LA GAULE DES GAULOIS

"oubliez tout ce que vous avez appris à l'école, les gaulois étaient civilisés et ingénieux"
Frédéric Fabre

Le terme de Gaulois désigne les populations protohistoriques de Celtes qui résident dans la région appelée Gaule ou Gallia par les romains soit approximativement sur les territoires actuels de la France, de la Belgique, de la Suisse et de l'Italie du Nord, à partir du premier age du fer appelé Hallstatt. La civilisation de l'Hallstatt tire son nom d'un site archéologique découvert en 1846, en Autriche dans le Salzkammergut, près des mines d'Hallstatt.

Dans les sources grecques, en particulier de l'époque macédonienne, des  gaulois appelés "galates" forment les contingents de mercenaires. Ils apparaissent comme de valeureux et courageux guerriers.

A l'âge de La Tène, au deuxième âge du fer, soit au IVe siècle avant Jésus Christ, les gaulois s'étendent vers l'Asie Mineure et les territoires francophones européens actuels. La civilisation de La Tène tire son nom d'un site archéologique découvert en 1857, à Marin-Epagnier, sur la pointe nord-est du lac de Neuchâtel, à l'embouchure de la Thielle, dans le canton de Neuchâtel en Suisse.

DERNIERE PERIODE DE LA PROTOHISTOIRE - L'AGE DU FER

         HALLSTATT (-800 à -400)                  LA TENE (-400 à -100)

TITE LIVE DECRIT LA GUERRE CONTRE LES GAULOIS

En 387 avant Jésus Christ, les gaulois partent  à la conquête de Rome. Brennus pour les romains ou Brennos pour les gaulois, le roi des Sénons est allié aux Bituriges, Andes, Insubres et Boïens. Vainqueurs de l'armée romaine sur la rivière Allia le 18 juillet, les Gaulois entrent dans Rome où ils se livrent à de nombreux pillages et massacres. Seuls quelques Romains réfugiés dans le Capitole parviennent à résister à l'invasion gauloise. Lors de ce siège, les oies du capitole préviennent par leurs cris, les romains, d'une attaque nocturne alors que les gaulois tentaient de grimper silencieusement sur les murailles. Les Romains, pourtant au bord de la famine, jettent du pain aux assiégeants pour les démoraliser.

Devant cette résistance qui dure depuis sept mois, Brennus, accepte de traiter avec le tribun militaire Romain Quintus Sulpicius: il quittera Rome contre le versement d'une forte rançon, 1 000 livres d'or, soit 327,45 kg. Selon Polybe, les gaulois veulent rentrer dans leur pays pour repousser les attaques des Vénètes qui avaient profiter de l'absence de Brennos.

Une grande balance est alors présentée sur une place de Rome. Dans le but d'alourdir encore la rançon, les Gaulois y placent de faux poids. Devant les protestations des Romains, Brennus ajoute encore à leur déshonneur en jetant son épée sur la balance et en prononçant ces mots: "vae victis" soit malheur aux vaincus.

Heureux de cette réussite, les Gaulois tentent un nouvel exploit en 357-356 avant Jésus Christ. Les romains n'osent pas opposer leur troupe. Ils négocient le paiement d'une nouvelle rançon.

Les Gaulois recommencent douze ans plus tard soit vers 345. Mais cette fois, ils sont repoussés par le dictateur Camille. Ils signent alors avec Rome, un contrat de paix qui sera rigoureusement respecté. Au détriment des étrusques, ils s'installent au Nord de l'Italie notamment en Campanie et dans l'Apulie. Ils acceptent même de s'enrôler dans l'armée romaine, pour ravager le sud de l'Italie.

Contrairement aux idées reçues, les gaulois se frottent à la culture gréco-latine dès le IVe siècle. Ils combattent contre eux puis au sein de leurs armées. Ils ne peuvent donc pas ne rien connaître de la civilisation gréco-latine !

Au deuxième siècle avant Jésus Christ, les sources latines distinguent les gaulois, des Bretons ainsi que des Helvètes, des Cimbres et des Teutons qui attaquent la gaule cisalpine et la Narbonnaise vers 120 avant Jésus Christ.

LA NARBONNAISE

Vers 125 avant Jésus Christ, les romains fondent une colonie appelée Narbo Martius, dédiée au «dieu Mars», sur la côte près d'un petit fleuve côtier l'Atax (l'Aude). Cette colonie donnera son nom par la suite à la future province gallo-romaine.

la Gaule narbonnaise, est aussi appelée la Provincia Romana dont le mot a donné «Provence». Elle est encore appelée Braccata, tiré du nom braccx, les célèbres braies portées par les habitants.

