NAISSANCE DE JÉSUS CHRIST
né le 4 décembre an 7 av J-C et mort sur la croix le vendredi 3 avril 33 ap J-C

Rédigé par Frédéric Fabre

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- AVERTISSEMENT SUR LES SOURCES

- L'ANNONCIATION DE LA NAISSANCE DE JÉSUS

- RÉACTION DE JOSEPH ET VIRGINITÉ DE MARIE

- LA NAISSANCE DU CHRIST

- LES BERGERS SONT DANS LES CHAMPS

- LES ÉTOILES DES ROIS MAGES

- LE SACRIFICE AU TEMPLE DE JÉRUSALEM

- LA FUITE EN ÉGYPTE

- LA DATE DE NAISSANCE DE JÉSUS CHRIST

- LA SYMBOLIQUE ASTROLOGIQUE DE LA DATE DE NAISSANCE DU CHRIST

- L'ENFANCE DE JÉSUS CHRIST

- LA GÉNÉALOGIE DE JÉSUS DESCENDANT DE DAVID

AVERTISSEMENT SUR LES SOURCES

La naissance du Christ est expliquée dans deux évangiles sur les quatre. Celui attribué à Saint Mathieu et celui attribué à Saint Luc. Les autres évangiles commencent au baptême du Christ dans le Jourdain, par Saint Jean dit le baptiste.

Les deux évangiles de Saint Mathieu et de Saint Luc ont été écrits à la même période vers les années 80 soit une cinquantaine d'année, après la mort sur la croix de Jésus.  Ils sont rédigés au sein de communautés chrétiennes qui voulaient léguer par écrit une tradition orale.

Saint Luc était un disciple de Saint Paul mort en 67 ou 68 à Rome. Les actes des apôtres lui sont aussi attribués. Une partie a très certainement été écrite de sa main ainsi que trois épîtres attribuées à Saint Paul.

Saint Mathieu serait selon la tradition de l'église un des douze apôtres. La date de la rédaction des évangiles plaide contre cette hypothèse. Les évangiles selon Saint Mathieu ont été rédigés par plusieurs rédacteur car plusieurs styles sont distincts. L'apôtre aurait-il légué une tradition orale  écrite par des disciples, quelques années après sa mort ? C'est vraisemblablement la réalité des faits historiques.

Les deux évangiles se sont inspirés de l'évangile selon Saint Marc écrit dans les années 70, Saint Marc était le secrétaire de Saint Pierre.

Les deux évangiles se sont aussi inspirés de la fameuse source "Q" appelée ainsi car il s"agit de la première lettre du mot allemand  "Quelle" qui signifie "source". La source Q serait une sorte de recueil des paroles de Jésus, sans commentaire. Elle n'a pas encore était trouvée.

La traduction choisie est celle qui est dans le domaine public de Louis Segond (1810-1880) et elle sera complétée par la bible dite de Jérusalem, pour éclaircir quelques points.

A la demande de la compagnie des pasteurs de Genève, Louis Second a commencé dès 1864, à traduire l'ancien testament de la bible par rapport aux textes hébreux. Puis entre 1872 et 1880, il traduit les évangiles en français par rapport aux textes grecs.

La date naissance du Christ du 4 décembre an 7 av J-C est expliquée en détail ci-dessous.

LA DATE DE LA MORT DU CHRIST, a été déterminée avec précision par l'astronomie. L"évangile de Saint Jean explique que la crucifixion du Christ a eu lieu un vendredi, le quatorzième jour du mois de nissan du calendrier hébreu. Ponce Pilate a tenu ses fonctions à Jérusalem entre 26 et 36 ap J-C. Le quatorzième jour du mois de Nissan n'est tombé un vendredi que deux fois entre 26 et 36, le vendredi 7 avril 30 et le vendredi 3 avril 33. Dans les deux cas, il s'agissait bien du vendredi qui précédait la fête de Pessa'h.

L'évangile de Saint Mathieu décrit au chapitre 27 : "27:45 Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre."

Dans les actes des apôtres, Saint Pierre annonce les signes du Messie : "Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang" se sont accomplis.

Par conséquent, deux astronomes de l'université d'Oxford, Colin J Humphreys et W.G Waddington cherchèrent une éclipse solaire ou une éclipse lunaire. Lors d'une éclipse de Lune, les rayons du soleil qui traversent l'atmosphère terrestre, lui confèrent une teinte rousse. Par conséquent le terme "Lune de Sang" peut faire référence à une éclipse lunaire.

Grâce au moyens techniques de la NASA, les deux astronomes d'Oxford, découvrent qu'une éclipse de Lune était visible à Jérusalem le 3 avril 33 à 18 H 20. L'année 33 correspond à la date traditionnelle de l'église.

L'ANNONCIATION DE LA NAISSANCE DE JÉSUS

Comme il est expliqué sous la date de la naissance du Christ, ces faits auraient eu lieu en mars de l'an 7 av J-C.

MATHIEU CHAPITRE 1

1:18 Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu'ils eussent habité ensemble.

LUC apporte des précisions :

LUC CHAPITRE I

1:26 Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

1:27 auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.

1:28 L'ange entra chez elle, et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi.

1:29 Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation.

1:30 L'ange lui dit: Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu.

1:31 Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus.

1:32 Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.

1:33 Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin.

1:34 Marie dit à l'ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme?

1:35 L'ange lui répondit: Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.

RÉACTION DE JOSEPH ET VIRGINITÉ DE MARIE

Joseph est un juif qui voit sa femme très jeune se faire engrosser par un autre. Par conséquent, selon la loi juive, il doit se séparer d'elle.

Comme elle est très jeune, le mot araméen, langue courante parlée par le Christ, pour décrire la vierge est ALMA ce qui signifie non pas vierge mais jeune fille.

Les tenants de l'absence de virginité de la vierge, prétendent que les évangélistes se sont trompés. Il s'agissait d'une jeune fille et non d'une vierge. Cependant sous la loi juive, toutes les très jeunes filles étaient vierges, avant leur mariage.

Il faut l'intervention d'un ange du seigneur pour que Joseph garde Marie avec lui mais en vrai juif, il ne veut pas la "connaître" puisque quelqu'un est 'passé" avant lui, fut-ce le Saint Esprit. Il se retrouve dans la situation non pas de "cocu royal" mais de "cocu de Dieu".

Par conséquent Saint Mathieu constate que Marie ne connut point d'homme.

MATHIEU CHAPITRE 1

1:19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.

1:20 Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit: Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint Esprit;

1:21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

1:22 Tout cela arriva afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète:

1:23 Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous.

1:24 Joseph s'étant réveillé fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui.

1:25 Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

LA NAISSANCE DE JÉSUS CHRIST

MATHIEU CHAPITRE 1

2:1 Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode,

LUC CHAPITRE 1

2:1 En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre.

2:2 Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.

2:3 Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville.

2:4 Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David,

2:5 afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.

2:6 Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva,

2:7 et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie.

LES BERGERS SONT DANS LES CHAMPS

Le jour de la Nativité fut fixé officiellement au 25 décembre par le pape Liberus, en l'an 354.

