BIOGRAPHIE DE COURTELINE

"Georges Courteline est l'un des représentants de l'esprit comique du début de la troisième République"
Frédéric Fabre

Le 25 juin 1858: Georges Moineau naît à Tours. Son père Joseph-Désiré Moineau dit "Jules" Moinaux est sténographe au Palais de justice de Paris et chroniqueur à La Gazette des tribunaux. Son père est connu comme écrivain et humoriste. Georges est son second fils.

1858 -1870: Il passe son enfance entre Paris et Tours chez ses grands-parents.

1871: En mai, la famille Moinaux quitte Paris pour fuir La Commune et se réfugie à Iverny, près de Meaux. Georges Moineau est mis en pension au collège de Meaux.

1871-1876: Il fait ses études secondaires jusqu’à la première partie du baccalauréat. Assez bon élève, Georges ne supporte pas d’être interne.

1876-1877: Il finit ses études en classe de philosophie, à Paris au collège Rollin. Il subit un échec à la seconde partie du baccalauréat.

1877-1879: Contraint de travailler, Georges trouve une place au service des fiches des " Bouillons Duval ".

1879-1880: Il fait son service militaire au 13e régiment de chasseurs à cheval de Bar-le-Duc. Après quelques mois, il obtient un congé de convalescence à Paris, puis est réformé.

1880: Grâce à son ami Flourens, Jules Moinaux fait entrer son fils au service des cultes du ministère de l’intérieur.

1881: Avec Jacques Madeleine et Georges Millet, Georges fonde la revue Paris moderne, revue de poètes, sous le pseudonyme de Georges Courteline. Il y publie des poèmes et des contes dans le genre érotique de son Maître et ami Catulle Mendès.

1883 -1885: Courteline entre comme chroniqueur aux Petites Nouvelles quotidiennes.

1884: Premier ouvrage édité de Courteline Les Chroniques de Georges Courteline, à la librairie des Petites Nouvelles quotidiennes.

1885  : succès d’une chronique " militaire " La Soupe, édition d’une série de " Souvenirs de l’escadron ".

Le 31 mai, Courteline fait partie de ceux qui entourent le cercueil de Victor Hugo sous l’Arc de Triomphe.

1886: Publication des Gaîtés de l’escadron chez Marpon-Flammarion.

1887 Publication du 51e Chasseurs chez Marpon-Flammarion.

1885-1887 Série de chroniques : Les Femmes d’amis, aux Petites Nouvelles, puis à La Vie moderne

1888: Publication de "Les Femmes d’amis" chez Marpon-Flammarion.

Publication de "Le Train de 8 h47" dans la Vie moderne puis chez Marpon-Flammarion.

1890-1893: Il donne des chroniques régulières – Ombres Parisiennes – à L’Echo de Paris, signées Jean de la Butte, en l’honneur de Montmartre.

Il y publie sous le nom de Courteline ses meilleurs contes, Messieurs les ronds-de-cuir en feuilleton d’août 1891 à mars 1892 et Les Hannetons qui deviendront, vingt ans plus tard Les Linottes du 26 juillet au 2 septembre 1893.

1890: Publication de "Madelon, Margot et Cie et de Potiron" chez Marpon-Flammarion.

1891: les 8 et 9 juin, débuts de Courteline au théâtre avec Lidoire, un acte joué à la fin du septième spectacle du Théâtre Libre d’Antoine.

1892: le 16 avril, au Nouveau Théâtre, création d’une revue en quinze tableaux, signée de Catulle Mendès et de Georges Courteline : Les Joyeuses Commères de Paris.

Deux actrices de cette pièce deviendront ses épouses : Suzanne Fleury, dite Berty, sera la première dès 1892 et Jeanne Bernheim, dite Brécourt, sera la seconde en 1907.

7 et 11 juillet : Publication de la nouvelle Boubouroche dans L’Echo de Paris.

Septembre: Publication de "Lidoire et la Biscotte" nouvelles chez Flammarion.

1893: Publication de "Messieurs les ronds-de-cuir" avec une préface de Marcel Schwob chez Flammarion.

27 avril : Création de Boubouroche, pièce en deux actes, au Théâtre Libre.

1894: Ses collègues de travail se reconnaissent dans le livre  "Messieurs les ronds-de-cuir" . Il est contraint à quitter son emploi au service des cultes du ministère de l’intérieur.

14 décembre : Au Théâtre d’Application a lieu la première de La Peur des coups avec Suzanne Berty dans le rôle féminin. Il se moque de la vie de couple.

Parution de "Ah! Jeunesse !..." chez Flammarion.

1895: 18 février : Au théâtre de l’Ambigu, première des Gaîtés de l’escadron, revue militaire en trois actes et neuf tableaux,  écrite en collaboration avec Edouard Norès.

3 décembre: Mort de son père Jules Moinaux.

1896: le 24 août: Création au Carillon de"Un client sérieux" où il se moque des gens de justice.

1897: Deux pièces où il se moque de la vie de couple.

le 15 mars : Au théâtre du Grand-Guignol : "Hortense, couche-toi ! " saynète mêlée de chœurs.

13 avril: Au Grand-Guignol : "Monsieur Badin".

29 septembre : Ouverture du Théâtre Antoine avec "Boubouroche".

10 octobre: Au Grand-Guignol : "Théodore cherche des allumettes".

1898: 7 février : Au Grand-Guignol : "Les Boulingrin".

1899: 27 janvier: Au Théâtre Antoine: "Le Gendarme est sans pitié" .

2 février: Courteline est décoré de La Légion d’honneur.

18 mai : reprise des "Gaîtés de l’escadron" au Théâtre Antoine.

16 décembre : Au Gymnase : "Le Commissaire est bon enfant".

