BIOGRAPHIE DE DIDEROT

"Diderot (1713-1784) libertin génial, a compris que la connaissance est l'arme fatale pour servir la démocratie"
Frédéric Fabre

 

5 octobre 1713: Naissance à Langres, ville célèbre pour son fromage dénommé le Langres, au sein d'une famille d'artisans aisés. Il est le deuxième de six enfants dont deux meurent en bas âge. Son père est le  maître coutelier Didier. Sa mère, Angélique Vigneron est originaire d'une fa  mille catholique. Avec son frère chanoine, elle dispense à son fils une forte éducation religieuse.

1722: Il entre au collège des Jésuites de Langres. Il y fait d'excellentes études bien qu'il soit très dissipé.

1726: Son oncle le chanoine Didier Vigneron, le pousse à lui succéder.

Le 22 août: Diderot est tonsuré à l'âge de 13 ans.

1728: Son oncle Vigneron meurt le 26 avril. Diderot part pour le collège d’Harcourt à Paris puis au collège Louis le Grand  pour suivre des études de philosophie, de théologie et le droit. ll y obtient son baccalauréat.

2 septembre 1732: Il est reçu Maître ès art de l'Université de Paris.

1733-1735: Pendant quelques mois, il exerce les fonctions de précepteur, chez le receveur général des finances du Poitou, Randon de Massane avant de travailler chez le procureur Clément de Ris langrois d'origine.

1736: Diderot mène une vie de bohème. Alerté, son père refuse de payer ses dettes et fait surveiller son fils par Ange, un parent vice procureur des Carmes de Luxembourg. Ayant une très bonne connaissance de la langue anglaise, il commence une traduction de l'Histoire de Grèce de l'Anglais Temple Stanyan.

1741: Il fait la connaissance d'une charmante jeune lingère Antoinette Champion. Ils tombent amoureux l'un de l'autre. Il écrit une Épître en vers à Baculard d'Arnaud qui paraîtra dans le premier volume le Perroquet publié à Francfort en 1742.

1742: Le censeur Maunoir approuve la traduction de Diderot sur l'histoire de la Grèce. Il rentre à Langres pour tenter d'obtenir une pension de son père mais n'ose pas lui parler d e son projet de mariage avec "Nanette".  

En août, Diderot se lie d'amitié avec Rousseau.

1743: Son père le fait interner dans un monastère pour empêcher son mariage avec nanette dès le 14 janvier.

Février: Il s'échappe et rentre misérable à Paris.

Avril: Sa traduction parait chez Briasson. Il obtient alors quelques moyens.

Le 6 novembre:  Il se marie à minuit en l'Église Saint Pierre aux Boeufs. Les deux époux s'installent rue Saint Victor à Paris. Ce mariage secret provoque une crise familiale. Diderot ne reverra plus sa mère et restera plus de dix ans avant de revoir son père.

1744: Privilège du roi pour la traduction du Dictionnaire de Médecine de Robert James par Diderot, Eidous et Toussaint.

La première fille appelée Angélique naît le  13 août et meurt le 29 septembre.

Le couple s'installe rue Traversière dans le faubourg Saint Antoine.

1745: Il publie une traduction libre de l' Essai sur le mérite et la vertu du philosophe anglais Shaftesbury avec des notes personnelles.

Madame de Puissieux née Madeleine d'Arsant, devient sa maîtresse.

1746: En juin, parait chez Laurent Durand sa première œuvre philosophique personnelle: les Pensées philosophiques. En répliquant à Pascal, il attaque à la fois l'athéisme et le scepticisme, sans ménager les bases traditionnelles de la religion. Il plaide pour une religion naturelle. L'ouvrage est condamné par le parlement de Paris dès le 7 juillet. Diderot est alors considéré comme un écrivain subversif.

Les époux Diderot habitent rue Mouffetard. Naissance le 22 mai de François Diderot qui meurt dès le 30 juin.

Le libraire Le Breton l’engage pour traduire la Cyclopoedia de Chambers. Après discussions, il doit faire une encyclopédie française pour recenser toutes les connaissances de l’époque. Il s'entoure du mathématicien déjà célèbre d'Alembert et de l'abbé Gua de Malves.

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1747: Il rédige La Promenade du Sceptique et les Bijoux indiscrets.

Le 16 octobre: Diderot et d'Alembert,  acceptent officiellement la direction de l'Encyclopédie, cette vaste entreprise qui l'occupera sans relâche jusqu'en 1772 et qui lui assurera dans son siècle, la notoriété.

