BIOGRAPHIE DE COLETTE

"Colette (1873-1954) est le symbole de la femme qui a su se libérer des chaines de son mari pour vivre libre"
Frédéric Fabre

28 janvier 1873 Naissance de Sidonie, Gabrielle Colette à Saint-Sauveur-en-Puisaye. Son père : Jules, Joseph Colette est né le 26 septembre 1829 à Toulon. Saint-Cyrien, officier de carrière, blessé et amputé de la jambe gauche, il est mis à la retraite dans le grade de capitaine, à tout juste 30 ans. Il est nommé percepteur à Saint-Sauveur.

Sa mère : Eugénie, Sidonie Landoy est née à Paris, le 12 août 1835. Elle vécut chez ses frères, en Belgique, dans un milieu d'intellectuels journalistes jusqu'à son premier mariage. Le 15 janvier 1857, elle épouse Jules Robineau-Duclos dont elle aura deux enfants : Héloïse, Emilie, Juliette, le 14 août 1860 et, le 27 janvier 1863, Edmé, Jules, Achille. Après le décès de son mari, Sido épouse en secondes noces le capitaine Colette, le 20 décembre 1865. De cette union naîtront d'abord Léopold dit "Léo" le 22 octobre 1866 puis Colette.

Jusqu'en 1890, l'enfance de Sidonie Gabrielle Colette s'écoule paisiblement à Saint-Sauveur. Elle est bonne élève et goûte avec joie et bonheur aux plaisirs de la lecture. Au contact de sa mère, Gabrielle Colette apprend à observer la nature environnante. Ce qu'elle ignore, c'est que ses parents sont confrontés à des ennuis financiers.

1889 En juillet, brevet élémentaire et certificat d'études primaires supérieures. Premier voyage à Paris et, probablement, première rencontre d'Henry Gauthier-Villars, dit « Willy ».

15 juin 1890 Vente volontaire aux enchères publiques du mobilier de la famille Colette.

1er novembre 1891 Les Colette s'installent à Châtillon- Coligny ou "sur-Loing" dans le département du Loiret.

1892 Deux séjours à Paris : rencontre décisive avec Willy et présentation à la famille Gauthier-Villars.

1893 En mai, mariage avec Henry Gauthier-Villars né en 1859, célibataire et père de Jacques Gauthier-Villars, né en 1889. Le couple s'installe à Paris, 28, rue Jacob.

1894 En janvier, elle surprend son mari en flagrant délit d'infidélité. Après une maladie de plus de deux mois, elle passe l'été en convalescence à Belle-Ile, puis séjourne à Châtillon-sur-Loing.

Willy est à coté de Colette sur la photo de droite.

1894 Fin de l'année : début probable de la rédaction de Claudine à l'école.

1895 Elle séjourne à Saint-Sauveur en mai et juillet. Elle accompagne ensuite son mari à Bayreuth. Six articles signés Colette Gauthier-Villars paraissent dans la Cocarde de Maurice Barrès.

1896 En janvier, fin de la rédaction de Claudine à l'école, premier volet des aventures d'une jeune provinciale qui ressemble à Colette. Refusé par les éditeurs, son manuscrit est mise de côté par Willy. Les Willy s'installent au 93, rue de Courcelles. En juillet, séjours dans le Jura, à Uriage, à Bayreuth.

1900 Claudine à l'école, signée « Willy » comme le seront toutes les Claudine, est publiée en mars. En mai, un article de Maurras déclenche son succès.

1901 Au printemps, elle se lie avec Georgie Raoul-Duval, qui accompagne les Willy en août à Bayreuth. Publication de Claudine à Paris.

1902 Les Willy déménagent au 117 bis, rue de Courcelles, où elle fait aménager une salle de gymnastique. En janvier, création de la comédie Claudine à Paris, avec en prologue Claudine à l'école, jouée par Polaire. En mars, Georgie Raoul-Duval achète à l'éditeur et détruit toute l'édition de Claudine amoureuse. En mai, publication de Claudine en ménage, version corrigée de Claudine amoureuse. Séjour d'été aux Monts-Boucons - comme les trois années suivantes.

1903 Publication de Claudine s'en va.  Elle signe une quarantaine de chroniques et poèmes dans le Gil Blas.

1904 Publication de Dialogues de bêtes, signé « Colette Willy » (quatre dialogues), puis de Minne, signé «Willy».

1905 En mai, séparation de biens entre Colette et Willy. En septembre, mort de Jules Colette. Elle prend ses premières leçons de pantomime avec Georges Wague à la fin de l'année. Publication de Sept Dialogues de bêtes (nouvelle édition augmentée, avec une préface de F. Jammes), signé « Colette Willy », et des Égarements de Minne, signé «Willy».