Cette date aurait été volontairement choisie pour remplacer les Saturnales (en latin Saturnalia) qui sont durant l'antiquité romaine, des fêtes qui se déroulaient durant la période proche du solstice d'hiver du 17 au 24 décembre. Elles célèbrent le dieu Saturne et sont accompagnées de grandes réjouissances populaires.

Durant cette période, les barrières sociales disparaissaient. et toutes les conditions étaient égales. Des repas puis des orgies étaient organisés, des cadeaux étaient distribués, des figurines étaient offertes aux enfants. Des plantes vertes entraient dans les maisons, notamment du houx, du gui et du lierre.

À partir de 274, les Saturnales seront prolongées le 25 décembre par le Dies Natalis Solis Invicti « le jour de naissance de Sol Invictus ».

Une autre divinité d'origine iranienne, Mithra, dieu de la lumière, bénéficiait aussi d'un culte répandu dans l'empire romain en concurrence avec le monothéisme chrétien.

Quant au mot Noël, il proviendrait des termes celtes noio et hel qui signifient "renaissance du soleil".

Il était jugé peu probable le fait que Jésus soit né en décembre, car les bergers étaient dehors avec leurs bêtes, durant la nuit. Cette pratique a été considérée comme devant être coutumière en période chaude.  Un doute porte aussi sur le fait  que les Romains aient engagé leur recensement en plein hiver, obligeant les foules à se déplacer dans le froid vers leur région d'origine.

Toutefois, ces arguments ne sont décisifs. Un recensement pouvait durer plus d'une année.

Il existe des mois de décembre doux. Une étude des vêtements de l'époque démontre que la période était plutôt chaude. Le climat varie depuis 3000 ans alternant des périodes froides et des périodes chaudes.

Les débordements des fêtes des Saturnales, commandaient de surveiller ses bêtes, la nuit.

LUC CHAPITRE 2

2:8 Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux.

2:9 Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Ils furent saisis d'une grande frayeur.

2:10 Mais l'ange leur dit: Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie:

2:11 c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.

2:12 Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche.

2:13 Et soudain il se joignit à l'ange une multitude de l'armée céleste, louant Dieu et disant:

2:14 Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée!

2:15 Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres: Allons jusqu'à Bethléhem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître.

2:16 Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche.

2:17 Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant.

2:18 Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement de ce que leur disaient les bergers.

2:19 Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son coeur.

2:20 Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.

LES ÉTOILES DES ROIS MAGES

Il semblerait qu'il y est deux étoiles, une étoile non visible qui fait son apparition à la naissance du Christ et une étoile qui guide les rois mages devant eux jusqu'à la crèche. La première est liée à un phénomène astronomique. La seconde qui marche devant eux, n'est pas une étoile. Le principe de l'étoile est de rester dans le ciel. Serait-un OVNI ou un être de lumière ?

MATHIEU CHAPITRE 1

2:1 Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem,

2:2 et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer.

2:3 Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.

2:4 Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s'informa auprès d'eux où devait naître le Christ.

2:5 Ils lui dirent: A Bethléhem en Judée; car voici ce qui a été écrit par le prophète:

2:6 Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n'es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple.

2:7 Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s'enquit soigneusement auprès d'eux depuis combien de temps l'étoile brillait.

2:8 Puis il les envoya à Bethléhem, en disant: Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant; quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'aille aussi moi-même l'adorer.

2:9 Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l'étoile qu'ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu'à ce qu'étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s'arrêta.

2:10 Quand ils aperçurent l'étoile, ils furent saisis d'une très grande joie.

2:11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe.

2:12 Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

LE SACRIFICE AU TEMPLE DE JÉRUSALEM

Jésus est d'abord et avant tout juif. Par conséquent il subit le rite juif du prépuce du nouveau né.

Les parents de Jésus sont très bien intégrés au temple de Jérusalem et il n'était pas question pour eux, de ne pas y présenter leur nouveau né.

La famille de Joseph et Marie sont membres du temple puisque Zacharie, le père de Jean dit le Baptiste est prêtre au temple (voir ci-dessous Jésus est né en décembre).

C'est en qualité de juif qu'il a choisi de vivre et de dispenser son message d'amour. Le christianisme est d'abord et avant tout une secte juive.

LUC CHAPITRE 2

2:21 Le huitième jour, auquel l'enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, nom qu'avait indiqué l'ange avant qu'il fût conçu dans le sein de sa mère.

2:22 Et, quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, -

2:23 suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur: Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur, -

2:24 et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur.

2:25 Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui.

2:26 Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur.

2:27 Il vint au temple, poussé par l'Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu'ordonnait la loi,

2:28 il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit:

2:29 Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur S'en aller en paix, selon ta parole.

2:30 Car mes yeux ont vu ton salut,

2:31 Salut que tu as préparé devant tous les peuples,

2:32 Lumière pour éclairer les nations, Et gloire d'Israël, ton peuple.

2:33 Son père et sa mère étaient dans l'admiration des choses qu'on disait de lui.

2:34 Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère: Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction,

2:35 et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de coeurs soient dévoilées.

2:36 Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Elle était fort avancée en âge, et elle avait vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité.

2:37 Restée veuve, et âgée de quatre vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière.

2:38 Étant survenue, elle aussi, à cette même heure, elle louait Dieu, et elle parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

2:39 Lorsqu'ils eurent accompli tout ce qu'ordonnait la loi du Seigneur, Joseph et Marie retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville.

LA FUITE EN ÉGYPTE

Le "massacre des innocents"  n'a pas de traces historiques sauf de la part de l'historien Macrobe (395-436) qui écrit :

Saturnales, II, 4, 11 «Cum audisset inter pueros quos in Syria Herodes rex Iudaeorum intra bimatum iussit interfici filium quoque eius occisum, ait: Melius est Herodis porcum esse quam filium.»

"Quand l'[empereur Auguste] apprit que parmi les enfants de Syrie de moins de deux ans qu'Hérode Roi des Juifs avait fait tuer, se trouvait son propre fils, il dit qu'il valait mieux être le cochon d'Hérode que son fils."

Ce texte antisémite semble tenter de confirmer l'évangile de Mathieu alors que le grand historien romain d'origine judéenne, de confession juive du Ier siècle ap J-C, Flavius Joseph né à Jérusalem en 37/38 et mort à Rome vers 100, n'en fait aucune mention. La guerre des Juifs et Les Antiquités Judaïque, écrites en grec et non pas en latin, bien que parfois contestées par les historiens modernes,  sont pourtant les sources principales sur l'histoire de la Judée du Ier siècle.

Il y a un rajout dans la traduction du vieux russe du Xe siècle de la guerre des juifs appelée "version slavonne", mais il ne s'agit que d'un rajout de la part de chrétiens orthodoxes qui ont voulu donner foi à l'épisode du massacre des innocents.