1748: En janvier, Les Bijoux indiscrets paraissent sans nom d'auteur chez Durand. Diderot a vendu le manuscrit de ce roman libertin pour 122 livres.

En juin, Durand publie des mémoires de Diderot sur Différents sujets de Mathématiques.

17 octobre: La mère de Diderot meurt sans qu'il ne le sache.

En décembre, la lettre au chirurgien Morand sur les troubles de la médecine parait en brochure.

1749: Il fréquente le salon de Mme Geoffrin et y introduit les encyclopédistes.

En janvier: publication des Conseils à une amie par Madame de Puissieux qui s'est fait aidée par Diderot. Elle l'a gratifié physiquement.

9 juin: La Lettre sur les Aveugles à l'usage de ceux qui voient parait. Il démontre la faiblesse de certaines preuves de l'existence de Dieu et adopte l'idéologie matérialiste athée, développant des thèses inspirées du fatalisme. Il assure que le Monde n'est que matière, que les notions de Bien et de Mal sont naturelles et que la vertu est indépendante de l'idée de Dieu. Il propose par conséquent une morale universelle assise, non pas sur Dieu, mais sur les sentiments naturels de l'homme et sur la raison.

Le 24 juillet: il est arrêté chez lui rue de l'Estrapade par le commissaire Rochebrune et conduit au donjon de Vincennes. Sa fiche signalétique indique: «C’est un jeune homme qui fait le bel esprit et se fait trophée d’impiété, très dangereux; parlant des saints Mystères avec mépris.»

Le 10 août: il implore l'indulgence du chancelier d'Aguesseau par ailleurs encyclopédiste et du lieutenant général Berryer.

Le 21 août: il se soumet par écrit contre un régime de semi liberté dans le château et le parc de Vincennes.

Rousseau lui rend visite plusieurs fois. Il subit alors "les illuminations de Vincennes" qui l'amènent à concevoir son idée fondamentale: l'homme est naturellement bon, mais le développement de la civilisation, loin de l'améliorer, a été funeste à sa vertu primitive. C'est la fameuse théorie du "bon sauvage".

En revenant à Paris, j'y appris l'agréable nouvelle que Diderot était sorti du donjon, et qu'on lui avait donné le château et le parc de Vincennes pour prison, sur sa parole, avec permission de voir ses amis. (Confessions, VIII)

Tous les deux jours au plus tard, malgré des occupations très exigeantes, j'allais, soit seul, soit avec sa femme, passer avec lui les après-midi. (Confessions, VIII)

Je pris un jour le Mercure de France; et tout en marchant et le parcourant, je tombai sur cette question proposée par l'Académie de Dijon pour le prix de l'année suivante, Si le progrès des sciences et des arts a contribué à corrompre ou à épurer les moeurs. (Confessions, VIII)

A l'instant de cette lecture je vis un autre univers et je devins un autre homme. (Confessions, VIII)

Ce que je me rappelle bien distinctement dans cette occasion, c'est qu'arrivant à Vincennes, j'étais dans une agitation qui tenait du délire. Diderot l'aperçut; je lui en dis la cause, et je lui lus la prosopopée de Fabricius, écrite en crayon sous un chêne. Il m'exhorta de donner l'essor à mes idées, et de concourir au prix. Je le fis, et dès cet instant je fus perdu. Tout le reste de ma vie et de mes malheurs fut l'effet inévitable de cet instant d'égarement. (Confessions, VIII)

Le 3 novembre: Diderot est remis en liberté pour qu'il puisse se consacrer à l'Encyclopédie.

1750: Il rencontre l'écrivain et critique allemand Friedrich ainsi que Melchior Grimm qui deviendra son meilleur ami.

En octobre, le Prospectus de l'Encyclopédie est publié et se répand.

1751: Mise en vente le 18 février, de la lettre sur les sourds et les muets.

4 mars: Il reçoit le diplôme de membre de l'Académie de Berlin avec d'Alembert.

28 juin: Publication du premier tome de l'Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des arts et des métiers par une société de gens de lettres.

Septembre: Il rencontre le chevalier de Jaucourt qui participera à l'Encyclopédie.

1752: Le 22 janvier: Publication du tomes II de l'Encyclopédie.

17 février: Les 2 premiers volumes sont interdits.