1906 En février, premières prestations sur une scène de théâtre. Elle commence une liaison avec Mathilde de Morny, dite «Missy» née en 1863 et divorcée du marquis de Belbeuf, avec qui elle passe une partie de l'été au Crotoy. Colette et Willy se séparent en novembre. La jeune femme se libère de l'emprise de ce mari et va s'accomplir pleinement dans sa vie de femme et d'artiste. Les deux femmes font scandale en décembre en jouant ensemble au Moulin-Rouge. Colette devient mime sous le pseudonyme de Colette Willy. Six années durant, elle va se produire sur les scènes de France et d'Europe. Cette expérience nous vaudra La Vagabonde et L'Envers du music-hall. Dans ces œuvres, Colette témoigne de toute la dureté du quotidien des artistes de café-concert.

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1907 En janvier, nouveau scandale, si grand que le préfet de police interdit la pièce. En février, séparation légale de Colette et Willy. En été, elle séjourne au Crotoy avec Missy, Willy et la nouvelle compagne de celui-ci. En novembre, création du mimodrame la Chair de Georges Wague et Léon Lambert. Publication de la Retraite sentimentale, sous la signature de « Colette Willy », dont elle usera jusqu'en 1913.

1908 Cette année est marquée, comme les trois suivantes, par de nombreux déplacements pour le théâtre (en France, en Belgique et en Suisse), avec la reprise de la Chair et de Claudine à Paris. Elle passe l'été, comme l'année suivante, au Crotoy avec Missy. En septembre, suicide de Juliette Robineau-Duclos et déménagement de Colette au 25, rue Saint-Senoch. Publication des Vrilles de la vigne.

1909 Aux déplacements pour la Chair et Claudine à Paris s'ajoute la création à Paris, en janvier, de En camarades et, en novembre, de C'te pucelle d'Adèle !... de Sacha Guitry. En septembre, début de la rédaction de la Vagabonde. En novembre, publication de l'Ingénue libertine qui est une refonte des deux Minne.

1910 Au répertoire des tournées, la Chair et Claudine à Paris, s'ajoutent la Nuit sicilienne de L. Mayrargue et W. Redstone, la Cruche de Georges Courteline et Aux Bat'-d'Af' de Georges Wague, créé à Paris en novembre. En juin, le divorce de Colette et Willy est prononcé. Les vacances d'été rassemblent à Rozven, dans une maison offerte par Missy, Colette, Sido, Léo et Missy. En novembre, elle voyage en Italie avec Auguste Hériot, héritier des Magasins du Louvre. En fin d'année, Missy, Hériot et Henry de Jouvenel, rédacteur en chef du Matin, se partagent sa présence. Publication en feuilleton dans la Vie parisienne, puis en volume, de la Vagabonde, qui va obtenir trois voix au prix Goncourt. En décembre, elle commence à collaborer au Matin pour la rubrique des « Mille et un matins ».

                 

1911 Représentations à Paris de la Chair, de Aux Bat'-d'Af' et d'un nouveau mimodrame, l'Oiseau de nuit. Déplacements en Suisse pour la Chair. En mars, voyage en Tunisie avec Lily de Rême, puis séjour à Rozven. En juillet, elle vit désormais avec Jouvenel, qui lui fait connaître le manoir de Castel-Novel en Corrèze. Elle s'installe en octobre au «chalet de Passy». En octobre, elle commence sa contribution hebdomadaire au Matin.

1912 Elle ne joue plus guère. Elle effectue en juin ses premiers reportages pour le Matin. En septembre, mort de Sido mais elle ne va pas à son enterrement, pas plus qu'elle n'ira à ceux de plusieurs amis chers ; Achille brûlera les quelque 2 000 lettres de Colette à sa mère.

Elle épouse en décembre le baron Henry de Jouvenel des Ursins né en 1876, divorcé, père de Bertrand, né en 1903, et de Renaud, né en 1907.

1913 En juillet naît Colette de Jouvenel surnommée Bel-Gazou. Après une dernière prestation à Lausanne, elle abandonne pour longtemps les planches. A partir d'octobre, sa rubrique au Matin prend pour sous-titre « Journal de Colette » ; les quatre années suivantes seront consacrées au journalisme. Publication de Prrou, Poucette et quelques autres. L'Entrave est publiée en feuilleton dans la Vie parisienne avant d'être achevée, puis en volume, sous la signature « Colette (Colette Willy) » dont elle usera jusqu'en 1923. Publication de l'Envers du music-hall.