En 122 avant Jésus Christ, aidé du général Quintus Fabius Maximus, Gnaeus Domitius Ahenobarbus étend la colonie contre les tribus gauloises. Les romains remportent plusieurs victoires sur la coalition des Allobroges et des Arvernes commandés par Bituitos. Ces défaites signifient la fin de l'empire arverne, l'émancipation des tribus gauloises hors de l'hégémonie arverne et l'acquisition pour les Allobroges du statut de Tribu Cliente.

Les Salyens sont aussi battus. Leur capitale Entremont situé près de Massalia (Marseille), la colonie grecque fondée par les phocéens au VIeme siècle avant Jésus Christ, est détruite pour reconstruire une cité romaine: Aquae Sextiae (Aix en Provence). Massalia et son arrière-pays restent une enclave grecque libre au sein de la Narbonnaise.

Les fouilles d'ENTREMONT montrent une véritable cité gauloise: www.entremont.culture.gouv.fr ou

http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/entremont/fr/index2.html

Les romains occupent aussi les ports gaulois et remplacent peu à peu toutes les constructions gauloises.

C'est notamment le cas de LATTES alors appelé LATTARA: www.lattara.culture.fr ou

http://museearcheo.montpellier-agglo.com/34906934/0/fiche___pagelibre/&RH=

Un sixième du territoire gaulois, de Tolosa (Toulouse) au Lac Léman tombe sous la puissance de Rome pour relier l'Italie à L'Espagne. Gnaeus Domitius Ahenobarbus continue la pacification du territoire, sans trouver de réelle résistance de la part des tribus locales.

Pour stimuler l'économie et faciliter les échanges entre l'Italie et l'Espagne, Gnaeus Domitius Ahenobarbus fait réparer une route qui existait déjà sous la domination des tribus gauloises. Elle portera son nom, la Via Domitia (la Voie Domitienne). La photo ci dessus montre que des tronçons existent encore.

Gnaeus Domitius Ahenobarbus sera nommé censeur à Rome en -115. Un de ses arrière arrière-petits-fils sera l'empereur Néron.

LA CULTURE GAULOISE EST MAL CONNUE

 La culture gauloise est orale. Les gaulois savent écrire le grec, mais ils ne s’en servent que pour les comptes publics et privés. Les écrits qui nous restent pour les décrire, sont l'oeuvre des romains et des grecs effrayés par leur caractère guerrier et par leur différence de culture. Ils emploient le mot "barbare" pour les qualifier. Ce mot signifie en réalité ni grec ni romain. Ils nous donnent ainsi la vision de gaillards chevelus et frustres.

Les Gaulois n'ont pas une seule culture ou une seule religion mais autant de culture et de religions qu'il y a de tribus. En Gaule, les tribus sont nombreuses. Cliquez sur l'adresse ci dessous pour lire la carte et les noms des tribus:

 http://www.lexilogos.com/gaulois_peuples_carte.htm

Les historiens ont été subjugués par les Commentaires sur la Guerre des Gaule de César alors que ce texte est d'abord un outil de campagne électorale que mène César pour prendre le pouvoir à Rome. L'image qui en reste est que César a battu les barbares gaulois et leur a apporté la civilisation. En ce sens, la Gaule des tribus gauloises, est perçue comme la préhistoire de la Gaule Romaine. Tous les livres consacrés aux "vrais gaulois" dérivent sur les Gallo-romains qui ont laissé beaucoup plus de témoignages de pierres.

LA RELIGION DES GAULOIS

Les gaulois sont polythéiste et par conséquent croient en plusieurs dieux. Fort respecté, Le druide représentant du clergé est un personnage important aux multiples facettes. Il est prêtre, maître d'école, médecin et juge. Il passe plus de vingt ans à l’école, à apprendre un nombre considérable de vers par cœur, sous prétexte que la religion ne permet pas de confier à l’écriture la matière de l'enseignement. Les Druides défendent l’immortalité de l’âme et adorent les forces de la nature.

Ils avaient un mépris complet de la mort, car ils croyaient que l’âme revit ensuite dans un autre corps. Ils n’adoraient pas, comme les autres peuples païens, des dieux de pierre ou de bois, mais tout ce qui leur semblait beau ou terrible dans la nature : le soleil, le tonnerre, les montagnes, et surtout Teutatès, dieu de la guerre. Les druides immolaient à leurs dieux des victimes humaines, des criminels ou des prisonniers de guerre. Ils les brûlaient dans des cages d’osier, en chantant pour étouffer leurs cris.

