques découverte à ce jour.

ABEL

AUSTRALOPITHEQUE BAHRELGHAZALI

3,5 MILLIONS D'ANNEES

Abel est le surnom donné au premier spécimen de l'hominidé fossile Australopithecus bahrelghazali, découvert en 1995 au Tchad par une équipe conduite par Michel Brunet. Il aurait vécu entre 3,5 et 3,0 millions d'années et serait contemporain d'Australopithecus afarensis.

Le choix du surnom est un hommage au géologue Abel Brillanceau, un collègue de Michel Brunet décédé en 1989 au Cameroun.

Les restes d'Abel se réduisent à la partie antérieure d'une mâchoire, ce qui explique le peu d'information concernant son mode de vie.

Cependant, les quelques dents retrouvées confirment son appartenance au genre australopithèque. Il possède une deuxième prémolaire avec une couronne large et molarisée.

En janvier 1994, le Centre National d'Appui à la Recherche soit le CNAR, organise pour le Professeur Michel Brunet, paléontologue de l'université de Poitiers, une mission paléontologique dans le désert tchadien. Sur la foi d'informations fournies à Alain Beauvilain par Louis Authosserre, hydrogéologue, et avec la collaboration de son guide, Mahamat Oueddey, guide à Kouba Olanga, onze sites à mammifères sont reconnus à l'Est de Koro Toro dans une tranche d'âge 3 à 4 millions d'années.

En janvier 1995, une seconde mission est organisée avec pour objectif, beaucoup plus au nord, de reconnaître la falaise de l'Angamma, région dans laquelle en 1959 le professeur Yves Coppens avait mis au jour un fossile d'hominidé, le célèbre Tchadanthrope, l'"Homme du Tchad".
C'est ainsi que le dimanche 22 janvier 1995 vers 15 heures, deux véhicules s'arrêtent à environ quarante kilomètres à l'Est de Koro Toro. Ils reviennent de la falaise de l'Angamma signifiant littéralement "Les tombes dehors" au Nord de la cuvette tchadienne que leurs passagers avaient dû quitter en raison de vents extrêmement violents de plus de 100 km/heure, sans avoir réellement trouvé ce qu'ils cherchaient. Ils avaient alors parcouru plus de 3.000 kilomètres depuis leur départ de N'Djaména et formaient l'équipe de terrain de l'année 1995 de la Mission Paléoanthropologique Franco-Tchadienne.
Cette équipe était composée de :
- Michel Brunet, Professeur de Paléontologie à l'Université de Poitiers et directeur de la M.P.F.T. ;
- Aladji Hamit Moutaye, ingénieur géologue au Projet Minier, projet qui a prêté un véhicule;
- Alain Beauvilain, géographe, responsable du projet "Appui à la recherche scientifique tchadienne" ;
- Najia Beauvilain, intendante de cette mission ;
- Mamelbaye Tomalta, chauffeur au Projet Minier ;
- Mahamat Oueddey, guide de Kouba Olanga ;
- Mahamat, commerçant de son état, qui avait demandé à être transporté de Faya à N'Djaména.

L'équipe était sur le chemin du retour et se dirigeait vers les zones fossilifères reconnues l'année précédente afin d'y constater depuis un an le travail des agents de l'érosion, vents et pluies, la saison des pluies 1994 ayant été abondante jusqu'au cœur du désert. C'est alors que, du haut d'un cordon sableux bien marqué du nom de “Goz Kerki” qui veut justement dire “cordon sableux” qui aurait limité il y a quelque dix à six mille ans les rivages d'un lac, le chauffeur du premier véhicule, Alain Beauvilain, aperçoit de loin des masses sombres posées sur des étendues de grès blancs. Celles-ci sont les os fossilisés de gros animaux qui vivaient là voici trois à quatre millions d'années : ancêtres des actuels éléphants, hippopotames, rhinocéros, girafes, chevaux, gazelles, mais aussi crocodiles, tortues et poissons.

La fin de cet après-midi est consacrée à la collecte des grosses pièces tandis qu'Alain Beauvilain met en place un carroyage. Un fragment de mandibule de cochon donne déjà une première émotion au Professeur Brunet mais  ce n'était que du cochon.