1914 Son enfant envoyée à Castel-Novel pour toute la guerre, son mari sous les drapeaux, elle devient en octobre garde de nuit pour les blessés au lycée Janson-de-Sailly et part pour Verdun en décembre.

1915 Après un début d'année en Argonne puis à Verdun, elle part pour l'Italie pour le Matin : Rome, Venise, puis le lac de Côme.

1916 Elle emménage en fin d'année dans un petit hôtel du boulevard Suchet, Musidora laisse inachevé un film intitulé Minne.

1916 Publication de la Paix chez les bêtes (textes repris de Prrou..., ou datant d'avant guerre).

1917 Colette est à Rome où, en janvier, Jouvenel est délégué à la Conférence de l'Entente et où, au printemps, Eugenio Perego tourne avec Musidora une Vagabonde sur un scénario de Colette. Retour à Paris où, en juillet, Jouvenel entre au cabinet du sous-secrétariat d'État à la Marine. Début de la rédaction de Mitsou. Publication des Heures longues et des Enfants dans les ruines, recueils de chroniques de guerre. Elle travaille au journal L'Éclair où elle rencontre Francis Carco dans les couloirs: «J'ai rencontré une grrrande dame» écrira-t-il à son ami Léopold Marchand.

1918 Jouvenel est délégué à la Commission du désarmement à Genève. Elle dirige la rubrique des « Mille et un matins » et commence d'assurer la critique dramatique du Matin. Elle écrit le scénario de la Flamme cachée, de Musidora. Publication de Dans la foule, recueil d'articles portant sur des faits divers, des manifestations publiques.

1919 L'été, comme les étés suivants, les vacances à Rozven rassemblent de nombreux amis. Publication de Mitsou ou Comment l'esprit vient aux filles (suivi de En camarades). Début de la rédaction de Chéri.

1920 Alors qu'elle souffre déjà des infidélités de son mari, au printemps elle débute une aventure sentimentale avec son beau fils Bertrand de Jouvenel qui passe les vacances d'été à Rozven. Il a dix sept ans alors qu'elle en a quarante sept. Cette aventure lui inspirera le blé en herbe.  En septembre, elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur. Chéri est publié à partir de janvier dans la Vie parisienne, puis en volume. Publication de la Chambre éclairée.

1921 Henry de Jouvenel est élu sénateur de la Corrèze sur les listes de la gauche démocratique. En décembre, création de Chéri, comédie en quatre actes tirée du roman, par Colette et Léopold Marchand.

1922 En février, pour la 100e de Chéri, elle incarne Léa. En avril, voyage en Algérie. Elle se lie d'une amitié amoureuse avec Germaine Patat une des amies de son mari qui passe les vacances à Rozven. Jouvenel est délégué à la S.D.N. pour la conférence sur le désarmement. Publication de la Maison de Claudine, recueil de textes parus entre 1911 et 1921 et du Voyage égoïste. Le Matin interrompt la publication du Blé en herbe, par peur du scandale puisque le roman est à clef.

1923 En février, création de la Vagabonde, comédie en quatre actes par Colette et Léopold Marchand. Début de la rédaction de la Fin de Chéri. En mars, elle part en tournée pour jouer Chéri. En fin d'année, tournée de conférences dans plusieurs villes du Midi. En décembre, Henry de Jouvenel quitte le domicile conjugal où Bertrand continue d'habiter. Publication en volume du Blé en herbe, sous la signature de Colette, dont elle usera désormais.

1924 Elle découvre les sports d'hiver avec Bertrand. Elle cesse en février de collaborer au Matin et écrira bientôt dans le Figaro, le Quotidien et l'Éclair. Elle commence à diriger une collection de l'éditeur Ferenczi. En décembre, elle joue Chéri à Monaco. Son divorce est prononcé. Publication de la Femme cachée et de Aventures quotidiennes.

1925 Cette année, et les deux suivantes, sont marquées par l'activité théâtrale : elle joue Chéri, puis la Vagabonde en France, en Belgique et en Suisse. Bertrand qui vieillit, s'éloigne. Maurice Goudeket entre dans sa vie en avril. Elle passe ses premières vacances à Saint-Tropez. Création de l'Enfant et les sortilèges, musique de Maurice Ravel sur un texte écrit jadis pour sa fille Bel-Gazou.