En revanche, Flavius Joseph rapporte qu'en l'an 7 av JC ; année que nous proposons pour fixer la naissance du Christ ; Hérode fit assassiner ses deux fils Alexandre et Aristobule, car il pensait que ses fils complotaient contre lui, pour lui prendre son trône. Cet épisode a - t -il inspiré l'allégorie du massacre des innocents, pour lier l'enfance de Jésus à celui de Moïse, sauvé des eaux ?

L'incohérence du récit du massacre des innocent , tient à cette question :

Pourquoi la famille de Jésus irait se faire "repérer" au temple pour la cérémonie du sacrifice du nouveau né, si le roi cherche partout le bébé pour le tuer ?

Par conséquent, l'épisode du "massacre des innocents" semble être inventé pour justifier une "fuite en Égypte" et affirmer que Jésus a retrouvé les sources du peuple juif, sur les pas de Moïse.

L'Égypte est la terre sur laquelle le monothéisme est né avec l'adoration d'Akhenaton et du disque solaire.

MATHIEU CHAPITRE 1

2:13 Lorsqu'ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu'à ce que je te parle; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr.

2:14 Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte.

2:15 Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: J'ai appelé mon fils hors d'Égypte.

2:16 Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s'était soigneusement enquis auprès des mages.

2:17 Alors s'accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète:

2:18 On a entendu des cris à Rama, Des pleurs et de grandes lamentations: Rachel pleure ses enfants, Et n'a pas voulu être consolée, Parce qu'ils ne sont plus.

2:19 Quand Hérode fut mort, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte,

2:20 et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va dans le pays d'Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts.

2:21 Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère, et alla dans le pays d'Israël.

2:22 Mais, ayant appris qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode, son père, il craignit de s'y rendre; et, divinement averti en songe, il se retira dans le territoire de la Galilée,

2:23 et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par les prophètes: Il sera appelé Nazaréen.

LA DATE DE NAISSANCE DE JÉSUS CHRIST

L'année de naissance de Jésus Christ n’a pas été correctement calculée. Il s'agirait d'une erreur faite de la part du moine Dionigi le petit, qui entre le Ve et VIe siècle fut chargé par Rome de continuer la compilation de la table chronologique de la date de la Pâques préparée au temps de l'Évêque Cyrille.

L'erreur du moine Dionigi est dans le fait qu'il calcula la naissance de Jésus après la mort d'Hérode, à une date qui correspondrait à 748 après la fondation de Rome. Mais Flavius Joseph nous donne le témoignage que la mort d'Hérode Ier le Grand, advient à la 37ième année de son règne. En considérant qu'il monta sur le trône en 40 avant J.C, l'année de sa mort est donc en 4 av J.C.

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- LE CHRIST EST NÉ AVANT L'AN 4 AV JC

- LE CHRIST EST NÉ A PARTIR DE L'AN 8 AV J-C

- LE CHRIST EST BIEN NÉ AU MOIS DE DÉCEMBRE

- LA DATE DU 4 DÉCEMBRE AN 7 AV J-C DÉCOUVERTE PAR KEPLER

LE CHRIST EST NÉ AVANT L'AN 4 AV JC

L'évangile de Mathieu vise clairement la mort d'Hérode : "2:1 Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode"

Hérode 1er le Grand fils d'Antipaten est né à Ascaton en 73 av J-C et mort à Jérico en 4 av J-C. Il fut roi de Judée de 40 av J-C jusqu'à sa mort en 4 av J-C.

Dans le même épisode, Mathieu vise aussi le fils d'Hérode Archélaüs.

Après le décès de son père, Archélaüs ou Archélaosse se rend à Rome pour se faire reconnaître roi de Judée par l'empereur Auguste mais ce dernier préfère le nommer Ethnarque.

En 6 ap J.-C., au bout de dix années de règne, la situation en Judée est telle, qu'une délégation juive parvient à Rome pour en informer Auguste. Archélaos est décrit comme un tyran cruel et brutal, irrespectueux et incapable de maintenir l'ordre et la paix.

Convoqué par Auguste, Archélaos est déposé et exilé à Vienne en Gaule dans l'actuelle France. C'est probablement à lui que fait allusion Strabon, lorsqu'il parle d'un des fils d'Hérode qui mourut en exil, interné chez les Gaulois Allobroges. Il fut remplacé par le préfet romain nommé Coponius.

Par conséquent, l'évangile de Mathieu à la lumière des écrits de Flavius Joseph, fait naître le Christ avant l'an 4 av JC.

L'ÉVANGILE ATTRIBUÉ A LUC NE CORRESPONDRAIT PAS A CELUI DE MATHIEU

L'évangile de Luc vise clairement Quirinus et le recensement de la terre.

2:1 En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre.

2:2 Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.

De 6 à 9, Quirinus fut envoyé en Syrie, avec le titre de légat d'Auguste propréteur (Legatus Augusti), pour gouverner cette province impériale consulaire.

C'est à cette époque qu'il reçut l'ordre de recenser la Judée, qui venait d'être réunie à la province de Syrie par la déposition d’Archélaos.

Flavius Josèphe situe Cyrénius ou Quirinius, gouverneur de Syrie trente-sept ans après la bataille d'Actium qui eut lieu le 2 septembre 31 av. J.-C., ce recensement a donc eu lieu en 6 ap J-C.

Procéder à un recensement lorsqu'une province tombe sous l'administration directe de Rome est une procédure attestée par ailleurs ; cela provoqua la révolte de Judas le Galiléen.

ACTE DES APOTRES

quot;5.37 Après lui, parut Judas le Galiléen, à l'époque du recensement, et il attira du monde à son parti: il périt aussi, et tous ceux qui l'avaient suivi furent dispersés."

Par conséquent, Luc fixerait la naissance du Christ en l'an 6 ap J-C.

UNE DÉCOUVERTE HISTORIQUE SUR QUIRINIUS NOMMÉ UNE PREMIÈRE FOIS EN SYRIE AVANT L'AN 6

Publius Sulpicius Quirinius (synonyme : Cirinus, Cyrénius, en grec ancien Κυρήνιος est mort en 21 ap. J.-C. Sa date de naissance n'est pas connue.

En 12 av. J.-C., en raison des éminents services, administratifs et militaires, qu'il avait rendus à l'État, César Auguste l'élève au rang de consul. Quirinius est consul ordinaire aux côtés de Marcus Valerius Messalla Barbatus Appianus, puis d'un autre collègue, Valerius étant mort en charge. Il est ensuite nommé gouverneur de Galatie vers 5 av. J.-C.-3 av. J.-C. Il mène alors une campagne victorieuse contre une peuplade de Cilicie, les Homonades et reçoit pour cela les insignes du triomphe

En 1 av. J.-C., il est donné comme conseil, rector, au jeune Caius César. Lors de l'exil de Tibère à Rhodes, entre 6 av. J.-C. et 2, il semble que Quirinius se soit montré proche de Tibère et lui ait témoigné sa sympathie. Tibère le loua de cette action à titre posthume lors de la séance du Sénat romain qui décida de ses funérailles publiques.

