BIOGRAPHIE DE BALZAC

"Balzac (1799-1850) s'est voulu homme d'affaires mais s'il les a décrites avec réalisme, il n'a pas su les exploiter lui-même."
Frédéric Fabre

Une enfance sans amour

1799: Honoré Balzac naît à Tours le 20 mai. Il est le premier enfant du citoyen "Bernard-François Balssa" directeur des vivres de la 27ème région militaire et de la citoyenne "Anne-Charlotte Sallambier" originaire d'une famille bourgeoise parisienne. La mère de Balzac a trente-deux ans de moins que son mari. Son patronyme est emprunté à une vieille famille noble, les Balzac d'Entraigues. A la naissance d'Honoré, sous la pression des évènements révolutionnaires, la famille ne s'est pas encore "emparée" de la particule. Il est mis en nourrice à Saint Cyr sur Loire jusqu'à l'âge de 4 ans.

1800: Le 29 septembre, sa sœur Laure naît.

1802: Le 18 avril, sa sœur Laurence naît. Sa famille rassurée par l'empire, utilise pour la première fois, la particule "de Balzac"

1804: Balzac est confié à la pension Le Guay de Tours. L'indifférence froide de sa mère, l'apathie de son père causeront au jeune Honoré une mélancolie inguérissable.

1807: Le 22 juin, il est pensionnaire au collège des Oratoriens de Vendôme. Il y restera jusqu'en 1813. Son deuxième frère et dernier enfant de la famille Balzac. En réalité sa mère l'a conçu  avec Jean de Margonne, Châtelain de Saché et futur ami d'Honoré de Balzac.

1813: Le 22 avril, il quitte Vendôme pour être placé quelques mois comme pensionnaire à l'institution Ganser à Paris.

1814: Il fréquente en qualité d'externe le collège de Tours. Son père, Bernard François est nommé directeur des vivres pour la Première division militaire à Paris. La famille Balssa s’installe alors rue du Temple, dans le Marais, le quartier d’origine de la grand-mère Sallambier.

1815: Balzac fréquente deux institutions du quartier du Marais, d'abord l'institution Lepître puis, à partir d'octobre, de nouveau l'institution Ganser. Il suit enfin les cours du Lycée Charlemagne.

1816: En novembre, il s'inscrit à la faculté de droit de la Sorbonne et devient clerc d'avoué dans l'Etude de maître Guillonet Merville. Il y rencontre un jeune clerc chargé des courses Jules Janin. Il utilisera cette expérience pour créer Maître Derville dans la Comédie humaine et dans le Colonel Chabert, l’ambiance chahuteuse des clercs chargés des courses appelés alors «saute-ruisseau» d’une étude d’avoué.

1818: En mars, il quitte l'étude de Maître Guillonnet Merville pour entrer dans celle d'un notaire, Maître Passez, voisin de ses parents rue du Temple. Il s'éprend de philosophie à la Sorbonne et rédige des notes sur l'immortalité de l'âme.

Les échecs

1819: Le 1er août, son père mis à la retraite, se retire à Villeparisis avec sa famille. Balzac est reçu bachelier en droit mais, malgré le souhait de ses parents, il refuse de devenir notaire. Il veut être écrivain ! Ses parents lui laissent deux ans pour réussir et l'installe dans une chambre mansardée rue Lesdiguières à Paris. Il compose une tragédie nommée Cromwell qui ne sera ni jouée et ni publiée de son vivant.

1820: Balzac commence Falthurne, récit qu'il n'achèvera pas.

Le 18 mai, il assiste au mariage de Laure avec Eugène Surville, ingénieur des Ponts et Chaussées.

1821: Il commence un récit Sténie qui restera inachevé.

Le premier septembre, Laurence sa seconde soeur se marie avec Monsieur de Montzaigle.

1822: Balzac devient l'amant de Madame de Berny qu'il connaît depuis deux ans. Agée de 45 ans, Madame de Berny lui apporte la tendresse et l'affection dont son enfance l'avait privé. Elle est à la fois sa confidente, sa protectrice, sa seconde mère, puis son amante.

Ses parents aménagent avec lui rue du Roi Doré dans le Marais à Paris.

Sous le pseudonyme de Lord R'Hoone, il publie en collaboration, l'Héritière de Birague et Jean Louis à la manière de Walter Scott. Il publie seul sous le pseudonyme d'Horace de Saint Aubin, Clotilde de Lusignan, le Centenaire et le Vicaire des Ardennes.