La plus belle de leurs cérémonies religieuses était la cueillette du gui auquel ils attribuaient la vertu de guérir toutes les maladies. Le premier jour de l’an, un druide en robe blanche, monté sur un chêne, coupait avec une faucille d’or le gui qu’il laissait tomber dans un drap blanc, tenu au pied de l’arbre par d’autres druides. On le partageait ensuite entre les assistants, qui passaient la fin de la journée en festins et en réjouissances.

Les druides se réunissent chaque année dans la forêt des carnutes en actuel Beauce, certainement sur l'emplacement de la cathédrale de Chartres. Par ce fait, la tribu des carnutes est considérée comme importante puisque protectrice du principal centre religieux.  

Cliquez sur l'adresse ci dessous pour en savoir plus:

 http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/la_religion_gauloise.asp

LA SOCIETE GAULOISE

La Société gauloise est régie par trois classes: Le Clergé des druides, La Noblesse et Le Peuple.

La noblesse, composée des guerriers les plus riches et les plus braves, dirigent le peuple. Les nobles se réunissent pour gouverner leur tribu ou se choisissent un chef. Ils ont des compagnons d’armes qui doivent les suivre partout jusque dans la mort. Ils ont aussi de nombreux esclaves.

Le peuple, en temps ordinaire cultive la terre déjà fertile en blé, garde les troupeaux, chasse et pêche. En temps de guerre, ils prennent les armes et partent en bandes, sans discipline, sans organisation. Ils ne résisteront pas aux armées organisées des romains malgré leur grand courage. Cliquez sur l'adresse ci dessous pour en savoir plus:

http://www.louisg.net/C_gaulois.htm

CALENDRIER LUNAIRE DIT DE COLIGNY

En novembre 1897, un cultivateur découvre à Verpoix, sur la commune de Coligny (Ain), à environ 30 centimètres de profondeur et à proximité de la voie romaine Lugdunum-Vesontio (Lyon-Besançon) des débris de bronze qui se révèleront être un calendrier. Coligny est sur le territoire des Gaulois Ambarri.

Comme les druides se refusaient pratiquement à toute écriture, le calendrier de Coligny a longtemps constituer avec ses 2200 lignes, le plus long texte rédigé en Gaulois.

Le "plomb du Larzac", une tablette en deux fragments écrite en cursives latines, est aujourd'hui le plus long texte gaulois. La tablette a été retrouvée en 1983, sur le plateau du Larzac à L'Hospitalet du Larzac au lieu dit La Vayssière. Le texte est une défixion soit une formule d'envoûtement pour gagner un procès. Quelques lignes ont été changées pour utiliser la tablette, une seconde fois. Cliquez sur l'adresse ci dessous pour en savoir plus:

http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/plomb-du-larzac-233.htm

Les termes «gaulois» et «Gaule», ainsi que l'essentiel des noms de peuples et de tribus de la Gaule protohistorique restent en usage pour désigner peuples et territoires. Par la suite, ces circonscriptions et leurs noms se fixent dans les diocèses pour parvenir jusqu'à nous: Périgueux, cité des Pétrocores, Vannes, cité des Vénètes, etc..

L'OPPIDA OU OPPIDUM

Les gaulois s'inspirent des villes romaines et réunissent aussi en forme de cité en un même lieu, les centres religieux, administratifs et commerciaux. Toutefois, ils les protègent par des enceintes en bois et pierres sur des lieux plutôt élevés comme à Moulay :

http://www.dailymotion.com/video/xcgt2x_loppidum-gaulois-de-moulay_tech

Les cités gauloises ont donc bien existées mais sont aujourd'hui disparues. Cette disparition est due d'abord au fait du temps qui ne laisse aucune trace des constructions en bois. César a aussi détruit systématiquement tous les lieux fortifiés qui pouvaient devenir un foyer de révolte. La mauvaise expérience de Vercingétorix a porté réflexion. BIBRACTE a ainsi été rasée:

 http://www.bibracte.fr/index.php?langue=fr

Cette disparition a longtemps laissé pensé que les cités étaient fort peu nombreuses. Seules les quelques descriptions des commentaires de la Guerre des Gaules de César font foi de l'existence de quelques unes.

Les prospections en avion permettent maintenant d'en retrouver une centaine puisque ces citées laissent dans le paysage une forme caractéristique ovale. Plusieurs de ces lieux ont d'ailleurs dans les traditions locales pour nom "Camp de César" !

Certains oppidums ont été gardé le long des voies romaines. Notamment, le long de la VIA DOMICIA qui relie l'Italie à L'Espagne

L'oppidum d'AMBRUSSUM et l'oppidum ENSERUNE ont été gardés et assimilés pour devenir des lieux de repos. 