Au XIXe siècle, une inscription portant un fragment de "cursus honorum" anonyme car brisé, trouvée à Tivoli sous les références CIL XIV, 3613 = ILS 918 = IIt IV 4, 1 concernant un personnage ayant gouverné la Syrie, est attribué à Cyrénius ou Quirinius :

[P(ublius) Sulpicius P(ubli) f(ilius) Quirinius co(n)s(ul)] / [6] / [6] / [6] / [legatus pr(o) pr(aetore) divi Augusti Syriam et Phoenicen optinens] / [bellum gessit cum gente Homonadensium] / [quae interfecerat Amyntam] / [r]egem qua redacta in pot[estatem Imperatoris Caesaris] / Augusti populique Romani senatu[s dis immortalibus] / supplicationes binas ob res prosp[ere ab eo gestas et] / ipsi ornamenta triump[halia decrevit] / proconsul Asiam provinciam opti[nuit legatus pro praetore] / divi Augusti iterum Syriam et Pho[enicen optinuit]

Cette épigraphe précise que Quirinus aurait eu deux fonctions en Syrie. La seconde est celle de gouverneur mais la première ne correspond pas, comme les historiens du XIXe siècle ont trop activement conclu, à une fonction de gouverneur. C'était impossible tant que Hérode le grand ou son fils régnaient.

Par conséquent les évangiles de Luc peut prévoir une naissance antérieure à l'an 6 ap JC

LE CHRIST EST NÉ A PARTIR DE L'AN 8 AV J-C

Le temple d'Auguste à Ankara

SAINT LUC CHAPITRE 2

"2:1 En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre.

2:2 Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie."

LE RECENSEMENT DU MONDE ROMAIN DE SAINT LUC A UNE EXISTENCE HISTORIQUE

A Ankara en Turquie, un temple dédié à César Auguste porte inscrite sur l'un de ses murs une déclaration de l'empereur, sous le titre de Res Gestae Divi Augusti, sorte de compte-rendu des actes accomplis sous son règne.

Le texte gravé parle de trois recensements qu'il a ordonnés : le premier en 726 de l'ère de Rome (28 av. J.-C.), le second en 746 (8 av. J.-C.), le troisième en 767 (14 ap. J.-C.):

"Et pendant mon sixième consulat, j’ai mené le recensement des citoyens romains avec mon collègue M. Agrippa ( 28 av. J.-C. ). J’ai procédé à ce lustre pour la première fois depuis quarante et un ans. Lors de ce lustre, on a recensé quatre millions soixante-trois mille citoyens romains. Ensuite, une deuxième fois, disposant des pleins pouvoirs proconsulaires, j’ai procédé au lustre sans collègue, sous le consulat de C. Censorinus et de C. Asinius ( 8 av. J.-C. ). Lors de ce lustre, on a recensé quatre millions deux cent trente-trois mille citoyens romains. Enfin, une troisième fois, disposant des pleins pouvoirs proconsulaires, j’ai procédé au lustre avec pour collègue mon fils Tibère César, sous le consulat de Sex. Pompeius et de Sex. Appuleius ( 14 ap. J.-C. ). Lors de ce lustre, on a recensé quatre millions neuf cent trente-sept mille citoyens romains".

Un an avant sa mort du 19 août 14, Auguste avait confié aux Vestales, trois rouleaux scellés (quatre selon Dion Cassius). Outre son testament, il y avait:
- 1er rouleau : des indications sur la manière de régler ses funérailles;
- Second rouleau (Res Gestae): un résumé de ses actions, qu'il voulait qu'on grave sur deux tables de bronze fixées à des piliers à l'entrée de son mausolée; (Suétone, Auguste, 101)
- Troisième rouleau : un état de la situation de l'Empire, indiquant les effectifs de l'armée et le bilan financier du trésor public, du trésor impérial et des redevances;
- Le quatrième volume, très discuté, contenait peut-être des conseils au Sénat et donc à Tibère sur la politique intérieure et extérieure à suivre pour l'empire.

Le texte gravé sur le temple d'Ankara

Le second rouleau (Res Gestae) trouvé au temple d'Ankara en Galatie, en Asie Mineure, sert aujourd'hui de base aux éditions du texte. Il a été découvert en 1555 à Ancyre (Ankara) par Augier Ghislain de Busbecq.

Des fragments d'autres copies ont été découverts depuis à Apollonie de Pisidie (1930) et surtout à Antioche (1914-1924).

LES CONCLUSIONS SUR L'ANNÉE DE NAISSANCE DU CHRIST

Le premier recensement des citoyens romains, appelé "recensement de la terre" selon l'évangile de LUC, car dans les esprits de l'époque, il n'existait comme monde civilisé que le monde romain, correspond à 28 AV JC. Mais ce recensement est trop vieux.

Le second recensement en l'an 8 av J-C semble celui cité par l'évangile de Saint Luc.

Mais l'évangile de Saint Luc évoque le "premier recensement".

Ne serait-il par tout simplement le premier recensement de Quirinus nommé deux fois en Syrie ?

Son deuxième recensement ne concernant que la Judée, ayant eu lieu en 6 ap JC ?

Une découverte historique est attendue pour confirmer définitivement cette hypothèse qui semble certaine.

Par conséquent, le Christ serait né durant le recensement de l'an 8 sachant qu'un recensement d'une population entière du monde romain durait plus d'un an !

LE CHRIST EST BIEN NÉ AU MOIS DE DÉCEMBRE

En 1999, le professeur israélien Shemaryahou Talmon publie une étude proposant une solution découlant des manuscrits de la mer Morte.

Les fragments du calendrier de Qumrân nous apprennent en effet que le service liturgique de la classe des prêtres d'Abia devait assurer son tour de garde deux fois par an, du 8 au 14 du troisième mois et du 24 au 30 du huitième mois. Cette deuxième période correspond à la fin de notre mois de septembre.

Or, l'évangile de Luc explique au Chapitre 1er :

"1:5 Du temps d'Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d'Abia; sa femme était d'entre les filles d'Aaron, et s'appelait Élisabeth.

1:6 Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d'une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur.

1:7 Ils n'avaient point d'enfants, parce qu'Élisabeth était stérile; et ils étaient l'un et l'autre avancés en âge.

1:8 Or, pendant qu'il s'acquittait de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut appelé par le sort,

1:9 d'après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour offrir le parfum.

1:10 Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l'heure du parfum.

1:11 Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l'autel des parfums.

1:12 Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur s'empara de lui.

1:13 Mais l'ange lui dit: Ne crains point, Zacharie; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean.

1:14 Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance.

1:15 Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère;

1:16 il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu;

1:17 il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les coeurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.

1:18 Zacharie dit à l'ange: A quoi reconnaîtrai-je cela? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge.

1:19 L'ange lui répondit: Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu; j'ai été envoyé pour te parler, et pour t'annoncer cette bonne nouvelle.

1:20 Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, qui s'accompliront en leur temps.

1:21 Cependant, le peuple attendait Zacharie, s'étonnant de ce qu'il restait si longtemps dans le temple.