1823: Il publie sous le nom d'Horace de Saint Aubin, La Dernière Fée. Au cours de l'été, il séjourne en Touraine.

1824: Ses parents reviennent à Parisis. Honoré s'installe rue de Tournon à Paris. Sous le pseudonyme d'Horace de Saint Aubin, il publie Annette et le criminel. Sans nom d'auteur, il publie Du droit d'aînesse et Histoire impartiale des jésuites.

Il séjourne quelques semaines au château de Saché chez les Margonne. Il y retournera chaque année jusque 1848. La totalité de ses séjours mis bout à bout est l'équivalent d'une année. Sa chambre est toujours visible. Le château sera décrit dans le Lys de la Vallée.

1825: Associé avec Urbain Canel, il réédite les œuvres de Molière et de la Fontaine. Balzac a des relations avec la Duchesse d'Abrantès qui tient salon. Il lui tient lieu de conseiller et de correcteur littéraire. La dédicace de la Femme Abandonnée s’adresse à elle. En avril, il voyage à Alençon. Le 11 août, sa soeur Laurence meurt.

Sous le nom d'Horace de Saint Aubin, il publie Wann Chlore et sans nom d'auteur, Code des gens honnêtes. Balzac reniera ses premiers écrits et il les retirera de l’édition Furne de ses œuvres complètes, puis du Furne corrigé:

«En dehors de La Comédie humaine, il n’y a de moi que les Cent contes drolatiques, deux pièces de théâtre et des articles isolés qui d’ailleurs sont signés. J’use ici d’un droit incontestable. Mais ce désaveu, quand même il atteindrait des ouvrages auxquels j’aurais collaboré, m’est commandé moins par l’amour-propre que par la vérité. Si l’on persistait à m’attribuer des livres que, littérairement parlant, je ne reconnais point pour miens, mais dont la propriété me fut confiée, je laisserais dire par la même raison que je laisse le champ libre aux calomnies.»

1826: Le 1er juin, il obtient un brevet d'imprimeur. Associé avec Barbier, il s'installe rue des Marais Saint Germains aujourd'hui rue de Visconti chez Henri de Latouche qui lui aménage également une garçonnière au premier étage où l’écrivain peut recevoir Madame de Berny. En été, sa famille quitte Parisis pour Versailles.

1827: Le 15 juillet, avec Laurent et Barbier, il crée une société de fonderie de caractère d'imprimerie.

1828: Au printemps, il fait faillite et se réfugié au 1 rue Cassini près de l'Observatoire considéré à l'époque comme le bout du monde. Sa vie financière est alors terminée. Toute sa vie, malgré les gains importants dus à la publication de ses nombreux romans, Balzac sera poursuivi par les créanciers, qu'une gestion brouillonne et un goût immodéré pour le luxe multiplient à ses trousses.

Alexandre De Berny (1809-1882) sixième des neuf enfants de Laure De Berny supprime sa particule et sauve du désastre la fonderie de caractères qui prospérera jusqu’au XX e siècle. Elle devient la très célèbre fonderie Deberny & Peignot, qui ne disparaîtra que le 31 décembre 1972.

Alexandre de Berny est Saint Simonien et l'un des organisateurs des retraites ouvrières. Il institue, après Leclaire, la participation du personnel aux bénéfices. Balzac lui dédicace Les Secrets de la Princesse de Cadignan avec sa particule "À mon cher Alexandre de Berny" et exposera ses idées dans Un Médecin de Campagne.

Balzac aidé de son ami Latouche, décore sa nouvelle demeure et choisit, comme pour la garçonnière de la rue Visconti, de couvrir les murs d’un tissu bleu à l’aspect soyeux. Balzac oublie ses dettes pour se lancer dans un aménagement fastueux, avec des tapis, une pendule à piédestal en marbre jaune, une bibliothèque d’acajou remplie d’éditions précieuses. Sa salle de bains en stuc blanc, est éclairée par une fenêtre en verre dépoli de couleur rouge qui inonde les lieux de rayons roses. Balzac s'habille de jolis costumes et se promène avec une canne qui va devenir célèbre.

Du 15 septembre à la fin d'octobre, Balzac séjourne à Fougères chez le général de Pommereul, pour préparer son premier grand roman qui a pour thème la chouannerie.