Tôt le 23 janvier, sous le regard de nomades venus observer les curieuses activités des visiteurs, chacun passe de carré en carré en observant minutieusement chaque élément contrastant avec la surface plus ou moins régulière du sol. Mamelbaye Tomalta, qui était malade, se joint au travail vers 8 heures 45 et presque aussitôt appelle le Professeur Brunet pour lui signaler un fossile retourné dans le sable afin que celui-ci achève son dégagement. Abel est trouvé !

En 1996, deux nouvelles mises au jour viennent enrichir notre connaissance des Australopithecus bahrelgazali :

- début janvier, un balayage sur ce même site, appelé KT 12, Alain Beauvilain met au jour une prémolaire supérieure appartenant à un second individu de la même espèce

- le 14 janvier, sur le site de KT 13, Mahamat Kasser, ingénieur géologue au Projet Minier, découvre un fragment de maxillaire d'un troisième individu.

LIENS EXTERNES

La paléontologie au Tchad: http://www.paleontologie-tchad.com

LUCY ET SELAM

AUSTRALOPITHEQUE AFARENSIS

De 4,1 à 3 MILLIONS D'ANNEES

Australopithecus afarensis est une espèce éteinte d'Hominidé bipède ayant vécu en Afrique entre environ 4,1 et 3 millions d'années. Les principaux fossiles d'Australopithecus afarensis ont été découverts en Afrique de l'Est, principalement en Éthiopie, au Kenya et en Tanzanie.

Le nom afarensis fait référence à l'Afar, la région du nord-est de l'Éthiopie où ont été découverts les fossiles de Lucy en 1974 dont la photo est à gauche et de Selam en 2000.

Les caractéristiques de la locomotion d’Australopithecus afarensis suscitent d’importants débats. Certains auteurs estiment que cette espèce était presque exclusivement bipède, tandis que d’autres pensent qu’elle était en partie arboricole.

L’anatomie des mains, des pieds et de l’articulation de l’épaule plaident en faveur de cette dernière hypothèse. La courbure des phalanges des pieds et des mains est proche de celle des grands singes actuels et elle reflète très probablement leur aptitude à saisir efficacement les branches et à grimper. L’articulation de l’épaule présente est plus orientée vers le crâne que chez les humains modernes. Ce trait associé à des bras considérés comme relativement longs pourrait traduire une capacité élevée pour utiliser les bras au-dessus de la tête, notamment pour grimper.

Par ailleurs, certains traits du squelette d’Australopithecus afarensis sont fortement liés à la bipédie. Par sa morphologie générale, le bassin est plus proche de celui des humains modernes que de celui des grands singes. Les ailes iliaques sont courtes et larges, le sacrum est large et placé immédiatement derrière l’articulation coxo-fémorale, et l’insertion du muscle extenseur du genou est très marquée. Si le pelvis n’est pas pleinement humain, ces traits reflètent toutefois une modification radicale liée à une utilisation significative de la bipédie.

Le fémur est orienté vers l’intérieur de la jambe, ce qui implique que le pied devait être proche de la ligne de symétrie du corps, caractère indiquant une locomotion bipède habituelle. Les grands singes actuels ne partagent pas ce trait. L’articulation de la cheville d’Australopithecus afarensis Est également très proche de celle des humains modernes.

Les fossiles d’Australopithecus afarensis n’ont été découverts qu’en Afrique de l’Est. Si l’holotype de l’espèce provient de Laetoli en Tanzanie, les fossiles les plus complets attribués à cette espèce proviennent de Hadar en Éthiopie. Ils comprennent les restes de la fameuse Lucy (AL 288-1), de la « première famille » (AL 333) et de Selam appelé aussi Dikika du nom de la colline de découverte.

D’autres fossiles d’Australopithecus afarensis ont été découverts dans des sites tels que Omo, Maka, Fejej et Belohdelie en Éthiopie, et Koobi Fora et Lothagam au Kenya.

DECOUVERTE DE LUCY

3,18 MILLIONS D'ANNEES

Lucy a été découverte le 30 novembre 1974 à Hadar sur les bords de la rivière Awash dans le cadre de l'International Afar Research Expedition, un projet regroupant une trentaine de chercheurs éthiopiens, américains et français codirigé par le paléoanthropologue Donald Johanson, le géologue Maurice Taieb et le paléontologue Yves Coppens. Le premier fragment du fossile a été repéré par Tom Gray, l'un des étudiants de Donald Johanson.