1:22 Quand il sortit, il ne put leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le temple; il leur faisait des signes, et il resta muet. "

Par conséquent, le prêtre Zacharie, père de Jean dit le Baptiste, et appartement à la classe des prêtres d'Abiao, officiait dans le Temple, quand il apprend qu'il va avoir un fils.

Les évangiles de Luc précise :

"1:24 Quelque temps après, Élisabeth, sa femme, devint enceinte. Elle se cacha pendant cinq mois, disant:

1:25 C'est la grâce que le Seigneur m'a faite, quand il a jeté les yeux sur moi pour ôter mon opprobre parmi les hommes.

1:26 Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

1:27 auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie."

Puis toujours au Chapitre 1 des évangiles de Luc plus bas :

"1:36 Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois."

Six mois après septembre, il s'agit du mois de mars. Il faut alors ajouter neuf mois de grossesse de Marie, et le mois de naissance de Jésus est confirmé pour décembre

Entre-temps son cousin Jean dit le Baptiste est né au mois de juin, neuf mois après l'apparition à Zacharie. Saint Jean Baptiste est fêté le 24 juin.

Cet élément trouvé dans les précieux manuscrits impliquerait donc que Jésus-Christ soit bien né en plein hiver, et permet ainsi à la fête de Noël de retrouver son caractère d'anniversaire véritable. Les fêtes de la Saint Jean au mois de juin sont aussi confirmées.

LA DATE DU 4 DÉCEMBRE AN 7 AV J-C DÉCOUVERTE PAR KEPLER

Trouver une coïncidence entre la naissance de Jésus et un évènement astronomique particulier est un défi qu'ont tenté nombre d'érudits versés dans les calculs de calendrier ou de mécanique céleste. Les mages venus d'Orient pour voir le nouveau-né étaient originaires de Mésopotamie ou d'Iran, région où l'astrologie était très pratiquée Par conséquent, il a été cherché  à relier la position des étoiles à l'époque de la Nativité, avec la pratique de l'astrologie en Perse.

Si l'étoile des rois mages doit correspondre à un fait astronomique réel, quelle a pu être sa véritable nature ?

L'iconographie traditionnelle représente souvent l'étoile de Noël comme une comète. Les comètes sont des blocs de glace et de poussières suivis d'une traînée lumineuse, ayant une trajectoire elliptique autour du soleil et se rapprochant périodiquement de la Terre. Il n'a pas été possible de documenter le passage d'une comète particulière visible à cette époque.

D'autres phénomènes célestes ont été envisagés, tels les supernovae ou étoiles lointaines qui explosent en fin de vie en émettant une très grande luminosité. Là non plus, aucun texte ancien connu ne semble faire référence à un tel phénomène au moment opportun.

La possibilité d'un alignement de planètes est un domaine qui s'est révélé plus prometteur.

C'est l'astronome allemand Johannes Kepler (1571-1630) qui y songe le premier, en observant en 1603 une conjonction très lumineuse entre Jupiter et Saturne dans la constellation des Poissons.

Il fit alors un rapprochement avec l'étoile des mages grâce à un texte hébreu du rabbin Abravanel :

"Pour les astrologues juifs, le Messie viendrait d'une conjonction de Saturne et de Jupiter dans la constellation des Poissons".

Kepler calcule alors qu'en l'an 7 av. J.-C., la même conjonction s'était produite trois fois dans la même année : le 29 mai, le 3 octobre et le 4 décembre.

La répétition de cet alignement étant extrêmement rare, il en conclut que des observateurs attentifs du ciel comme les mages avaient pu la remarquer. Il l'assimila à l'étoile de Bethléem, et plaça donc la Nativité en l'an 7 av. J.-C.. Ses résultats furent aussitôt publiés, mais ils passèrent inaperçus parce que tout le monde croyait à l'époque, que Jésus était né en l'an 1. Pourtant, ses résultats sont confirmés par les ordinateurs de la NASA qui ont reconstitué les phénomènes célestes sur 4000 ans.

En 1925, l'orientaliste allemand Paul Schnabel déchiffre les anciennes tablettes cunéiformes de l'école d'astronomie de Sippar. Celles-ci confirment qu'une "grande étoile" formée par la réunion des planètes Jupiter et Saturne, avait été observée en Poissons pendant plus de cinq mois en l'an 7 av. J.-C..

LA SYMBOLIQUE ASTROLOGIQUE DE LA DATE DE NAISSANCE DU CHRIST

La conjonction de Saturne et de Jupiter dans la constellation des Poissons signifie Dieu (Jupiter) apporte sa protection (Saturne) au peuple juif (les poissons)

JUPITER

Jupiter, en latin Juppiter ou Jupiter (génitif Jovis), est le dieu romain qui gouverne la terre et le ciel, ainsi que tous les êtres vivants s'y trouvant. Il est aussi le maître des autres dieux. Il est originellement un dieu du ciel, lié aux pratiques divinatoires des prêtres de Rome. Il a pour attributs l'aigle et le Foudre.

SATURNE

Saturne est une ancienne divinité romaine agraire qui protégeait les semailles.

Il a a été peu à peu assimilé au dieu grec Cronos. D’après les poètes latins (Ovide, Fastes, Virgile, Énéide) Saturne, détrôné par son fils Jupiter, et réduit à la condition de simple mortel, vient se réfugier en Italie, dans le Latium, où il rencontre le dieu du commencement, Janus. Avec son aide, il invente l’âge d’or : l’égalité des conditions est rétablie ; aucun homme n’est au service d’un autre ; personne ne possède rien en propre ; toutes choses sont communes, comme si tous n’eussent eu qu’un même héritage.

C’est pour rappeler la mémoire de cet âge heureux qu’on célébrait à Rome les Saturnales.

La mythologie romaine rappelle la croyance chrétienne entre le père et le fils. Chez les romains, c'est le père qui se retrouve sur terre. Chez les chrétiens c'est le fils qui se retrouve sur terre.

LES POISSONS ÉTAIENT UN SYMBOLE DU PEUPLE JUIF AVANT D'ÊTRE UN SYMBOLE CHRÉTIEN

Jésus, l'agneau de Dieu, est symbolisé par le poisson. L'acrostiche du mot (Ichtus) abréviation grecque de « Jésus-Christ, le Messie fils de Dieu sauveur » est utilisé dès la fin du second siècle, comme l'attestent "Les Oracles sibyllins" (8,217-250).

Le symbole du Poisson-Christ a précédé l'acrostiche. Un graffiti de Saint-Sébastien à Rome et une inscription de Septime Sévère, surmontée d'une ancre et de deux poissons ainsi que le graffiti de la catacombe de Domitille dessinent une ancre-croix et deux poissons.

La conjonction Jupiter Saturne dans la constellation des poissons peut aujourd'hui signifier Le Père (Saturne) envoie son fils (Jupiter) à l'ère des poissons.

Pour l'astrologue français Paul Le Cour (1871-1954) l'Ère des Poissons a commencé à la naissance de Jésus-Christ et prendra fin en 2160.