1829: En mars, Le Dernier Chouan ou la Bretagne en 1800 est publié avec la signature Balzac. Son titre définitif sera Les Chouans, pour paraître dans la Comédie Humaine. Le 19 juin, son père meurt.

En décembre, "Physiologie du mariage" signé "par un jeune célibataire" connaît un large succès et vaut à Balzac d'être admis dans les salons littéraires. Il fréquentera notamment ceux de Sophie Gay, du Baron Gérard, de Madame de Récamier et de Madame de Girardin qui lui permettront de rencontrer Victor Hugo, Alfred de Vigny, Alexandre Dumas et le peintre Delacroix.

Il débute une correspondance avec Madame Zulma Carraud qui, mariée à un Commandant d'Artillerie, habite à Saint Cyr l'Ecole.

Les années fécondes

1830: Il publie la première série Scènes de la vie privée soit la Vendetta, les Dangers de l'Inconduite, le Bal de Sceaux, Gloire et Malheur, la Femme vertueuse, la Paix du Ménage, la maison du chat qui pelote où la Duchesse d'Abrantès paraît sous les traits de la duchesse de Carigliano. Il collabore à la Revue de Paris, à la Revue des deux Mondes, au feuilleton des journaux politiques, à la Mode, la Silhouette, le Voleur et la Caricature. Il va bâtir roman après roman une œuvre qui prendra en 1841 le nom de Comédie humaine. Il adopte définitivement la particule "de Balzac".

En juin, il descend la Loire en bateau avec Laure de Berny chez qui, il séjourne en été, dans sa propriété de La Grenadière à Saint Cyr sur Loire.

Pendant l'automne, il devient un familier de Charles Nodier à l'Arsenal.

1831: Consacré comme écrivain, il travaille avec acharnement. Balzac mène une vie mondaine et s'amuse avec des femmes dont principalement la duchesse d'Abrantès et la comtesse Guidoboni-Visconti. Ses dettes sont ainsi ranimées. La comtesse Guidoboni-Visconti sauve Balzac au moment où la police vient l’arrêter chez elle pour dettes. Elle paie elle même, la somme demandée par l'huissier.

Il publie des contes philosophiques dont La Peau de chagrin.

1832: Il reçoit du château de Wierzchownia, les premières lettres de "l'Etrangère" soit de Madame Hanska, l'épouse d'un comte ukrainien qui se passionne pour son œuvre.

Il est l'hôte de Monsieur de Margonne au château de Saché puis de la famille Carraud qui habite Angoulême. Il est devenu l'ami de la duchesse de Castries qu'il rejoint en Août à Aix les Bains et qu'il suit en octobre à Genève amis leur relation se rompt.

En novembre, il est chez Madame de Berny avec qui il se console. Il adhère au parti néo légitimiste et publie plusieurs essais politiques dans le journal Le Rénovateur.

Il publie le Colonel Chabert alors appelé la Transaction. Parmi de nouvelles scènes de la vie privée, il publie les Célibataires et cinq scènes de la femme de trente ans. Il publie les Contes drolatiques I.

1833: Il rencontre Madame Hanska en Suisse d'abord à Neufchâtel en septembre puis à Genève à Noël. Il signe un contrat avec Madame Béchet pour la publication des études de moeurs qui de 1833 à 1837 paraîtront en douze volumes.

Ce contrat préfigure la comédie Humaine. Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables Le Médecin de Campagne dans lequel il expose le système économique et social Saint Simonien de son ami Alexandre Deberny, La Grenadière, l'illustre Gaudissart, Eugénie Grandet et La Femme Abandonnée où la Duchesse d'Abrantès réapparaît sous les traits de Madame de Beauséant pour insister sur les charmes de son anatomie. Il publie aussi les Contes drolatiques II.

1834: En février, il revient de Suisse et renoue avec la vie mondaine à Paris.

Le 4 juin, sa fille présumée Maria du Fresnay naît.

Parmi ses oeuvres publiées, sont remarquables La Recherche de l'absolu, Histoire des Treize, La Fille aux Yeux d'Or et La Duchesse de Langeais qui n'est autre que la Duchesse de Castries.

1835: Une édition collective d'Etudes philosophiques commence à paraître chez Werdet.

Au printemps, Balzac s'installe sous le nom de "veuve Durand" rue des Batailles à Chaillot pour échapper à ses créanciers.

En mai, il rejoint Madame Hanska qui est à Vienne en Autriche auprès de son mari. Il y reste trois semaines mais ne la reverra plus pendant huit ans.