L'OPPIDUM D'AMBRUSSUM

Ambrussum est situé à Villetelle près de Lunel, entre Montpellier et Nîmes. La Via Domitia emprunte le Pont Ambroix pour franchir le Vidourle et traverse ensuite le relais fortifié par une voie pavée encore très bien conservée. Il reste sur l’oppidum fondé au IVe siècle plusieurs habitations gallo-romaines ainsi qu’un grand bâtiment public. Un rempart dispose encore de 26 tours sur une longueur de 635 mètres.

Les fouilles les plus récentes mettent à jour, au bas de l’oppidum, des vestiges appelés Quartier Bas. Mieux conservés et plus récents puisque le quartier bas est occupé jusqu’au IVème siècle, Il forme un village doté de plusieurs fermes-relais, de thermes et d’un temple. Visitez AMBRUSSUM:

 http://www.decouvrir-l-herault.com/lunel-ambrussum.htm ou  http://www.midiphotobank.com/20070527.html

OPPIDUM D'ENSERUNE

L'oppidum d'Ensérune est situé entre Béziers et Narbonne sur une colline dominant l'ancien étang de Montady. Occupé sans interruption du VIe siècle avant J.C jusqu'au début du Ier siècle de notre ère, l'oppidum d'Ensérune rassemble à l'origine des cabanes en matériaux périssables disposées sans ordre apparent. Il est restructuré et fortifié à deux reprises. Lors de l'intensification des échanges extérieurs, au Ve siècle av J.C, puis à la fin du IIIe siècle avant J.C, lorsque l'habitat couvre la totalité du plateau et que le village connaît sa plus grande expansion. Son musée présente l’une des plus belles collections de vases attiques du midi de la France et la première collection languedocienne d’armes et de parures gauloises. Visitez l'OPPIDUM ENSERUNE:

http://www.musagora.education.fr/voyages/provence/enserune.htm ou http://enserune.monuments-nationaux.fr/en/

 http://www3.ac-clermont.fr/etabliss/tremonteix/narbonnaise/TEXTES/Enserune.htm

Les gaulois du Sud commerçaient notamment avec le port de Lattara actuellement Lattes dans le sud de Montpellier : http://www.lattara.culture.fr/

L'OPPIDUM D'ENTREMONT

Situé près de l'actuelle Aix en Provence, Entremont est la capitale des Salyens entre 180 av JC et 90 av JC. Après la conquête en 123 av JC, les habitants quittent peu à peu le plateau de Puyricard pour s'installer dans la ville romaine fondée à trois kilomètres, Aquae Sextiae qui deviendra plus tard, Aix en Provence.

Le site du gouvernement :  http://www.entremont.culture.gouv.fr

Les fouilles du site d'Entremont ont donné des sculptures représentant la pratique des têtes humaines coupées en guise de trophées. Les gaulois gardaient les têtes de leurs ennemis et ne les revendaient jamais. Ils les exposaient à l'entrée de leurs bâtiments. 

L'OPPIDUM DE CORENT

Le site archéologique du Puy de Corent se situe à une quinzaine de kilomètres au sud-est de la ville actuelle de Clermont-Ferrand en Auvergne. Aujourd’hui inhabité, il recèle de nombreux vestiges datés du Néolithique (troisième millénaire avant J.-C.) à la fin de l’époque romaine (quatrième siècle après J.-C.).

Au premier siècle avant notre ère, il est le siège d'une grande ville gauloise : un oppidum vaste de plusieurs dizaines d'hectares, dont l'importance est signalée par la présence de milliers de monnaies et de tessons d'amphores à vin importées d'Italie.

Les fouilles menées depuis 2001 se concentrent sur le centre de l'agglomération, occupé par un vaste sanctuaire environné de quartiers d'habitat. L'ampleur des vestiges et la richesse des objets retrouvés identifient le site de Corent à la capitale politique et économique du peuple arverne avant la conquête romaine.

LES FOUILLES DE CORENT : http://www.luern.fr/Fouille.htm  LE SITE DE LA MAIRIE :  http://corent.fr/

La ville gauloise de Corent

VIEILLE TOULOUSE

Les fouilles montrent que la Tolosa gauloise, la capitale des Volques Tectosages, se trouve à Vieille Toulouse.

Tolosa Tectosagum, est une cité active avec des ateliers d'artisans, deux temples et d'importantes relations commerciales, en particulier pour le vin importé de l'Italie. Les Romains s’y établissent au Ier siècle av. J.‑C. et en font un emporium, place commerciale où circulent des monnaies et des produits de presque toute l'Europe. Au Ier siècle, le site est abandonné au profit de la nouvelle ville romaine à l'emplacement du centre ville de Toulouse.