L'ÉTUDE DU TALMUD ET DE LA KABBALE JUIVE CONFIRME QUE LE POISSON EST UN SYMBOLE DU PEUPLE JUIF

Au temps de Rabbi Akiba, les Romains décrétèrent l'interdiction pour les juifs d'étudier la Torah. Rabbi Akiba n'en continua pas moins à réunir autour de lui de grandes assemblées de disciples afin de les instruire. Un certain Pappos ben Juda le surprit à agir de la sorte et lui dit : " Akiba ! Ne crains-tu donc pas la mort ? "
- Je vais te raconter une histoire, lui répondit Rabbi Akiba. Un renard qui se promenait le long d'une rivière vit les petits poissons qui nageaient çà et là. II leur dit : " Pourquoi donc, chers amis, êtes-vous si terrorisés ?
- Nous craignons les filets par lesquels on nous piège, répliquèrent les poissons.
- Sortez donc de l'eau, poursuivit le renard, et venez donc me rejoindre sur la terre ferme ! Nous y demeurerons en fort bonne entente ensemble ! C'est ainsi que vos ancêtres ont vécu d'antan en compagnie des miens.
- Et tu serais la bête la plus sage de la terre, comme on le dit, s'étonnèrent les poissons. Tu n'es qu'un sot ou un hypocrite ! Vois donc : ici, dans notre élément, nous sommes bouleversés de frayeur à cause des filets que l'on tend pour nous prendre ! Et nous irions de nous-mêmes sur cette terre ferme qui est notre mort certaine ? "
" II en est ainsi de nous, conclut Rabbi Akiba. La Torah est notre élément et nous sommes les petits poissons qui y vivons. Les peuples qui veulent nous retirer de l'eau ressemblent au renard de cette histoire. Cela peut-il avoir un sens pour un poisson que de sauter sur la terre ferme à seule fin d'échapper aux filets qui veulent, justement, l'y emporter de force ? Non, Pappos ! C'est dans l'Océan de la Torah seul que nous sommes sûrs de survivre. " (D’après Bera’hot 61b)

Deux livres préfigurent le Christ et sa Passion sous la forme du Poisson : le livre de Tobie et le Livre du prophète Jonas, dans l'Ancien Testament, appelé le «  Signe de Jonas ». Il est aussi fait allusion au poisson abondant comme signe de vie abondante, dans le livre du prophète Ezéchiel.

Au crépuscule de sa vie, Yaakov bénit Efraïm et Ménaché – les enfants de son fils Yossef – par le truchement de cette bénédiction, alors récitée chaque soir aux enfants au moment du coucher :

« Que l’ange qui me délivre de tout mal bénisse les jeunes ; Et sera appelé en eux mon nom et le nom de mes pères Avraham et Yits’haq ; Et ils "poissonneront" en multitude au sein de la terre. » (Béréchit XLVIII, 16)

La traduction exige "poissonneront" du fait de l’emploi par le verset du terme hébraïque Véyidgou qui, sous cette forme, est un hapax, une création verbale à partir du substantif dag, "poisson".

Rachi dispose en l’espèce d’un Midrach entérinant son allégation.

« Et ils poissonneront en multitude au sein de la terre : De la même façon que le mauvais œil n’a pas prise sur ces poissons, il n’a pas prise sur tes enfants. » (Béréchit Rabba XCVII, 3)

Le Zohar vient également à l’appui de cette thèse :

« Un jeune homme a dit : Je ne crains pas le mauvais œil, car je suis le fils d’un estimable et grand poisson (NdA : il était le fils de Rav Amnouna Saba, or "nouna" signifie poisson en araméen) !

Or le poisson n’a pas peur du mauvais œil, ainsi qu’il est écrit : Et ils poissonneront en multitude au sein de la terre. » (Zohar III (Balak), 187a)

L’épisode du Maboul confirme cette particularité remarquable du poisson. Lorsque le verset décrit les conséquences du Déluge, il affirme :

« Tout ce qui a une âme, un souffle de vie dans ses narines, de tout ce qui est sur la terre ferme, est mort. » (Béréchit VII, 22)

Le Talmud, relayé par Rachi, interprète :

« De tout ce qui est sur la terre ferme est mort : À l’exclusion des poissons de la mer. » (Sanhedrin 108a)

Ou bien encore :

« Au Déluge, le décret ne frappa pas les poissons de la mer. » (Kidouchin 13a)

Aux circonspects qui argueraient qu’il est bien naturel que les poissons ne meurent pas dans l’eau, les commentateurs rétorquent – à l’aide d’un passage de la Guemara (Sanhedrin 108b) – que les eaux du déluge étaient bouillantes. Si cette espèce n’a pas péri, c’est donc qu’elle est porteuse d’une propriété essentielle : le mal ne peut pas l’atteindre !

C’est l’idée que soutient Rabbenou Bé’hayé quand il affirme que si les poissons ne furent pas exterminés par le Déluge, c’est parce qu’ils bénéficièrent de la bénédiction spéciale qui leur fut adressée dès leur création et qui les protégea pour tous les temps. (Voir son commentaire sur le verset d’où émane ladite bénédiction en Béréchit I, 22)

Seulement, Nahmanide – dans son commentaire sur le verset de Noa’h  – nous rappelle que le Midrach cite un autre avis :

« Certains disent : Ceux-ci (les poissons) aussi auraient du mourir, mais ils prirent la fuite vers la grande mer, vers l’Océan. » (Béréchit Rabba XXXII, 11)

Ainsi, d’après cette opinion, les poissons ne furent pas l’objet d’un phénomène inhérent à leur pseudo-invulnérabilité ontologique. Ils sauvèrent eux-mêmes leurs écailles !

D’ailleurs, le Talmud rapporte le même enseignement que dans le Midrach précité au chapitre 2. Mais non sans l’adjoindre d’un éclaircissement qui corrobore cette dernière thèse :

« Et ils poissonneront en multitude au sein de la terre : De la même façon que l‘eau de la mer recouvre les poissons qui s’y trouvent, de sorte que le mauvais œil n’a pas prise sur eux, le mauvais œil n’a pas non plus prise sur les descendants de Yossef. » (Bera’hot 20a)

Si le mauvais œil n’a pas de prise sur les poissons, ça n’a rien d’une manifestation miraculeuse. C’est parce que la mer les recouvre ! Nous dirions : parce qu’ils savent fuir vers les profondeurs.

À plusieurs endroits du corpus de la Guemara (Sota 36b, Baba Metsia 84a, Baba Batra 118b), une variante du même texte, reprise dans une des principales versions incunables de Rachi, le «Dfous Richone» termine d’affermir cette position :

« De la même façon que l’eau de la mer recouvre les poissons qui s’y trouvent, de sorte que l’œil ne peut pas les atteindre, l’œil ne peut pas non plus atteindre les descendants de Yossef. »

Le propre des poissons n’est pas de ne pas être atteint par le mauvais œil. Il est de ne pas être atteint par l’œil tout court. Espèce protégée parce qu’invisible.