En décembre, il reprend la revue La Chronique de Paris. Le journal a un grand succès. Les nouveaux abonnés affluent et la Chronique peut réussir. Le journal comprend des plumes importantes: Balzac lui même, Victor Hugo, Alphonse Karr et Théophile Gauthier. Les illustrations sont assurées par Henri Monnier, Grandville et Honoré Daumier.

Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables Le Père Goriot, Le Contrat de mariage et l'œuvre ésotérique Séraphita.

1836: Le 20 mai, naît Lionel Richard Guidoboni-Visconti, vraisemblablement son fils naturel. Il publie Le Lys dans la vallée dont l'héroïne, Madame de Mortsauf doit plusieurs traits à Madame de Berny. Il doit intenter un procès à François Buloz et à la Revue de Paris pour non paiement de ses droits d'auteur pour ce livre. Il gagne son procès en juin.

En juillet, la publication de La Chronique de Paris est suspendue. Arrêté par la Garde nationale pour dettes et conduit à la maison d’arrêt dont l’éditeur Werdet le fait sortir assez rapidement, il est découragé et abandonne son journal. Il laisse une somme énorme dans ce fiasco.

Il part quelques semaines à Turin pour s'éloigner de Paris. Il est accompagné de Caroline Marbouty déguisée en page pour le séduire. Elle veut elle même devenir un écrivain, la nouvelle Georges Sand. A son retour, il apprend la mort de Madame Berny survenue le 27 juillet.

Delphine Girardin l'épouse du créateur de journaux Emile Girardin publie un roman, "La Canne de Monsieur Balzac" pour donner une qualité de fée, à la célèbre canne à pommeau d’or ciselée avec ébullitions de turquoises et de pierres précieuses.

Balzac écrit à Madame Hanska "Ce bijou menace d’être européen… Si l’on vous dit dans vos voyages que j’ai une canne fée, qui lance des chevaux, fait éclore des palais, crache des diamants, ne vous étonnez pas et riez avec moi".

Parmi ses oeuvres publiées, sont aussi remarquables L'Interdiction, La Messe de l'Athée, Facino Cane, L'Enfant Maudit, Le Secret des Ruggieri.

1837: De Février à Avril, il repart à nouveau en Italie. Il visite Milan, Venise, Gênes, Livourne, Florence et le Lac de Côme.

Parmi ses oeuvres publiées, sont remarquables La Vieille Fille, Les Illusions perdues et César Birotteau.

1838: En février - Mars, il séjourne à Frapesle, près d'Issoudun chez les Carraud. Il en profite pour séjourner quelques jours chez Georges Sand à Nohant.

En Avril - Mai, il voyage en Sardaigne et dans la péninsule italienne.

En juillet, il s'installe aux Jardies entre Sèvres et Ville d'Avray non pas pour y cultiver des ananas comme le prétend Théophile Gautier sous prétexte que Balzac veut y planter des arbres exotiques, mais pour vendre aux habitants de la capitale des parcelles à lotir dans des terrains non loin de la voie de chemin de fer qui vient d’être créée entre Paris et Versailles.

Il fonde avec notamment Hugo, Georges Sand, Théophile Gauthier et Alexandre Dumas, la Société des gens de lettres, une association d’auteurs destinée à défendre le droit moral ainsi que les intérêts patrimoniaux et juridiques des auteurs de l’écrit .

Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables La Femme Supérieure, La Maison Nucingen ainsi que Splendeurs et Misères des Courtisanes.

1839: En Avril, il est élu président de la Société des gens de lettres. Son action est raillée par Sainte-Beuve qui ridiculise «ce compagnonnage ouvrier et ces maréchaux de France de la littérature qui offrent à l’exploitation une certaine surface commerciale».

En Septembre - Octobre, il prend la défense du notaire Peytel ancien codirecteur du journal Le Voleur, accusé du meurtre de sa femme et d'un domestique. Mais ne il parvient pas à empêcher sa condamnation à mort.

Le 2 décembre, candidat à l'Académie Française, il s'efface pour laisser la place à Victor Hugo qui ne sera pourtant pas élu.

Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables au théâtre, l'Ecole des Ménages et Vautrin et en matière romanesque, Une Princesse Parisienne, Le Cabinet des Antiques, Gambara, Une Fille d'Eve, Massimilla Domi et Béatrix où apparaissent Marie d'Agoult sous les traits de Béatrix, Georges Sand sous ceux de Félicité des Touches, Delphine Girardin sous ceux de Sabine et Franz Liszt baptisé "musicien Conti".