PUITS GAULOIS DE VIEILLE TOULOUSE : http://www.inrap.fr/via_podcast/p-1821-Les-puits-gaulois-de-Vieille-Toulouse.htm

MAIRIE DE VIEILLE TOULOUSE : http://www.vieille-toulouse.fr/

TINTIGNAC

Tintignac est situé sur le plateau de Nave au Nord de Tulle. En septembre 2004, une fosse gauloise renfermant près de 500 fragments d'objets en fer et en bronze a été mise au jour. Parmi ces objets, une dizaine d'épées et de fourreaux en fer, des fers de lance, un umbo de bouclier, une dizaine de casques en bronze et en fer dont un prend la forme d'un cygne, 2 têtes d'animal dont une de cheval, 1 corps d'animal en connexion avec les deux pattes arrière, 1 patte avant, un chaudron, et sept carnyx soit des trompettes de guerre, dont un presque entier. C'est la première fois que des objets de ce type sont découverts en contexte sur un sanctuaire gaulois. Lors de la campagne de fouilles en 2009, en descendant dans un puits d'une profondeur de 13 mètres, a été découvert un aqueduc de 2m de hauteur praticable sur 10 m vers l'est.

Le blog de Tintignac :  http://archeo-tintignac.over-blog.com/

L'association de Tintignac : http://www.tintignac-association.f

Le site de la DRAC : http://www.limousin.culture.gouv.fr/spip.php?article122

Le site de L'INRAP sur TINTIGNAC :

http://www.inrap.fr/via_podcast/p-1561-Tintignac-un-temoignage-exceptionnel-sur-la-religion-gauloise.htm

Un film sur TINTIGNAC :

http://www.universcience.tv/media/3852/tintignac--le-mystere-d-un-sanctuaire-gaulois.html

OPPIDUM DE GERGOVIE

Cet oppidum est célèbre car les Arvernes et autres peuples gaulois rassemblés sous la conduite de Vercingétorix, gagnent la bataille face aux légions romaines de Jules César en 52 av. J.-C.. La détermination exacte de l'emplacement de ce lieu est désormais placée unanimement par les chercheurs sur le plateau dit de Merdogne au sud de Clermont Ferrand. Toutefois la localisation fait toujours débat pour certaines associations.

L'office de tourisme de Gergovie : http://www.ot-gergovie.fr/

Association de Gergovie : http://gergovie.net/

Le site de Gergovie : http://www.gergovie.fr/

Le site de Cervolix : http://www.cervolix.com/

Le site sur L'Oppidum de Gergovie : http://www.gergovie.arafa.fr/

Le site des Côtes de Clermont : http://membres.multimania.fr/ascot/index.html

Les Ambiani reconstitution des batailles gauloises :  http://www.les-ambiani.com/

Le site de la Communauté de Communes de Gergovie : http://www.cc-gergovie-val-allier.fr/

Découverte de huit cavaliers avec leurs chevaux :

 http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Sites_archeologiques/p-545-Gondole.htm

OPPIDUM DE BIBRACTE

Bibracte est la capitale du peuple celte des Éduens, développé surtout au Ier siècle av. J.‑C.. Centre névralgique du pouvoir de l'aristocratie éduenne, Bibracte est aussi un important lieu d'artisanat et de commerces où se côtoyaient mineurs, forgerons et frappeurs de monnaies sur une superficie de près de 135 hectares.

Situé sur la commune de Saint-Léger-sous-Beuvray dans le Morvan au sommet du mont Beuvray, est constitué de trois sommets : le Theurot de la Wivre avec sa pierre, le Theurot de la Roche et le Porrey qui est le point culminant. Le site héberge le musée de la civilisation celtique qui retrace la vie de cette cité de quelque 5 à 10 milliers d'âmes au sein d'un oppidum fortifié que les fouilles archéologiques du mont Beuvray révèlent peu à peu. La conservation et la gestion du site sont effectuées par la société anonyme d'économie mixte nationale (SAEMN) du nom du lieu, qui est devenue un établissement public en 2007.

BIBRACTE : http://www.bibracte.fr

VISITE VIRTUELLE DE BIBRACTE : http://www.informatics.org/bibracte/ipixmainfr.html

OPPIDUM D'ALESIA

Le site d'Alésia a été le théâtre de la bataille décisive de la guerre des Gaules qui opposa Jules César à la coalition gauloise menée par l'Arverne Vercingétorix en 52 av. J.-C.