L'ENFANCE DE JÉSUS

- LE SEUL ÉPISODE CONNU DE L'ENFANCE DE JÉSUS SEMBLE ÊTRE UNE FRAUDE

- LES FRÈRES ET SOEURS DE JÉSUS

- JÉSUS N'EST PAS ESSENIEN

LE SEUL ÉPISODE CONNU DE L'ENFANCE DE JÉSUS SEMBLE ÊTRE UNE FRAUDE

Cette épisode semble bien être une fraude. Les parents sont étonnés. Vu les conditions de naissance de Jésus, on ne s'étonne plus de rien de la part de son fils !

Rappeler à Saint Joseph qu'il n'est que le "beau père" n'est pas très élégant de la part de Jésus. L'injure ne correspond pas à la philosophie du message du Christ.

Il semble qu'il s'agisse d'une figure de style de l'époque. Plutarque dans la vie illustre des grands hommes, décrit une scène similaire; durant l'enfance d'Alexandre le Grand. Le jeune prince arrive à dresser un cheval fougueux à la place d'adultes qui n'y arrivaient pas, malgré leur compétence.

L'historien romain d'origine judéenne et de confession juive Flavius Joseph (né en 37/38 décédé en 100) qui a écrit à la même époque de Luc s'est décrit lui aussi comme un petit prodige :

"A l'âge d'environ 14 ans, alors que j'étais encore un enfant, je fus applaudi de tous pour mon amour des lettres ; les grands prêtres et les responsables de la cité en vinrent même à me consulter pour se faire préciser certains aspects de nos lois" (Vie, 9)

LUC CHAPITRE 1

2:40 Or, l'enfant croissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

2:41 Les parents de Jésus allaient chaque année à Jérusalem, à la fête de Pâque.

2:42 Lorsqu'il fut âgé de douze ans, ils y montèrent, selon la coutume de la fête.

2:43 Puis, quand les jours furent écoulés, et qu'ils s'en retournèrent, l'enfant Jésus resta à Jérusalem. Son père et sa mère ne s'en aperçurent pas.

2:44 Croyant qu'il était avec leurs compagnons de voyage, ils firent une journée de chemin, et le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances.

2:45 Mais, ne l'ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem pour le chercher.

2:46 Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant

2:47 Tous ceux qui l'entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses.

2:48 Quand ses parents le virent, ils furent saisis d'étonnement, et sa mère lui dit: Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous? Voici, ton père et moi, nous te cherchions avec angoisse.

2:49 Il leur dit: Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père?

2:50 Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.

2:51 Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait toutes ces choses dans son coeur.

2:52 Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

LES FRÈRES ET SOEURS DE JÉSUS

MARC CHAPITRE 6

6:2 Quand le sabbat fut venu, il se mit à enseigner dans la synagogue. Beaucoup de gens qui l'entendirent étaient étonnés et disaient: D'où lui viennent ces choses? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et comment de tels miracles se font-ils par ses mains?

6:3 N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? et ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous? Et il était pour eux une occasion de chute.

MARC CHAPITRE 3

3:30 Jésus parla ainsi parce qu'ils disaient: Il est possédé d'un esprit impur.

3:31 Survinrent sa mère et ses frères, qui, se tenant dehors, l'envoyèrent appeler.

3:32 La foule était assise autour de lui, et on lui dit: Voici, ta mère et tes frères sont dehors et te demandent.

3:33 Et il répondit: Qui est ma mère, et qui sont mes frères?

3:34 Puis, jetant les regards sur ceux qui étaient assis tout autour de lui: Voici, dit-il, ma mère et mes frères.

3:35 Car, quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur, et ma mère.

JÉSUS N'EST PAS ESSÉNIEN

La filiation entre Jésus et les esséniens est une croyance franc - maçonne du XVIIIe et XIXe siècle. Le chercheur franc maçon le plus connu qui véhicule cette croyance est Ernest Renan (1823-1892). Nous avons des esséniens des textes de Pline l'ancien et de Flavius Joseph reproduits plus bas. Nous ne reprenons pas les textes de Philon d'Alexandrie car ils sont perdus et ne sont connus qu'en seconde main par une reprise de Eusèbe de Césarée qui a le statut de "père de l'Église".

Les esséniens ont acquis une renommée au XXième siècle au point de remplir les rayonnages des librairies ésotériques,  à la suite de la découverte, à partir de 1947, dans plusieurs grottes près des ruines de Qumrân d'un vaste groupe de documents religieux connus sous le nom de « manuscrits de la mer Morte », dont une centaine – « sur 870 » – pourraient être esséniens, ou d'un mouvement proche se donnant, dans une trentaine de manuscrits, le nom de « Yahad » (« Unité », « Alliance ») . Toutefois, cette identification ne fait pas consensus. La majorité des manuscrits sont saducéens. Des esséniens vivaient certainement à Qumrân mais tous les esséniens ne vivaient pas à Qumrân.

Les ruines de Qumrân, plus bas, les grottes près de Qumrân

Si Jésus savait jeûner, il aimait manger, le vin ainsi que les huiles pour le corps. Il acceptait la compagnie des femmes. Son comportement décrit par les évangiles ne correspond pas avec le rigorisme des esséniens.

Voici les textes que nous avons pour décrire les esséniens.

Pline l'ancien nous présente les esséniens dans le Livre V, chapitre XV , partie 4

"A l'occident, mais à une distance du rivage où il n'y a rien à craindre des exhalaisons, sont les Esséniens, nation solitaire, singulière par-dessus toutes les autres, sans femme, sans amour, sans argent, vivant dans la société des palmiers. Elle se reproduit de jour en jour, grâce à l'affluence de nouveaux hôtes; et la foule ne manque pas de ceux qui, fatigués de la vie, sont amenés par le flot de la fortune à adopter ce genre de vie. Ainsi, pendant des milliers de siècles, chose incroyable, dans une nation chez laquelle il ne naît personne, tant est fécond pour elle le repentir qu'ont les autres de leur vie passée. Au-dessous d'eux fut la ville d'Engadda, ne le cédant qu'a Jérusalem pour la fertilité et ses bois de palmiers; maintenant c'est un monceau de cendres comme Jérusalem. De là on arrive à Massada, château sur un rocher, qui n'est pas loin, non plus, du lac Asphaltite. Voilà pour la Judée."

L'historien romain Flavius Joseph dit "le juif" écrit dans le livre II chapitre 8 à partir du second paragraphe de son Livre "La guerre des juifs"

"ll y a, en effet, chez les Juifs, trois écoles philosophiques : la première a pour sectateurs les Pharisiens, la deuxième les Sadducéens, la troisième, qui passe pour s’exercer à la sainteté, a pris le nom d'Esséniens, Juifs de naissance, mais plus étroitement liés d'affection entre eux que les autres, ces hommes répudient les plaisirs comme un péché et tiennent pour vertu la tempérance et la résistance aux passions. Ils dédaignent le mariage pour eux-mêmes, mais adoptent les enfants des autres, à l'âge où l'esprit encore tendre se pénètre facilement des enseignements, les traitent comme leur propre progéniture et leur impriment leurs propres mœurs. Ce n’est pas qu'ils condamnent en principe le mariage et la procréation, mais ils redoutent le dévergondage des femmes et sont persuadés qu'aucune d'elles ne garde sa foi à un seul homme.