1926 En février, voyage au Maroc sur l'invitation du Glaoui. Elle acquiert la Treille muscate, à Saint-Tropez, et y passe ses vacances d'été, comme elle le fera jusqu'en 1938. Publication de la Fin de Chéri, d'abord en feuilleton dans la Revue de Paris, puis en volume.

1927 Elle s'installe dans un entresol du Palais-Royal.

1928 En novembre, elle est promue officier de la Légion d'honneur. Publication de la Naissance du jour et d'une nouvelle édition du Voyage égoïste complétée avec des chroniques de mode parues dans Vogue.

1929 Plusieurs voyages : en Espagne, à Tanger, à Anvers. En septembre, elle commence sa critique dramatique à la Revue de Paris. La Seconde est publiée en feuilleton dans les Annales, puis en volume. Publication de Sido ou les Points cardinaux et Regarde.

1930 En février, voyage à Berlin. En été, croisière en mer du Nord à bord du yacht d'Henri de Rothschild. A la fin de l'année, elle s'installe avec Maurice Goudeket au dernier étage de l'hôtel Claridge. Publication de Histoires pour Bel-Gazou.

1931 En janvier, mort de Willy. De février à avril, des tournées de conférences la mènent en Autriche, en Roumanie et en Afrique du Nord. Solange Bussi porte à l'écran la Vagabonde. Publication de Supplément à Don Juan. Le directeur de Gringoire interrompt par peur du scandale la publication de Ces plaisirs...

1932 En mars, rédaction du sous-titrage français de Jeunes Filles en uniforme de Léontine Sagan. Elle monte un institut de beauté et une affaire de cosmétiques et fait, l'été, des conférences pour leur promotion mais son institut périclitera l'année suivante. Publication de Paradis terrestres, la Treille muscate, Prisons et paradis et Ces plaisirs...

1933 Cette année et les cinq suivantes sont marquées par une grande activité de critique dramatique : s'ajoutent à sa collaboration à l'Éclair et à la Revue de Paris les rubriques des théâtres du Journal et du Petit Parisien. Elle repart en tournée de conférences. En juin-juillet, elle écrit les dialogues de Lac aux dames de Marc Allégret d'après Vicki Baum. Rédaction et publication de la Chatte.

1934 Elle écrit le scénario et les dialogues de Divine de Max Ophüls avec l'esprit de l'Envers du music-hall. Elle devient membre du jury du prix Albert-Ier. Elle rédige et publie Duo. La Jumelle noire rassemble «une année de critique dramatique». Elle publie La retraite Sentimentale aux éditions Baudinière.

  1935 Elle se marie en avril avec Maurice Goudeket né en 1889 pour rendre plus agréable un voyage à New York sur le Normandie. Sa fille se marie et Henry de Jouvenel meurt. Elle publie La Jumelle noire deux années en trois cahiers.

1936 Elle est promue en février commandeur de la Légion d'honneur. Elle quitte le Claridge pour l'immeuble Marignan. En avril, elle succède à Anna de Noailles à l'Académie de langue et littérature françaises de Belgique. Publication de Mes apprentissages, de Chats et du quatrième Cahier de Jumelle noire. Bertrand de Jouvenel rejoint le Parti Populaire Français (PPF) que Jacques Doriot vient de fonder.

1937 Serge de Poligny réalise le film Claudine à l'école. Publication de Bella-Vista, de Splendeurs des papillons, d'un chapitre inédit de Claudine s'en va appelé Claudine et les contes de fées et de la troisième année de Jumelle noire.

1938 Elle vend la Treille muscate et s'installe à la fin de l'été, définitivement, au premier étage du Palais-Royal, 9, rue de Beaujolais. Voyage à Fez pour Paris-Soir. Création de la pièce Duo, adaptée par Paul Géraldy. Publication de la quatrième année de Jumelle noire.

1939 Elle commence à souffrir d'arthrose. Vacances à Dieppe avec Léopold Marchand. Achat d'une propriété à Montfort-l'Amaury. Publication du Toutounier.

1940 Elle enregistre une série d'émissions pour les États-Unis. En mars, mort de Léo Colette. En juin, départ pour l'exode en Corrèze chez sa fille. Retour à Paris en septembre. Publication de la Chambre d'hôtel.

1941 Maurice Goudeket, arrêté par les Allemands le 12 décembre, sera interné jusqu'au 6 février 1942, puis libéré. Publication de Julie de Carneilhan, Journal à rebours et le Pur et l'Impur une reprise de Ces plaisirs...