Lucy est probablement un sujet féminin du fait de sa petite stature et les caractéristiques de son sacrum et de son bassin. Elle devait mesurer entre 1,10 m et 1,20 m, et peser au maximum 25 kg. Elle est morte à environ 20 ans et le fait que ses ossements n’aient pas été dispersés par un charognard indique un enfouissement rapide, peut-être à la suite d’une noyade.

Lucy a été décrite une première fois en 1976 mais son rattachement à l'espèce Australopithecus afarensis n'a été proposé qu'en 1978. Répertoriée sous le code AL 288-1 , Lucy a été surnommée ainsi par ses inventeurs car ces derniers écoutaient la chanson des Beatles Lucy in the Sky with Diamonds le soir sous la tente, en répertoriant les ossements, qu'ils avaient découverts. Elle est parfois également surnommée Birkinesh, Dinkenesh ou Dinqnesh, qui signifie « tu es merveilleuse » en amharique.

Lucy est conservée au Museum national d'Éthiopie à Addis-Abeba et une réplique y est exposée.

Découverte dans des terrains datés de 3,18 millions d'années, Lucy a longtemps été considérée comme la représentante d’une espèce à l’origine de la lignée humaine. Des découvertes plus récentes ont remis en cause cette hypothèse : Lucy serait une cousine éloignée, plutôt qu’une ancêtre du genre Homo.

Pour Yves Coppens, à partir du grand carrefour d'il y a 8 à 10 millions d'années qui aboutira à la séparation des lignées des grands singes et des êtres humains, s'épanouit « un vrai bouquet de pré humains dont Lucy est une des fleurs ».

LA DECOUVERTE DE DIKIKA

Les restes du jeune hominidé retrouvé à Dikika (Ethiopie), mort à l'âge de 3 ans environ, sont bien plus vénérables que ceux de Lucy premier spécimen d'Australopithecus afarensis, codécouvert en 1974 par Yves Coppens.

L'enfant de Dikika a en effet vécu il y a 3,3 millions d'années environ, soit 100 000 ans avant sa plus célèbre congénère.

La découverte de ce nouveau fossile d'australopithèque, décrit dans l'édition de la revue Nature datée du jeudi 21 septembre, est exceptionnelle à plus d'un titre. "Il est très rare de trouver des squelettes complets aussi anciens et de retrouver des spécimens juvéniles, explique le paléoanthropologue Pascal Picq, maître de conférence au Collège de France. Or ici les deux cas de figure sont réunis."

L'excellent état de conservation du fossile permet aux auteurs de la découverte de confirmer certains caractères de ces très lointains cousins de l'homme moderne. "L'étude des membres postérieurs confirme l'aptitude d'afarensis à la bipédie", déclare Monsieur Picq. Mais les phalanges légèrement courbées de l'individu "confirment, à l'encontre des idées de l'école de pensée américaine, que cette espèce avait gardé des aptitudes à la suspension et au grimper".

Australopithecus Afarensis, dont le volume endocrânien n'était guère supérieur à celui d'un chimpanzé actuel, environ 400 cm3, était ainsi capable d'adopter un mode de locomotion arboricole, mais il pouvait également se déplacer debout dans les espaces ouverts de la savane. Et ce même si, comme l'estiment les auteurs, la forme de l'omoplate du fossile, décrite comme proche de celle des gorilles au même âge, ne prédisposait pas afarensis à la course.

Marcher, grimper, cette double capacité est confirmée par le contexte paléontologique de la découverte. L'enfant de Dikika évoluait dans une savane arborée où il côtoyait des rhinocéros, des hypparions (ancêtres des équidés actuels) et des rongeurs.

D'autres observations intéressent les paléontologues. L'os hyoïde - autrement appelé os lingual - est en effet, chose rarissime, en très bon état de conservation. Situé au-dessus du larynx, cet os joue un rôle important dans la capacité à articuler et à moduler des sons. "On observe qu'il ressemble beaucoup à celui des grands singes, souligne Jean-Jacques Jaeger, professeur de paléontologie à l'université de Poitiers. On peut ainsi se poser la question de l'existence de ces poches d'air - appelées "sacs laryngiens" - qui permettent aux grands singes et singulièrement aux orangs-outans de pousser les cris qui sont la base de leur système de communication."