Alésia est un oppidum gaulois, dont le nom dérive de la racine celtique ales ou alisia signifiant précisément « rocher » de même racine indo-européenne que le mot falaise. Il était habité par un peuple gaulois, les Mandubiens.

Selon le consensus scientifique et à la suite des fouilles initiées par Napoléon III, c’est à Alise-Sainte-Reine qu'est situé le site d'Alésia. Toutefois, cette localisation d'Alésia en Bourgogne a été longtemps contestée, en raison des divergences réelles ou alléguées entre le site d'Alise-Sainte-Reine et les informations données par les textes anciens, en premier lieu le récit de César, mais aussi un passage tardif de Dion Cassius qui situe clairement Alésia chez les Séquanes, peuple habitant à l'est de la Saône.

La bataille d'Avaricum (bourges) en PDF : http://www.ville-bourges.fr/pdfs/fiche-pedagogique-1.pdf

LA BATAILLE D'ALESIA : http://jean-francois.mangin.pagesperso-orange.fr/romains/bataille_alesia.htm

La controverse sur le lieu d'Alesia : http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/12/04/30/PDF/Alesia.pdf

L'Hypothese du Jura : http://alesia.jura.free.fr/index1.html et http://www.alesia-retrouvee.fr

MARCHE EXPERIMENTALE BIBRACTE - ALESIA :  http://www.bibracte-alesia.com/

OFFICE DU TOURISME D'ALESIA : http://www.alesia-tourisme.net/

LE MUSEOPARC D'ALESIA : http://www.alesia.com/

OPPIDUM DE VESONTIO

Besançon était la capitale du peuple Séquane. Bien que soulignant l’importance de ce peuple, Strabon ne cite pas l'oppidumle. César est le premier à en parler en lui donnant son nom gaulois, un nom qui s’est transformé en Besançon plusieurs siècles après.

LE SITE DE L'INRAP : http://www.inrap.fr/via_podcast/p-1574-Vesontio-de-l-oppidum-a-la-capitale-de-cite.htm

PAULE

Un site breton exceptionnel dans lequel sont retrouvés les traces d’un enclos quadrangulaire, délimité par plus d’une centaine de trous de poteaux, une vingtaine de bâtiments, des fours, des greniers qui informent sur l’organisation sociale gauloise. Le site fortifié gaulois de Paule, occupé entre le Ve et le Ier siècle avant notre ère puis démantelé à l’arrivée des Romains en -12 avant J.-C a livré une remarquable statue de barde à la lyre, haute de 48 centimètres, taillé dans une pierre verte du Pays bigouden au second siècle avant Jésus-Christ. Cette statue est visible sur la photo de droite. Cinq tombes d’une vaste nécropole ainsi que deux chapelles ont également été mises au jour.

DESCRIPTION DU SITE : http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=9122

OPPIDUM DE TITELBERG

Cet oppidum luxembourgeois, était la capitale des trévires avant de devenir Vicus gallo-romain ensuite. C'est le lieu de fouille le plus important du Luxembourg. Cet espace fortifié était entouré au 1er siècle de notre ère de remparts de presque 3 kilomètres de longueur.

Les photos du site : http://www.petange.info/tetelbierg/index.htm

Une conférence de l'ENS : http://www.diffusion.ens.fr/index.php?idconf=1412&res=conf

ARCY ROMANCE

Un village des Rèmes, situé au nord de Reims et qui a connu une existence assez courte au second âge du Fer entre le IIe et le Ier siècles avant J.-C. Acy-Romance constitue l'un des sites gaulois étudiés sur la plus grande surface. Les vestiges découverts sur ce site archéologique ont permis de reconstituer de façon précise la vie quotidienne de ce peuple de Gaulois ardennais et tout particulièrement leurs pratiques funéraires, extrêmement sophistiquées et codifiées.

Le site en 3 D d'Arcy Romance : http://www.gaulois.ardennes.culture.fr

Un rapport sur les fouilles : http://www.academiedentaire.fr/attachments/0000/0048/46_Lambot.pdf

OPPIDUM DE LA CHAUSSEE TIRANCOURT

Le grand parc de Samara abrite un oppidum des Ambiens conservé et fortifié par les troupes romaines

Le parc de Samara : http://www.samara.fr/

photos aériennes des oppida du Nord de la France : http://www.culture.gouv.fr/fr/arcnat/aerien/fr/decou4a-pg1.htm

GOURNAY SUR ARONDE

Un temple est situé au milieu d'un enclos sacré gaulois carré établi au IIIe siècle par le peuple des Bellovaques sur un enclos fortifié de petite taille préexistant.