1900: 9 février : "Le Commissaire est bon enfant" au Théâtre Antoine.

12 décembre : au Théâtre Antoine : "L’Article 330". Il se moque des gens de justice.

1901: Première édition du Théâtre de Courteline sous le titre : Les Marionnettes de la vie, un volume chez Flammarion.

26 novembre: "Les Balances" est représentée au Théâtre Antoine. Il se moque des tribunaux.

1902: mai: Mort de Madame Georges Courteline.

Il écrit "La Conversion d'Alceste"

1903: Courteline quitte le quartier Montmartre et s’installe au 43, avenue de Saint-Mandé.

25 novembre: "La Paix chez soi" est représenté au Théâtre Antoine. Il se moque à nouveau de la vie de couple.

15 janvier 1905: A la Comédie-Française pour le 283e anniversaire de la naissance de Molière, "La Conversion d’Alceste" pièce en un acte et en vers.

1906: 1er janvier : Représentation d'une pièce écrite en collaboration avec Dominique Bonnaud, à la Boite à Fursy : "Mentons bleus, scène de la vie de cabots" .

5 juillet : La Paix chez soi fait partie du répertoire de la Comédie-Française.

1907: 15 mai: Mort de sa mère.

2 décembre: Mariage de Courteline avec Jeanne Brécourt.

27 février 1909: Au Théâtre de la Renaissance alors dirigé par Lucien Guitry: première de "La Cruche ou J’en ai plein le dos de Margot" pièce en deux actes écrite en collaboration avec Pierre Wolff.

21 février 1910: "Boubouroche" entre dans le répertoire de la Comédie-Française.

octobre1912: Parution de "Les Linottes" chez Flammarion.

1913: printemps : Voyage en Afrique du Nord et en Italie.

Eté: Voyage en Belgique, Hollande, Allemagne, Norvège.

avril-mai1914:  Voyage en Afrique et en Espagne.

1914 -1918: Durant cette période, Courteline et sa femme vivent à Tours et fréquentent Anatole France et Lucien Guitry.

1917: Publication de "La Philosophie de Courteline"  chez Flammarion.

1918: Deuxième édition du Théâtre de Courteline en deux volumes  chez Flammarion.

5 février 1919: Représentation de "La Cruche" à la Comédie-Française.

4 août 1921: Courteline est fait commandeur de la Légion d’honneur.

1922: Deuxième édition revue et augmentée de "La Philosophie de Courteline".

1925-1927: Après corrections et annotations de ses Oeuvres complètes, première édition collective en 13 volumes chez Bernouard.

7 janvier 1925: Amputation de la jambe droite au-dessus du genou à l’hôpital Péan.

24 juin 1926: Grand prix d’Académie à Courteline.

24 novembre 1926 : Courteline est élu à l’Académie Goncourt au siège de Gustave Geffroy.

21 novembre-2 décembre 1927: Exposition à la galerie Bernheim de la collection Courteline " Musée des horreurs ".

1929: Chez Flammarion, troisième édition du Théâtre de Courteline en trois volumes.

23 juin : Amputation de la jambe gauche à l’hôpital Péan.

Le 25 juin 1929: mort de Georges Courteline à l'âge de soixante et onze ans. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise.

CITATIONS DE GEORGES COURTELINE

En Hollande, les gens sont tellement propres que, quand ils ont envie de cracher, ils prennent le train pour la campagne. 

Il est exact que ça porte malheur de se marier un vendredi 13, car il n'y a pas de raison pour que ce jour fasse exception. 

Il est plus facile de lever une femme que de la laisser tomber. 

Il n'y a pas de milieu: quand on n'est plus jeune, on est vieux, et à partir de cinquante ans, on est tous du même âge.

 Il ne faut jamais gifler un sourd. Il perd la moitié du plaisir. Il sent la gifle mais il ne l'entend pas.

 Il vaut mieux gâcher sa jeunesse que de n'en rien faire du tout.

 J'étais né pour rester jeune, et j'ai eu l'avantage de m'en apercevoir le jour où j'ai cessé de l'être.

 Je ne vais pas à la messe car elle est à l'heure de l'apéritif.

 J’ai connu une femme qui voulait divorcer pour ne pas rester l’épouse d’un mari trompé.

 L'amour n'est fait que du désir d'avoir ou de la gratitude d'avoir eu.

 La douceur de l'homme pour la bête est la première manifestation de sa supériorité sur elle.

La femme ne voit jamais ce que l'on fait pour elle ; elle ne voit que ce qu'on ne fait pas.

 La quantité de bêtises qu'une femme pas bête peut accumuler en peu de temps est une chose déconcertante.

 Le dédain de l'argent est fréquent, surtout chez ceux qui n'en ont pas.

 Les femmes dont on dit qu'elles ont été belles ont à mes yeux le même intérêt que les pièces démonétisées dont on dit qu'elles ont été bonnes.

 Les filles ont ceci pour elles qu'elles le sont toujours un peu plus qu'on ne pensait.

 Les pianos devraient être frappés de deux impôts: le premier au profit de l'Etat, le second au profit des voisins.

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.

 Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu.

 Pourquoi donc, dans un groupe de femmes bavardant comme des perruches, la conversation cesse-t-elle aussitôt qu'un monsieur s'approche ?

 S'il fallait tolérer aux autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable.

L'administration est un lieu où les gens qui arrivent en retard croisent dans l'escalier ceux qui partent en avance.

Une dame disait un jour devant moi, d'elle-même, comme la chose la plus naturelle du monde: «Je ne pense jamais, cela me fatigue; ou, si je pense, je ne pense à rien.»

LIENS EXTERNES

Dialogue de Courteline sur la rime : http://www.fatrazie.com/courteline.htm

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