CANINE FÉMININE

Complet, le crâne devrait faire l'objet de nombreuses analyses: "Cela n'est pas noté par les découvreurs, mais la forme de la mâchoire, très aplatie, évoque celle des paranthropes, estime Fernando Ramirez-Rozzi, chercheur au laboratoire Dynamique de l'évolution humaine (CNRS). Beaucoup y verront la confirmation que les australopithèques ne sont pas les ancêtres du genre Homo mais bien ceux de la lignée paranthropienne."

L'âge du jeune australopithèque - 3 ans environ - a été estimé à partir de l'étude de la dentition de lait du "bambin", sous laquelle apparaît, au scanner, la dentition définitive. De même, son sexe - féminin - est suggéré par l'étude de la canine, mais la certitude est ténue car, "à cet âge les différences entre les deux sexes sont presque imperceptibles", fait remarquer Monsieur Picq.

De la poursuite des travaux sur le fossile les chercheurs attendent de mieux connaître la stature et la corpulence de l'individu et, par voie de conséquence, les lois qui régissent la croissance de son espèce. L'une des raisons de cet intérêt est la compréhension d'une caractéristique propre à l'homme dont la croissance est très lente, alors que celle des autres primates est rapide.

DECOUVERTE DE SELAM

3,3 MILLIONS D'ANNEES

Selam est découverte le 10 décembre 2000 par le paléoanthropologue éthiopien Zeresenay Alemseged de l'Institut Max Planck d'anthropologie, près du village de Hadar sur la colline de Dikika 1, située au sud de la rivière Aouach. Cette zone du nord-est de l'Éthiopie est riche en fossiles. Le site où est découvert Selam se trouve à quatre kilomètres du lieu où Lucy est découverte 26 ans plus tôt. Par conséquent, la presse a surnommé Selam « le Bébé de Lucy » bien qu'elle soit plus vieille que cette dernière d'environ 120 000 ans.

Le crâne est la première partie du squelette qui a été découverte. Le squelette se trouvait alors dans une gangue de sédiments de grès qui a demandé un travail de dégagement de plus de cinq années, encore inachevé lors de l'annonce de la découverte.

La bonne préservation du squelette est expliquée par le fait que le corps a rapidement été recouvert de sédiments lors d'une inondation, ce qui a permis sa conservation pendant plus de 3 millions d'années. On ignore si Selam était déjà morte au moment de l'inondation.

Sa découverte est annoncée le 20 septembre 2006 par le Scientific American et sa description publiée le lendemain dans Nature.

Le squelette permet de confirmer les connaissances déjà acquises à propos des australopithèques concernant leur mode de locomotion bipède toutefois chaloupée et ne leur permettant pas de courir debout, ainsi que le fait qu'ils se déplaçaient dans les arbres. Ce mode de locomotion était bien adapté au milieu de l'époque, qui mêlait des marais où des fossiles de crocodiles et d'hippopotames sont découverts, avec des forêts et des prairies.

L'ENFANT DE TAUNG ET MISS PLESS

AUSTRALOPITHEQUE AFRICANUS

De 3,5 à 2,5 MILLIONS D'ANNEES

Australopithecus africanus est un hominidé fossile qui a vécu en Afrique au Pliocène, entre environ 3,5 et 2,5 millions d’années. Hominidé bipède même s’il était pourvu de bras légèrement plus longs que les jambes, trait que l’on retrouve chez les chimpanzés, il présentait d’autres traits archaïques, tels que des phalanges courbes adaptées au grimper.

La plupart des restes fossiles de cet australopithèque ont été découverts en Afrique du Sud. Aucune industrie lithique n’a été mise au jour en relation avec les fossiles.

Comme Australopithecus afarensis apparu plus tôt et connu en Afrique orientale, Australopithecus africanus était relativement gracile. Il est cependant plus proche physiologiquement de l’homme moderne, notamment au niveau du crâne abritant un cerveau plus volumineux, environ 450 à 530 cm³. 