Août: Madame Diderot se rend à Langres et se réconcilie avec son beau-père.

1753 : Le couple s’entend mal car les infidélités de Diderot sont nombreuses.

Mars: Diderot donne un supplément au Petit Prophète de Boemischbroda de son ami Grimm.

2 septembre: Naissance de Marie-Angélique qui survivra. Très attaché à cette enfant, Diderot lui donne une éducation soignée, peu conforme à l’apprentissage superficiel qu’on dispense aux jeunes filles à cette époque.

Novembre: publication du tome III de l'Encyclopédie ainsi que de l'interprétation de la nature. Pour Denis Diderot, le seul critère auquel répond la connaissance est l'expérience. Il défend l'idée qu'il n'y a qu'une seule substance, la matière, et que le processus de passage du minéral à la vie est continu. Cette théorie peut être considérée comme une intuition du transformisme de Lamarck.

1754 en janvier: nouvelle publication augmentée de l'interprétation de la nature.

14 octobre: publication du Tome IV de l'Encyclopédie.

Octobre-Décembre: Il retourne à Langres et se réconcilie avec son père. Il est devenu une célébrité locale.

20 Décembre: Il obtient un nouveau contrat plus avantageux; 2500 livres par volume et 20 000 livres quand le dernier tome de l'Encyclopédie sera paru. Il s'installe rue Taranne à Paris.

1755: le 10 février, il assiste seul à l'enterrement de Montesquieu.

Avril: il publie l'Histoire et le Secret de la peinture en Cire.

Novembre: Parution du tome V de l'Encyclopédie.

1756: Diderot se lie à Sophie Volland, avec laquelle il entretiendra de 1759 à 1774, une relation amoureuse, source d'une célèbre correspondance.

12 Avril: Diderot rejoint Rousseau à l'Ermitage.

1er Mai: Le tome VI de l'Encyclopédie parait.

Novembre: Il rencontre Madame D'Épinay propriétaire de l'Ermitage qui loge Rousseau et du salon dirigé par Grimm.

1757: en Février, il publie La pièce le Fils naturel suivie des entretiens avec Dorval ou entretien sur le fils naturel pour dénoncer la tragédie classique qui, selon lui, ne répond plus aux attentes du public et pour expliquer les réformes qu'il veut introduire dans le genre dramatique, sur le modèle du drame bourgeois ou de la comédie sérieuse à l'anglaise

15 novembre: Parution du tome VII de l’Encyclopédie. L’article « Genève» suscite de vives protestations du parti dévot français et provoque la brouille avec Rousseau.

Madame d'Épinay s'éloigne de Rousseau qui lui préfère sa belle soeur Madame d'Houdetot. Diderot, ironique, écrit «il n'y a que le méchant qui soit seul». Ce qui consomme la séparation entre les deux amis.

Diderot se fâche également avec d’Alembert, ce qui risque de donner un coup d'arrêt à l'Encyclopédie.

1758: Voltaire intervient auprès de Diderot pour sauver l'Encyclopédie.

En Novembre, publication et création à la Comédie-Française de la pièce de théâtre, Le père de famille. C'est un succès.

Publication du Discours de la poésie dramatique.

1759: Jacques le Fataliste est en chantier: dans son parcours philosophique, Diderot aboutit à une forme d'humanisme matérialiste qui refuse de concevoir le bonheur de l'homme en dehors de la société. Il est bien éloigné du "bon sauvage" de son ami Rousseau.

Le 23 janvier, l'Encyclopédie est condamnée à la fois par le Parlement de Paris et par Rome qui le met à l'Index.

Le 8 mars, le conseil du roi révoque le privilège et ordonne de détruire les sept volumes. Les manuscrits échapperont aux perquisitions et seront cachés chez Malesherbes. Diderot refuse de s’exiler et poursuit clandestinement ses travaux. Un grand nombre de ses collaborateurs se désolidarise de lui.

Le 3 juin: la mort de son père, l’affecte beaucoup et lui assure une rente de 1200 livres.

En Septembre:  À la demande de son ami Grimm, il devient le critique d'art de la revue La Correspondance littéraire. Il rédige son premier salon.

1760: La mystification des amis du Marquis de Croismare qui veulent le faire sortir de sa retraite normande pour rentrer à Paris, provoque l'écriture de La Religieuse, roman sous forme de mémoires d’une religieuse échappée du couvent adressés au Marquis de Croismare, pour solliciter son aide.