1840: Le 14 mars, Vautrin est joué au Théâtre de la Porte Saint Martin mais il est interdit le 16.

En Juillet, Août et Septembre, Balzac anime et dirige La Revue Parisienne qui sort ses trois numéros soit un par mois avant de cesser de paraître. L’entreprise était censée servir les intérêts du feuilletoniste Balzac à une époque où Alexandre Dumas et Eugène Sue gèrent habilement le genre dans les quotidiens. Très à l’aise pour exploiter les recettes du feuilleton, ils utilisent, mieux que Balzac, le principe du découpage et du suspens. Balzac tente de rentrer dans la compétition mais ne peut rivaliser. Pour payer ce nouvel échec, il est contraint de revendre sa propriété des Jardies à Sèvres qui plus tard, sera rachetée par Gambetta.

En Octobre, Balzac s'installe au 19 rue Basse, aujourd'hui la "Maison Balzac" situé au 47 rue Raynouard à Passy, sous le nom de « Madame de Breugnol ». Son logement a deux issues. Ses visiteurs n'y pénètrent qu’en donnant un mot de passe. Louise Breugniol tient lieu de gouvernante à l’écrivain et introduit chez lui les visiteurs «&sûrs» comme le directeur du journal l’Époque auquel Balzac doit livrer un feuilleton.

Dans cette bâtisse, l’écrivain vit sept ans dans un appartement de cinq pièces situé en rez-de-jardin. L’emplacement est très commode pour rejoindre le centre de Paris en passant par la barrière de Passy via la rue Berton en contrebas. Balzac apprécie le calme du lieu et le jardin fleuri où il cueille des bouquets de violettes et de lilas. C’est ici que sa production littéraire est la plus abondante. Dans le petit cabinet de travail qui subsiste encore dans la maison devenue musée, Balzac se fait peindre, vêtu de sa légendaire robe de chambre blanche. Il a pour tout matériel une petite table, sa plume et sa cafetière. Sa consommation journalière de café se calcule en litres.

Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables Pierrette, Pierre Grassou et les fantaisies de Claudine qui s'appellera Un Prince de Bohême.

1841: Le 2 octobre, il traite avec Furne et un consortium de libraires composés de Dubochet, Hetzel et Paulin, pour la publication de la Comédie Humaine.

Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables Le curé du Village et La Fausse Maîtresse.

1842: Balzac apprend la mort du comte Hanski. Il fait tout pour revoir Madame Hanska.

Le 19 mars, est créé au Théâtre de l'Odéon, des Ressources de Quinola.

Il publie un Avant propos sur la Comédie Humaine et le premier volume. 17 volumes seront publiés jusque 1848.

Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables Mémoires de deux jeunes mariées, Albert Savarus, Ursule Mirouët, Un début dans la vie et Les Deux Frères, roman appelé aujourd'hui la Rabouilleuse.

Les années "Hanska"

1843: De Juillet à Octobre, il retrouve Madame Hanska à Saint Petersbourg. Il espère pouvoir l'épouser mais elle se montre moins empressée que lui et doit d'abord régler des démarches administratives pour obtenir l'héritage de son mari. Il revient par l'Allemagne.

Le 26 septembre est créé au Théâtre de l'Odéon Paméla Giraud.

Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables Une Ténébreuse Affaire, les trois parties des Illusions Perdues et la Muse du Département où Caroline Marbouty apparaît sous le personnage de Dinah de la Baudraye, une pâle imitation de Georges Sand.

1844: Après la publication des premiers volumes qui rencontrent le succès, avec le libraire Furne, Balzac établit le "catalogue des ouvrages que contiendra la Comédie Humaine" jusque 1848.

Caroline Marbouty publie sous le nom de Claire Brunne, Une Fausse Position, roman à clef où Balzac apparaît désagréablement, sous le nom d'Ulric.

Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables Modeste Mignon où Lamartine apparaît sous les traits du poète Canalis, Honorine et la seconde partie de Splendeur et Misères des Courtisanes.

1845: De Mai à Août, Balzac rejoint à Dresde Madame Hanska, sa fille Anna et son futur gendre le comte Georges Mniszech. Il voyage avec eux en Allemagne, en France, en Hollande et en Belgique.