1942 Publication de De ma fenêtre.

1943 Colette souffre à présent vivement d'arthrose et se déplace difficilement. Publication de le Képi, De la patte et de l'aile, Flore et Pomone et Nudité.

1944 Publication de Gigi, Trois, six, neuf, et Broderie ancienne.

1945 Élue à l'unanimité au fauteuil de Sacha Guitry en mai, elle est la première femme de l'académie Goncourt. Publication de Belles Saisons et de sa correspondance avec Francis Jammes.

1946 Séjour au printemps à Genève, pour des soins contre l'arthrose ; cure d'été à Uriage. Publication de l'Étoile Vesper et Florie.

1947 Au printemps, deuxième cure à Genève.

1948 Elle écrit les dialogues du film Gigi, de Jacqueline Audry, qui sortira en 1949. En juillet, mort de Marguerite Moréno, après cinquante-trois ans d'amitié. Publication de Pour un herbier. Le premier des quinze volumes des Œuvres complètes paraît en décembre.

1949 Elle succède le 1er octobre à Lucien Descaves à la présidence du jury Goncourt. Elle remanie Chéri pour sa reprise au théâtre de la Madeleine. Jacques Manuel tourne en fin d'année Julie de Carneilhan, qui sortira en 1950. Publication du Fanal bleu et de plusieurs recueils d'anciennes chroniques soit Trait pour trait, Journal intermittent, la Fleur de l'âge, En pays connu.          

1950 Premier séjour à Monte-Carlo, où elle retournera tous les ans. Pierre Billon porte Chéri à l'écran, avec des dialogues de Colette, et Jacqueline Audry tourne Minne. Yannick Bellon fait son court métrage sur Colette. Le dernier volume des Œuvres complètes paraît en juin.

1951 Création de la pièce la Seconde au théâtre de la Madeleine. Création à Broadway de Gigi, adapté à la scène par Colette et Anita Loos.

1952 Roberto Rossellini s'inspire de la Chatte pour son sketch «l'Envie» dans le film les Sept Péchés capitaux qui sortira en 1953.

1953 Son 80e anniversaire est marqué par les honneurs ; elle est faite grand officier de la Légion d'honneur, elle reçoit la Grande médaille de la Ville de Paris et le diplôme du National Institute of Arts and Letters. Claude Autant-Lara tourne le Blé en herbe qui sortira en 1954.

le 3 août 1954 mort de Colette à 81 ans dans son appartement du Palais-Royal. Le gouvernement lui fait des obsèques nationales et laïques dans la cour du Palais-Royal.  Malgré la demande et l'insistance de son mari avec qui, elle vivait toujours, l'église Saint-Roch refuse les obsèques religieuses à celle qui avait répandu autour d'elle un parfum de scandale. Le motif officiel est qu'elle était deux fois divorcée. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise.

CITATIONS DE COLETTE

Si vous n'êtes pas capables d'un peu de sorcellerie, ce n'est pas la peine de vous mêler de cuisine.

On ne fait bien que ce qu'on aime. Ni la science ni la conscience ne modèlent un grand cuisinier.

Quand on est aimé, on ne doute de rien. Quand on aime, on doute de tout.

Il y a deux sortes d'amour : l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot.

Le cœur n'a pas de rides; il n'a que des cicatrices.

Le difficile, ce n'est pas de donner, c'est de ne pas tout donner.

L'homme trop occupé des femmes reçoit d'elles, un jour, sa punition.

Le monde m'est nouveau à mon réveil, chaque matin.

Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne.

Mon Dieu ! Que la vieillesse est donc un meuble inconfortable !

Il n'y a de peine irrémédiable, sauf la mort.

L'heure de la fin des découvertes ne sonne jamais.

Le vice, c'est le mal qu'on fait sans plaisir.

Faites des bêtises, mais faites-les avec enthousiasme.

Il est sage de verser sur le rouage de l'amitié l'huile de la politesse délicate.

Je suis entrée dans le monde du vin sans autre formation professionnelle qu'une gourmandise certaine des bonnes bouteilles.

La femme est capable de tous les exercices de l'homme sauf de faire pipi debout contre un mur.

Il n'y a que deux espèces d'êtres humains : ceux qui ont tué et ceux qui n'ont pas tué.

LIENS EXTERNES

http://www.colette.org/ est un superbe site créé par un particulier

http://www.centre-colette.com/index.php est le site du centre Colette situé dans son village natale, Saint-Sauveur-en-Puisaye

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