Septembre - Octobre: Il séjourne chez Madame d'Épinay et le Baron d'Holbach.

29 décembre: Il publie la Lettre sur la Tolérance à l'abbé Diderot.

1761: Diderot rencontre Jean-François Rameau, le neveu du musicien, et se lie d'amitié avec lui.

Publication de L’Éloge de Richardson, en hommage au romancier anglais et du Salon de 1761.

1762: Diderot commence Le neveu de Rameau, qui ne sera publié qu’au XIXème siècle. Diderot imagine un dialogue entre lui, le neveu du musicien et moi, le philosophe soit Diderot lui-même, sur différents sujets, dont notamment l'esthétique, la morale, la vertu, l’amitié, la patrie.

Catherine II accède au trône de Russie. Elle lui propose, par l'intermédiaire de Voltaire, de terminer l'Encyclopédie en Russie. Il refuse.

1763: Diderot rencontre David Hume.

Le 10 août: Publication de la Lettre à Monsieur Sartine sur le Commerce de la Librairie.

1764: Le breton mutile les dix derniers volumes sous presse de l'Encyclopédie pour éviter les ennuis judiciaires. Diderot s'en aperçoit et accepte malgré tout à terminer grâce à la promesse sonnante et trébuchante des 20 000 livres. 

1765: Diderot vend sa bibliothèque à Catherine II, l'impératrice de Russie, afin de pouvoir offrir une dot à sa fille qui se mariera en 1772. Il reçoit 15 000 livres et une pension annuelle de cent pistoles.

Le 6 avril: Rousseau refuse une tentative de réconciliation.

Septembre: Rédaction du quatrième salon suivi d'un essai sur la peinture.

Novembre: Première lettre au sculpteur Falconet sur le sentiment de l'immortalité.

Décembre:  Les dix derniers volumes de l’Encyclopédie, imprimés secrètement sans privilège paraissent sous une fausse adresse.

L'encyclopédie de Diderot

1766: Diderot perçoit cinquante années d'avance de pension. Il recommande Falconet à Catherine II. Le sculpteur quitte la France le 12 septembre.

Les dix derniers volumes de l' Encyclopédie sont renvoyés aux prescripteurs étrangers.

1767: Diderot devient membre de l’Académie des Arts de Saint-Pétersbourg.

1769: Rédaction du Rêve de D'Alembert. Dans cet ouvrage, Diderot expose sa théorie sur la vie et la nature. Il y indique que la matière n'est pas figée, et qu’au contraire, elle évolue : Chaque espèce existante se transforme et donne naissance à une nouvelle espèce.

Dans une lettre à Sophie Volland, il commente ainsi ce texte : «Cela est de la plus haute extravagance et tout à la fois de la philosophie la plus profonde. Il y a quelque adresse à avoir mis mes idées dans la bouche d’un homme qui rêve. Il faut souvent donner à la sagesse l’air de la folie afin de lui procurer ses entrées.»

Il s'éprend de Madame de Maux.

Grimm part pour l'Allemagne et lui laisse le fardeau de la Correspondance littéraire qu'il partage avec Madame d'Épinay.

En novembre parait son cinquième Salon.

1770: Il écrit un article sur l'acteur Garrick et les acteurs anglais, publié dans la Correspondance littéraire, embryon du célèbre Paradoxe sur le comédien qui sera fortement commenté durant les siècles suivants.

Il voyage à Langres et à Bourbonne où il se fait le chevalier servant de Madame de Meaux et de sa fille. Il y prends des notes pour Les deux amis de Bourbonne. 

1771: Le Fils naturel est joué sans succès.

L'entretien d'un père avec ses enfants paraît dans la Correspondance Littéraire, précédée d'une notice biographique de Grimm sur le père de Diderot et ses enfants.

Le sixième salon paraît. Une première rédaction de Jacques le Fataliste est terminée. 

1772: Il achève la publication des derniers volumes des planches de L'Encyclopédie. Diderot est mandataire de Catherine et achète pour 460 000 livres, la collection de tableaux aux héritiers du baron Thiers.

9 Septembre: Sa fille Angélique épouse Caroillon de Vandeul.

7 Octobre: Première rédaction du Supplément au Voyage de Bougainville.

Parution de Madame de la Carlière ou sur l'inconséquence du jugement public de nos actions particulières.

1773: Parution des deux amis de Bourbonne.

le 3 juin: Il part d'abord à la Haye en Hollande. ll y écrit une Réfutation de l'Homme d'Helvétius.