Le site de la Mairie : http://www.gournaysuraronde.com/histoire.html

RIBEMONT SUR ANCRE

Le sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre est un sanctuaire rural gaulois.  Dans le sanctuaire un monument cubique de 1,60 m de côté est érigé avec les os longs empilés d’un millier d’individus de quinze à vingt ans. Des ossuaires communautaires constituent des sortes de piliers aux quatre coins internes de l’enclos. Entre chacune de ces colonnes d’ossements, des cadavres découpés jonchent le sol ; les crânes ont été détachés et préparés. Au total 50 000 os et 10 000 armes ont été retrouvés. Il s'agissait certainement d'un monument pour commémorer une victoire.

La conférence de Jean Louis Brunaux qui a fouillé le site : http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=67

Le site du Gouvernement : http://www.culture.gouv.fr/picardie/les_services/definitions/archeo/plaquettes/Num20Ribemont2001.pdf

L'HERITAGE DES GAULOIS

L'héritage des Gaulois concerne principalement les domaines de l'artisanat, la forge, l'ébénisterie dont le tonneau, les arts culinaires et les arts militaires dont la cotte de mailles. Regardez la photo du guerrier gaulois ci dessus.

La langue gauloise est mal connue. Seuls quelques centaines de mots isolés sont retrouvés mais rien sur la grammaire et la prononciation. Il est  impossible de savoir quel est son apport réel par rapport aux langues latines et germaniques dans la constitution de la langue française. Certains mots comme "roi" ont été rattachés à une étymologie latine "rex" alors que "rix" existe en gaulois. En réalité, de même que les Gaules cisalpine et transalpine ont le même substrat ethnique, leurs langues sont certainement proches.

Sous l'influence des phocéens, des tribus gauloises utilisent l'alphabet grec et comme monnaie des divisions du statère grec.

Les Gaulois utilisent certainement le système de numération vicésimal en base 20 au lieu de notre base 10. En français, il reste des résidus de ce calcul en base 20 avec 80 qui se prononce quatre-vingt et non octante comme en latin, ou encore 90 qui se prononce quatre vingt vingt dix soit quatre vingt et dix et non nonante comme la prononciation belge plus proche des racines latines.

Les Gaulois ne sont pas seulement sur l'actuel territoire national français comme les historiens du XIXe siècle ont tenté de faire croire dans un intérêt purement idéologique pour consacrer la nation française.  

Dans la Turquie actuelle, la Galatie est un témoignage de la présence de Gaulois appelés Galates qui servirent Alexandre le Grand comme mercenaires avant de s'établir dans cette région d'Asie mineure.

Un quartier d'Istanbul, aujourd'hui célèbre par les exploits européens de son club de Football, leur a été réservé et a pris le nom de Galatasaray soit "palais des Galates", où résident les mercenaires engagés par le pouvoir byzantin.

Saint Jérôme, dans son commentaire de l’Épître aux Galates, explique que la langue parlée au IVe siècle est la même langue que les Trévires qui occupent l'actuel Luxembourg et la région de Trêve. Saint Jérôme démontre par son commentaire, qu'à son époque, les gaulois n’ont pas encore disparu d’Asie mineure, ni de la région de Trèves.

LA PRATIQUE DES TETES COUPEES

Au Cailar, près de Nîmes, Réjane Roure met au jour un dépôt d’armes et de têtes coupées comme à Entremont . Des restes humains provenant au minimum d’une cinquantaine d’individus ayant vécu entre VIe et III e  siècle (avant J-C). Cette pratique est confirmée par les écrits romains. 

A Roquepertuse, des portiques certainement votif, avec des espaces prévues pour encastrer des têtes coupées ont été retrouvées.

SOUVENIRS DE VOYAGE : http://triptwins.over-blog.com/article-29834611.html

 vidéo de touriste : http://www.dailymotion.com/video/xe2vzo_roquepertuse-velaux-2008_travel

Cette tradition de la tête coupée se retrouve d'abord sous la révolution de 1789, puis avec l'application de la peine de mort par le décollement de la tête sous la guillotine jusqu'à la loi dite Badinter du 9 octobre 1981, qui abolit la peine de mort en France.