En Octobre, il retrouve Madame Hanska à Chalons et se rend avec elle à Naples. Il veut absolument l'épouser mais elle attend d'abord l'héritage de son défunt mari.

En Décembre, il présente sans succès, sa seconde candidature à l'Académie Française.

Parmi ses oeuvres publiées, sont remarquables Un Homme d'Affaires et Les Comédiens sans le savoir.

1846: En fin mars, il séjourne à Rome avec Madame Hanska puis en Suisse et sur le Rhin jusque Francfort.

Le 28 septembre, il achète avec l'argent de Madame Hanska, la Chartreuse Beaujon, une maison de la rue Fortunée, aujourd’hui dénommée "rue Balzac". Il prend tout son temps pour la décorer avec une splendeur qui enchante son ami, Théophile Gautier.

Le 13 octobre, à Wiesbaden, Balzac est témoin au mariage d'Anna Hanska avec le comte Mniszech.

En Novembre, Madame Hanska met au monde un enfant mort né qui devait s'appeler Honoré Victor.

Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables Petites misères de la Vie conjugale ainsi que La Cousine Bette où le couple Hulot est une transposition du ménage de Victor Hugo sous les traits d'Hector Hulot et d’Adèle Foucher sous ceux d'Adeline Fischer.

1847: De Février à Mai, Madame Hanska séjourne à Paris avec Balzac.

Le 28 juin, il fait d'elle sa légataire universelle. Il la rejoint à Wierschownia en septembre.

Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables Le Cousin Pons et la dernière partie de Splendeurs et Misères des Courtisanes.

1848: Rentré à Paris le 15 février, il assiste aux premières journées de la Révolution. Il tente une dernière fois d'entrer à l'Académie française et connaît un nouvel échec.

Au Théâtre Historique, La Marâtre est créée en mai. Mercadet est reçu en août au Théâtre Français mais n'y sera pas représenté. Cette pièce ne rencontrera le succès qu'en 1851 à titre posthume.

En Septembre, il retrouve Madame Hanska en Ukraine et reste avec elle jusqu'au printemps 1850. Il est malade.

Parmi ses œuvres publiées, sont remarquables L'Initié et l'Envers de l'histoire contemporaine.

1849: Il passe toute son année en Ukraine chez Madame Hanska. Il subit plusieurs grises cardiaques.

1850: Le 14 mars, Balzac épouse Madame Hanska à Berditcheff en Ukraine.

Le 20 mai, Malade, Balzac rentre à Paris avec son épouse.

Le 18 Août, il subit une péritonite suivie de gangrène. Il meurt d'épuisement. Il est inhumé au cimetière du Père Lachaise à la division 48. Victor Hugo prononce un discours en forme d'oraison funèbre.

1853: Housseaux prend la suite de Furne pour commencer la publication des oeuvres complètes de Balzac.

1854: Sa mère meurt. Charles Rabou termine et publie Le Député d'Arcis écrit en 1847 et resté inachevé.

1855: Madame de Balzac publie Les Paysans écrit en 1844 et resté inachevé. Ce livre termine les publications de Housseaux.

1857: Charles Rabou termine et publie les Petits Bourgeois de Balzac.

1858: Son frère Henri meurt.

1871: Sa sœur Laurence meurt.

1876: Michel Lévy publie les œuvres complètes de Balzac en 24 volumes.

1882: Madame de Balzac meurt.

CLIN D'ŒIL

LE PERE DE BALZAC ET LA PYRAMIDE DU LOUVRE

L'idée initiale d'une pyramide dans la cour du Louvre, avait été exposée dans un petit fascicule, édité en 1809, intitulée : "Mémoires sur deux grandes obligations à remplir par les Français". Une de ces obligations était d'élever dans la cour du Louvre, une pyramide qui serait un monument national de reconnaissance à l'Empereur, et plus secrètement un emblème maçonnique. Le fascicule est signé Bernard François Balssa, le père d'Honoré de Balzac.

Le Président de la République François Mitterrand aurait retrouvé un exemplaire de ce fascicule chez un bouquiniste sur les quais de la seine et l'aurait remis à l'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei qui a ensuite conçu l'actuelle pyramide en verre.

CITATIONS DE BALZAC

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La confiance est la première vertu de l'amour.

J'ai soif de tranquillité, de bonheur inaltérable.

À tes côtés, je n'aime que la paix et la tranquillité, la joie et les douceurs.