20 août: Il part pour l'Allemagne puis pour la Russie.

8 Octobre: Il arrive à Saint-Pétersbourg et rencontre l’impératrice Catherine II.

Diderot est un partisan du despotisme éclairé, c’est-à-dire d’une monarchie où les élites intellectuelles contribuent à la postérité de l’État. Il croit au tyran au sens non pas péjoratif mais antique ou le chef qui a la connaissance, œuvre pour le bien de son peuple. Il pense en avoir trouvé le modèle avec Catherine II de Russie. N'est il pas aveuglé par les largesses reçues et l'extrême sensualité de l'impératrice ? Ses analyses politiques laissent entrevoir les prochains bouleversements révolutionnaires et l'avènement de Robespierre puis de Napoléon 1er.

Il rédige le Paradoxe du comédien pour expliquer que selon lui, le talent de l'acteur consiste à reproduire mécaniquement et sans émotion les gestes du personnages qu'il joue. L'acteur ne doit pas ressentir les sentiments du personnage joué.

1774: 5 mars: Il quitte Saint-Pétersbourg pour la Haye. Il y rédige les Entretiens d'un philosophe avec la maréchale de *** .

Début Octobre: Il revient à Paris fatigué et malade.

1775: Il fait des recherches sur une machine à calculer.

En Mai: Il remet à Grimm à l'intention de Catherine II, le Plan d’Une Université pour la Russie accompagné d'un essai sur les études en Russie. Elle le recevra le 20 janvier suivant.

Septembre: Il rédige le huitième Salon.

Novembre: naissance de son petit fils: Denis-Simon Caroillon de Vandeul. 

1776: Il se retire six mois à la campagne à Sèvres chez le joaillier Belle. Il y écrit beaucoup.

24 décembre: La société Caroillon frères obtient le bail des forges de Clavière.

1777: Diderot repart à Sèvres chez son ami et travaille à l’édition complète de ses œuvres. Il promet à Marc Michel Rey de lui en confier l'édition.

Il rédige en une nuit la comédie : Est il bon ? est il méchant ?

Novembre: Il revoit Grimm qui revient à Paris après deux ans d'absence.

16 Décembre: La société Caroillon frères obtient le bail des forges du comté d'Évreux.

1778:  Il passe trois jours par semaine à Sèvres et le reste à Paris.

En décembre: Publication de l’Essai sur la Vie de Sénèque.

1779: Catherine II remet 2000 roubles soit 10 000 livres à Grimm pour Diderot qui remercie le 29 juin. Cette somme est destinée pour ses enfants.

Il réédite l’Essai sur la Vie de Sénèque, qu’il renomme Essai sur les règnes de Claude et de Néron.

1780: Le maire et les échevins de Langres demandent à Diderot le 29 août son buste pour orner l'hôtel de ville.

1781: Privé de son logement, il ne va plus à Sèvres. Son buste fait par Houdon orne l'armoire de l'encyclopédie de la mairie de Langres.

En septembre: Il rédige son neuvième salon.

Le fameux tableau de Fragonard représentant à tort Denis Diderot Musée du Louvre

Une feuille de 18 croquis de la main de l’artiste, examinée avec attention par Marie-Anne Dupuy-Vachey, lors de son passage en vente publique chez Drouot en juin 2012, a permis de faire cette découverte. Sous le dessin du sujet en question, figure un autre nom que celui du coauteur de l’Encyclopédie , comme l’expliquait cette historienne de l’art dans un article fouillé mis en ligne sur La Tribune de l’Art. Le portrait peint par Fragonard a les yeux bleus alors que les autres portraits du philosophe a les yeux marrons.

1782:  Seconde publication revue et corrigée de son 'Essai sur les règnes de Claude et de Néron où il livre le dernier état de sa pensée. Le moraliste l'emporte sur le philosophe : le stoïcisme est une attitude digne de l'homme. Il place la dignité de l’homme dans la recherche plutôt que dans la découverte de la vérité.

1783: Diderot est malade. Catherine II s'en inquiète le 29 avril.

Son gendre touche de ses activités de forge 400 000 livres de bénéfice.

1784: le 19 février, Diderot est frappé d'apoplexie, il s'en remet doucement.

Le 22 février: Sophie Volland meurt.

Avril: Mort de sa petite fille Marie - Anne dit Minette alors âgée de 11 ans.