Les tribus gauloises cités par César

nom français localisation
Allobroges entre le haut Rhône et l'Isère
Ambarres basse vallée de la Saône
Ambiens vallée de la Somme
Ambibarii Armorique (localisation problématique)
Ambiliates (confusion possible avec les Ambiens)
Ambivarètes non localisés, p.-ê. Nord-Est
Andes région d'Angers
Arvernes Auvergne
Atrebates région d'Arras
Atuatuques Belgique - région de Namur
Aulerques Brannovices branche des Aulerques non localisée
Aulerques Cénomans région du Mans
Aulerques Eburovices région d'Évreux
Ausques région d'Auch
Bellovaques région de Beauvais
Bigerrions région de Bigorre
Bituriges Berry
Blannovii confusion possible avec les Aulerques Brannovices
Boïens étrangers installés chez les Éduens
Cadurques Quercy
Calètes Haute-Normandie
Carnutes Beauce
Caturiges haute vallée de la Durance
Ceutrons haute vallée de l'Isère
Cocosates Aquitains mal localisés
Coriosolites Côtes-d'Armor
Diablintes Mayenne
Eleutètes non localisés, peut-être entre le Cantal et l'Aveyron
Elusates Aquitains, région d'Eauze
Esubiens Calvados
Gabales Gévaudan (aujourd'hui Lozère)
Gates Aquitains, non localisés
Graiocèles région du Mont-Cenis
Grudii pagus ou client des Nerviens
Eduens Nivernais, Morvan
Helvètes plateau suisse
Helviens Basse Ardéche et Cévennes
Latobices pagus ou client des Helvètes
Lémovices Limousin
Leuques Haute-Marne
Lévaques pagus ou client des Nerviens
Lexoviens Lieuvin, pays d'Auge
Lingons plateau de Langres
Mandubiens Auxois (Alésia)
Médiomatriques Lorraine
Meldes Brie
Ménapes Belgique - Flandres
Morins Boulonnais, Flandres occidentales
Namnètes pays nantais
Nantuates Valais suisse
Nerviens Belgique - Hainaut, Brabant
Nitiobroges région d'Agen
Osismes Finistère
Parisii région de Paris
Pétrocores Périgord
Pictons Poitou
Pleumoxii pagus ou client des Nerviens
Ptianii Aquitains, non localisés
Rauraques région de Bâle
Redones région de Redon
Rèmes Champagne
Rutènes région d' Albi et de Rodez
Santons Saintonge
Sédunes Suisse - région de Sion
Ségusiaves Forez
Sénons Beauce, Gâtinais
Séquanes Franche-Comté, une partie de la Haute-Alsace et de l'Ain
Sotiates Aquitains, région de Sos
Suessions Soissonnais
Tarbelles région de Tarbes
Tarusates Aquitains, pays d'Albret ?
Tigurins alliés des Helvètes, non localisés
Trévires Luxembourg, Allemagne -Trêves
Tulinges alliés des Helvètes, non localisés
Turons Touraine
Unelles Cotentin
Véliocasses Vexin
Vellaves Velay
Vénètes Morbihan
Véragres Suisse - région de Martigny
Viromanduens Vermandois, Thiérache
Vocates Aquitains, pays de Buch
Voconces Comtat, Préalpes de Provence
Volques Arécomiques Languedoc
Volques Tectosages haute vallée de la Garonne

LES LIVRES

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LES AUTRES LIVRES:

Le Moine bénédictin de l'abbaye de Saint Germain des Prés Dom Bernard de Montfaucon, l'Antiquité expliquée et représentée en figures, 1719. Son ouvrage est qualifié de "travail de bénédictin" !

Camille Jullian, histoire de la Gaule, Éditions Hachette, Paris en huit volumes de 1909 à 1926.

Albert Grenier, La Gaule province romaine, Éditions Didier, Paris 1946.

Albert Grenier, Les Gaulois, Éditions Payot, collection Petite Bibliothèque Payot, Paris 1970.

Albert Grenier, La Gaule celtique, Éditions Armeline, Paris 1999.

Régine Pernoud, Les Gaulois, Éditions seuil, Paris 1957 puis édition définitive 1979.

Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, Éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 2000.

Jean-Louis Brunaux, Les religions gauloises Éditions Errance, Paris, 2000.

Jean-Louis Brunaux, Anthropologie de la Gaule Celtique, Errance, 2004.

Jean-Louis Brunaux, Les Gaulois, Belles Lettres, 2005.

Jean-Louis Brunaux, Les druides, Seuil, 2006.

Jean-Louis Brunaux, Nos ancêtres les gaulois, Seuil, 2008.

Jean-Louis Brunaux, Les Gaulois expliqués à ma fille, Seuil, 2010.

Jean-Louis Brunaux, Voyage en Gaule, Seuil, 2011.

LIENS EXTERNES

LES GAULOIS http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/celtes_gaulois.htm

Interview de Jean Louis Brunaux : http://www.magazinedeslivres.com/page10/page47/page47.html

Les Gaulois une exposition renversante : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/gaulois/

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