DECOUVERTE DE L'ENFANT DE TAUNG

En 1924, Raymond Dart se trouvait à Taung près de Kimberley en Afrique du Sud quand l’un de ses collègues déposa quelques fragments d’os et un crâne sur le bureau d’un carrier. Le crâne évoquait une créature étrange associant des traits simiens et humains, tels que la forme des orbites oculaires, les dents et, la position basse du foramen magnum soit le trou à la base du crâne permettant la communication entre le canal vertébral et la boîte crânienne, indique une station bipède.

À partir de ce fossile, Raymond Dart définit un nouveau genre et une nouvelle espèce : Australopithecus africanus, le singe du sud africain. Il considérait que ce taxon correspondait à une espèce intermédiaire entre les singes et les humains. Cette idée fut rejetée par la majorité de la communauté scientifique d’alors. Arthur Keith suggéra notamment que le crâne devait correspondre à un jeune singe, probablement un gorille.

DECOUVERTE DE MISS PLESS

En 1938, Robert Broom attribua un moulage endocrânien d’une capacité de 485 cm³, découvert par G. W. Barlow, à un nouveau taxon : Plesianthropus transvaalensis. Le 17 avril 1947, R. Broom et John T. Robinson découvrent un crâne appartenant à une femelle d’âge moyen à Sterkfontein. Enregistré sous le code Sts 5, ce fossile fut également attribué à Plesianthropus transvaalensis et fut surnommé Miss Pless par la presse. En réalité, il est apparu depuis que le crâne pourrait correspondre à un jeune mâle. Le faible prognathisme de la face de ce fossile et de l’enfant de Taung a été souligné par Raymond Dart. Ce trait les éloigne des grands singes et les rapproche des hominidés plus évolués.

LIENS EXTERNES

   http://anthropology.si.edu/humanorigins/ha/afri.html

 

 

AUSTRALOPITHEQUE GARHI

2,6 MILLIONS D'ANNEES

Australopithecus garhi est une espèce fossile d’hominidé appartenant au groupe des australopithèques graciles.

Le fossile type, répertorié sous le code BOU-VP-12/130, a été découvert en 1997 par Yohannes Haile-Selassie, l’un des membres de l’équipe de chercheurs dirigée par le paléontologue éthiopien Berhane Asfaw. Ce dernier a publié la définition et la description de l’espèce dans le numéro du 23 avril 1999 de Science, en collaboration notamment avec le paléontologue américain Tim White .

La découverte initiale a eu lieu près du village de Bouri, dans la moyenne vallée de l’Awash, dans la dépression de l’Afar en Éthiopie. Le nom de l’espèce, « gahri », signifie « surprise » en langue afar.

BOU-VP-12/130 est un ensemble très fragmentaire d’os crânien incluant l’os frontal, les os pariétaux ainsi que le maxillaire et sa denture. Australopithecus garhi présente des traits distincts aussi bien de ceux des autres australopithèques graciles tels que Australopithecus afarensis et Australopithecus africanus que des australopithèques robustes, notamment au niveau du maxillaire. L’étude des prémolaires et des molaires montre qu’elles sont plus grandes que celles des autres formes graciles, mais moins robustes que chez les Paranthropes.

Sa capacité crânienne évaluée à 450 cm3, est proche de celles des autres australopithèques.

D’autres fossiles ont été découverts à proximité des fragments de crâne de BOU-VP-12/130, dont des restes post-crâniens, un fragment appartenant à un second crâne et deux mandibules dont une relativement complète. Les inventeurs considèrent que la morphologie de la mandibule est compatible avec la nouvelle espèce mais il n’est pas exclu que certains restes appartiennent à une autre espèce.

PREMIERE INDUSTRIE LITHIQUE ?

Des outils de pierre taillée évoquant l’Oldowayen ont été découverts dans des sites voisins de celui des fossiles attribués à Australopithecus garhi mais pas en association directe. En revanche, des ossements de gazelle trouvés avec les fossiles d'Hominidé présentent des traces interprétées comme des marques de découpe avec un outil en pierre.

Ces traces seraient une preuve indirecte de l'une des plus anciennes utilisations d'outils connues. Les outils en question seraient plus vieux que ceux attribués à Homo habilis mais il est encore impossible d’assurer que Australopithecus garhi en soit l'auteur.

LIENS EXTERNES

LE CANDIDAT SURPRISE : http://www.scribd.com/doc/3203625/Yohannes-HaileSelassie-Australopithecus-garhi

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