15 juillet: Diderot s'installe rue de Richelieu au deuxième étage de l'hôtel de Bezons à Paris.

Le 31 Juillet 1784, Diderot est emporté par une attaque d'apoplexie.

1er août: Son corps est inhumé à l'église Saint-Roch à Paris.

9 septembre: Catherine II accorde 1000 roubles à sa veuve.

Le 5 mars 1785: Madame de Vandeul offre à Catherine II la collection complète des manuscrits de son père. Ils arrivent à la bibliothèque de Saint-Pétersbourg le 5 novembre.

1796: Publication de la religieuse, de Jacques le Fataliste et du supplément au voyage de Bougainville.

1798: Publication de Ceci n'est pas un conte.

1805: première Publication en allemand du neveu de Rameau par Goethe qui a connu le manuscrit par Schiller.

1821: première publication en français du neveu de Rameau c'est une traduction française de la traduction allemande de Goethe !

1830: Publication de Paradoxe sur le Comédien.

1834: publication de Est-il bon ? est-il méchant ?

1891: Georges Monval découvre chez un bouquiniste de Paris, le manuscrit original du Neveu de Rameau parmi une pile de papiers ayant appartenu à la fille de Diderot. Il est aussitôt publié dans son texte original.

LA BIBLIOGRAPHIE COMPLÈTE DE DIDEROT

1746 : De la suffisance de la religion naturelle (texte philosophique)
1747 : La promenade du sceptique
1748 : Les bijoux indiscrets (roman libertin et philosophique)
1748 : Mémoires sur différents sujets de mathématiques.
1749 : Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient
1751 : Premier tome de l'Encyclopédie
1751 : Lettre sur les sourds et muets à l'usage de ceux qui entendent et qui parlent.
1752 : Tome II de l'Encyclopédie
1753 : Tome III de l'Encyclopédie
1753 : Pensées sur l'interprétation de la nature (texte philosophique)
1754 : Tome IV de l'Encyclopédie
1755 : L'Histoire et le secret de la peinture en cire
1755 : Tome V de l'Encyclopédie
1756 : Tome VI de l'Encyclopédie
1757 : Tome VII de l'Encyclopédie
1757 : Le fils naturel (drame)
1758 : Le père de famille (drame)
1758 : Discours sur la poésie dramatique
1759 à 1781 : Les Salons
1760 : La religieuse (publié en 1796)
1761 : Eloge de Richardson
1762 : Premier volume de planches
1762 : Réflexions sur 'Térence
1762 : Le Neveu de Rameau (achevé en 1782)
1763 : Volume II de planches
1763 : Volume III de planches
1763 : Lettre sur le commerce des livres (texte politique)
1763 : Sur l'inconséquence du jugement public de nos actions particulières
1765 : Tome VIII de l'Encyclopédie
1765 : Essai sur la peinture (publié en 1796)
1766 : Volume IV de planches
1767-1772 : Volumes V à XI de planches.
1768 : Mystification ou l'histoire des portraits (récit)
1769 : Le Rêve de d'Alembert
1769 : Entretien entre d'Alembert et Diderot (texte philosophique)
1769 : Suite de l'entretien (texte philosophique)
1770 : Principes philosophiques sur la matière et le mouvement (texte philosophique)
1770 : Apologie de l'abbé Galiani
1771 : Jacques le fataliste et son maître (publié en 1796) (récit publié à partir de 1778 dans la Correspondance littéraire)
1772 : Supplement au Voyage de Bougainville (publié en 1796)
1772 : Sur l'inconséquence du jugement public de nos actions particulières
1772 : Ceci n'est pas un conte (récit)
1772 à 1781 : Histoire philosophique et politique des deux Indes (en collaboration avec Raynal) (texte politique)
1773 : Paradoxe sur le comédien (publié en 1830)
1773 : Les deux amis de Bourbonne (récit)
1773 : Voyage en Hollande
1773 : Entretien d'un père avec ses enfants ou du danger de se mettre au-dessus des lois
1774 à 1784 : Éléments de physiologie
1774 : Réfutation d'Helvétius
1774 : Observations sur le Nakaz
1774 : Lettre sur l'examen de l'Essai sur les préjugés (texte politique)
1774 : Principes de politiques des souverains (texte politique)
1776 : Entretien d'un philosophe avec la Maréchale de *** (texte philosophique)
1778 : Essai sur Sénèque
1781 : Est-il bon ? Est-il méchant ? (théâtre) (publié en 1834)
1781 : Lettre apologétique de l'abbé Raynal à Monsieur Grimm (texte politique)
1782 : Essai sur les règnes de Claude et de Néron (texte philosophique)
1782 : Aux insurgents d'Amérique.