Ma seule crainte, c'est de perdre l'amour qui m'a fait sentir le plaisir de vivre.

Il faut qu'une femme mariée vive avec son mari comme une maîtresse vit avec son amant.

Il n'y a rien de plus doux à voir que des gens heureux.

Il est des sourires qui paient bien des peines.

Un seul regard de l'être qu'on aime équivaut à douze années de bonheur.

L'amour ne connaît pas les distances.

Le temps est le seul capital des gens qui n'ont que leur intelligence pour fortune.

Avant de reconnaître une supériorité quelconque, le monde demande d'éclatants succès.

Il faut s'aimer beaucoup pour passer au-dessus de certaines difficultés.

Loin de le décourager, la rage de l'ambitieux repoussé lui donne de nouvelles forces.

Il n'y a pas de gloire à bon marché.

Mieux vaut remplacer un plaisir douteux par un plaisir certain.

Les plus fiers courages ne sont pas exempts d'abattement.

La jeunesse, qui n'a pas encore failli, est sans indulgence pour les fautes d'autrui.

Un long avenir demande un long passé.

En toute chose, l'on ne reçoit qu'en raison de ce que l'on donne.

L'ingratitude vient peut-être de l'impossibilité où l'on est de s'acquitter.

La misère est le creuset où Dieu se plaît à éprouver nos forces.

La fortune aime les gens gais presque autant que les gens gais aiment la fortune.

Une seule mauvaise affaire emporte le profit de dix bonnes.

Avec de l'argent à perdre, on gagne du temps ; avec le temps tout est possible.

L'argent, c'est la vie ; l'argent, c'est la satisfaction des besoins et des désirs.

Dans un homme de génie, il y a toujours un enfant plein de fantaisies.

Être bon père de famille est le seul prodige.

Travaille, et tu t'amasseras des trésors ici-bas !

L'étonnement est une louange involontaire.

Le dévouement politique est récompensé par la trahison ou par l'oubli.

La femme qu'on achète veut beaucoup d'argent ; celle qui se donne prend tout notre temps !

Le génie en toute chose est une intuition.

Il arrive un moment, dans la vie des familles, où les enfants deviennent les juges de leurs parents.

Il faut aimer ses amis comme on aime ses enfants, pour eux et non pour soi.

La franchise est plus habile que la dissimulation.

Ne commencez jamais un mariage par un viol.

La puissance ne consiste pas à frapper fort ou souvent, mais à frapper juste.

Une femme fait son amant cocu en couchant avec son mari.

Près d'une femme qui possède le génie de son sexe, l'amour n'est jamais une habitude.

La vie du cœur, comme la vie physique, a ses actions.

Le malheur se cache souvent sous de trompeuses apparences du luxe.

On respecte un homme qui se respecte lui-même.

En France, tout est du domaine de la plaisanterie, elle y est la reine.

Personne ne renonce au bonheur sans combattre.

La résignation est un suicide quotidien.

Une femme est belle près de quarante ans.

Choisir ! c'est l'éclair de l'intelligence. Hésitez-vous ?

Un amant apprend à une femme tout ce qu'un mari lui a caché.

La femme est pour son mari ce que son mari l'a faite.

L'amour est la réunion de deux corps et de deux âmes.

Adam a vendu le paradis pour une pomme.

LIENS EXTERNES

D'Autres Biographies de BALZAC

Le château de Saché et le musée Balzac: http://www.musee-balzac.fr/

La Maison Balzac à Paris: http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6837

La Comédie Humaine: http://www.v1.paris.fr/musees/balzac/furne/presentation.htm

Analyse de la Comédie Humaine: http://hbalzac.free.fr

Analyse de l'univers de Balzac: http://ancilla.unice.fr/~brunet/BALZAC/balzac.htm

Balzac et la rue Visconti vu par Baptiste Essevaz-Roulet:

http://www.ruevisconti.com/Histoire/EnfantsduMarais/Balzac.html

DES LYCEES ONT LE NOM BALZAC POUR LUI RENDRE HOMMAGE

Le lycée international Honoré de Balzac de Paris: http://lyc-balzac.scola.ac-paris.fr/

Le lycée Balzac d'Issoudun: http://lyc-balzac-issoudun.tice.ac-orleans-tours.fr

Le lycée Balzac du Caire en Egypte: http://www.lyceebalzac.com/

Le lycée Balzac de Mitry Mory: http://lpohdb.fr/

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