CITATIONS DE DIDEROT

Aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander les autres.

Dire que l'homme est un composé de force et de faiblesse, de lumière et d'aveuglement, de petitesse et de grandeur, ce n'est pas lui faire son procès, c'est le définir.

Il n'y a qu'un devoir, c'est d'être heureux.

Il n'y a que les passions et les grandes passions, qui puissent élever l'âme aux grandes choses.

Dans la nature, toutes les espèces se dévorent: toutes les conditions se dévorent dans la société.

Il faut peut-être plus de force d'âme encore pour résister à la solitude qu'à la misère; la misère avilit, la retraite déprave.

Il faut souvent donner à la sagesse l'air de la folie, afin de lui procurer ses entrées.

Il n'y a dans ce monde que la vertu et la vérité qui soient dignes de m'occuper.

Il y a longtemps que le rôle de sage est dangereux parmi les fous.

Je ne sais ce que c'est que des principes, sinon des règles qu'on prescrit aux autres pour soi.

L'incrédulité est quelquefois le vice d'un sot, et la crédulité le défaut d'un homme d'esprit.

Le consentement des hommes réunis en société est le fondement du pouvoir.

Les passions détruisent plus de préjugés que la philosophie.

On a dit que l'amour qui ôtait l'esprit à ceux qui en avaient en donnait à ceux qui n'en avaient pas.

On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés.

Tout s'anéantit, tout périt, tout passe; il n'y a que le monde qui reste. Il n'y a que le temps qui dure.

L'idée qu'il n'y a pas de Dieu ne fait trembler personne; on tremble plutôt qu'il y en ait un.

LIENS EXTERNES

Langres:  http://www.ville-langres.com/ OU http://www.tourisme-langres.com/

Château de Vincennes: http://www.chateau-vincennes.fr/index.php

Catherine II : http://www.1789-1815.com/cath_rus.htm

Société Diderot : http://www.univ-paris-diderot.fr/diderot/

D'autres Biographies de Denis DIDEROT

LES RESUMES DE SES LIVRES

LE RESUME DU NEVEU DE RAMEAU

RÉSUMÉ DE LA RELIGIEUSE

http://membres.lycos.fr/jccau/ressourc/romem/didetud.htm

http://www.mtholyoke.edu/courses/nvaget/dixhuitieme/lareligieuse.html

RÉSUMÉ DE JACQUES LE FATALISTE ET SON MAÎTRE

http://www.site-magister.com/jacques.htm

http://www.philagora.net/lettres/j-fatal1.htm

http://yz2dkenn.club.fr/structure_de_jacques_le_fatalist.htm

http://pierre.campion2.free.fr/smeitinger_jacques.htm

RÉSUMÉ DU SUPPLÉMENT AU VOYAGE DE BOUGAINVILLE

 http://yz2dkenn.club.fr/resume_du_supplement_au_voyage_d.htm

http://www.bacdefrancais.net/supplement.htm

http://www.bacdefrancais.net/supplement-partie2.php

http://www.ac-reunion.fr/pedagogie/lettres/TiceLettres/Diderot/Structure.htm

Des Lycées portent le nom de DIDEROT pour lui rendre hommage

LE LYCEE DIDEROT A LANGRES: http://www.lycee-diderot.com/

LE LYCEE DIDEROT DE PARIS: http://www.diderot.org/

LE LYCEE LA MARTINIÈRE DIDEROT A LYON: http://www.lamartinierediderot.fr/

LE LYCEE DIDEROT A MARSEILLE: http://www.lyc-diderot.ac-aix-marseille.fr/

LE LYCEE DIDEROT DE NARBONNE: http://narbonnelyceediderot.free.fr/

LE LYCEE DIDEROT DE ROMILLY SUR SEINE: http://www.lp-diderot.ac-reims.fr/vie-au-lycee/le-lycee-diderot-se-devoile.html

LE LYCEE DIDEROT DE CARVIN: http://www4b.ac-lille.fr/~diderotcarvin/

LE LYCEE DIDEROT DE BAVILLIERS: http://artic.ac-besancon.fr/lycee_denis_diderot/

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