Contempteurs de la richesse, ils pratiquent entre eux un merveilleux esprit de communauté. Personne chez eux qui surpasse les autres par la fortune ; car leur loi prescrit à ceux qui adhèrent à leur secte de faire abandon de leurs biens à la corporation, en sorte qu'on ne rencontre nulle part chez eux ni la détresse de la pauvreté ni la vanité de la richesse, mais la mise en commun des biens de chacun donne à tous, comme s'ils étaient frères, un patrimoine unique. Ils considèrent l'huile comme une souillure, et si l'un d'eux a dû malgré lui se laisser oindre, il s'essuie le corps : car ils prisent fort d’avoir la peau rude et sèche et d'être toujours vêtus de blancs. Ils ont, pour veiller aux intérêts communs, des administrateurs élus, à qui le suffrage de tous désigne leurs services particuliers

Ils ne forment pas une ville unique, mais vivent dispersés en grand nombre dans toutes les villes. Quand des frères arrivent d'une localité dans une autre, la communauté met tous ses biens à leur disposition, comme s’ils leur appartenaient : ils fréquentent chez des gens qu'ils n'ont jamais vus comme chez d'intimes amis. Aussi, dans leurs voyages n'emportent-ils rien avec eux, si ce n'est des armes à cause des brigands. Dans chaque ville est délégué un commissaire spécialement chargé de ces hôtes de la communauté ; il leur fournit des vêtements et des vivres. Leur habillement et leur tenue ressemblent à ceux des enfants élevés sous la férule d'un maître. Ils ne changent ni de robe ni de souliers avant que les leurs ne soient complètement déchirés ou usés par le temps. Entre eux rien ne se vend ni ne s'achète : chacun donne à l'autre sur ses provisions le nécessaire et reçoit en retour ce dont il a besoin ; mais, même sans réciprocité, il leur est permis de se faire donner de quoi vivre par l'un quelconque de leurs frères

Leur piété envers la divinité prend des formes particulières. Avant le lever du soleil, ils ne prononcent pas un mot profane : ils adressent à cet astre des prières traditionnelles, comme s'ils le suppliaient de paraître. Ensuite, leurs préposés envoient chacun exercer le métier qu'il connaît, et jusqu'à la cinquième heure ils travaillent de toutes leurs forces ; puis ils se réunissent de nouveau dans un même lieu, ceignent leurs reins d'une bande de lin et se lavent tout le corps d'eau froide. Après cette purification, ils s'assemblent dans une salle particulière où nul profane ne doit pénétrer ; eux-mêmes n'entrent dans ce réfectoire que purs, comme dans une enceinte sacrée. Ils prennent place sans tumulte, puis le boulanger sert à chaque convive un pain, le cuisinier place devant lui un plat contenant un seul mets. Le prêtre prononce une prière avant le repas, et nul n'y peut goûter que la prière ne soit dite. Après le repas, il prie derechef ; tous, au commencement et à la fin, rendent grâce a Dieu, dispensateur de la nourriture qui fait vivre. Ensuite, dépouillant leurs vêtements de repas comme des robes sacrées, ils retournent à leurs travaux jusqu'au soir. Alors, revenus au logis commun, ils soupent de la même manière, cette fois avec leurs hôtes s'il s'en trouve de passage chez eux. Ni cri, ni tumulte ne souille la maison : chacun reçoit la parole à son tour. Pour les gens qui passent, ce silence à l'intérieur du logis apparaît comme la célébration d'un mystère redoutable ; mais la cause en est simplement dans leur invariable sobriété, dans leur habitude de mesurer à chacun la nourriture et la boisson nécessaires pour le rassasier, sans plus.

Tous leurs actes en général s'exécutent sur l'ordre de leurs préposés, mais il y a deux vertus dont la pratique ne dépend que d'eux-mêmes : l'assistance d'autrui et la pitié. Il leur est permis, en effet, de secourir, sans autre formalité, ceux qui en sont dignes et qui les en prient, comme aussi de donner des vivres aux nécessiteux. Cependant, ils n'ont pas le droit de faire des dons à leurs proches sans l'autorisation des préposés. Ils savent gouverner leur colère avec justice, modérer leurs passions, garder leur foi, maintenir la paix. Toute parole prononcée par eux est plus forte qu'un serment, mais ils s'abstiennent du serment même, qu'ils jugent pire que le parjure, car, disent-ils, celui dont la parole ne trouve pas créance sans qu'il invoque Dieu se condamne par là même. Ils s'appliquent merveilleusement à la lecture des anciens ouvrages, choisissant surtout ceux qui peuvent servir au bien de l'âme et du corps. C'est là qu'ils cherchent, pour guérir les maladies, la connaissance des racines salutaires, et des vertus des pierres.

Ceux qui désirent entrer dans cette secte n'en obtiennent pas aussitôt l'accès. Le candidat fait un stage extérieur d’une année, pendant laquelle il est astreint au genre de vie des Esséniens ; on lui donne une hachette, la ceinture dont j'ai déjà parlé et le vêtement blanc. Quand il a fourni pendant le temps prescrit la preuve de sa tempérance, il est associé encore plus étroitement au régime des confrères : il participe aux lustrations du bain de purification, mais il n'est pas encore admis aux repas en commun. Car après qu'il a montré son empire sur ses sens, il faut encore deux ans pour éprouver son caractère. Si l'épreuve est manifestement satisfaisante, il est alors admis dans la communauté. Mais avant de toucher à la nourriture commune, il s'engage envers ses frères, par de redoutables serments, d'abord à vénérer la divinité, ensuite à observer la justice envers les hommes, à ne faire tort à personne ni spontanément ni par ordre ; à toujours détester les injustes et venir au secours des justes ; à garder sa foi envers tous, particulièrement envers les autorités, car c'est toujours par la volonté de Dieu que le pouvoir échoit à un homme. Il jure que si lui-même exerce le pouvoir il ne souillera jamais sa magistrature par une allure insolente ni ne cherchera à éclipser ses subordonnés par le faste de son costume ou de sa parure ; il jure de toujours aimer la vérité et de confondre les menteurs ; de garder ses mains pures de larcin, son âme pure de gains iniques ; de ne rien tenir caché aux membres de la secte et de ne rien dévoiler aux profanes sur leur compte, dût-on le torturer jusqu'à la mort. Il jure encore de transmettre les règles de la secte exactement comme il les a reçues, de s'abstenir du brigandage et de conserver avec le même respect les livres de la secte et les noms des anges. Tels sont les serments par lesquels les Esséniens enchaînent les néophytes.

Quelqu'un d'entre eux est-il pris sur le fait commettant un délit grave, ils le chassent de la communauté. Souvent l'expulsé trouve une mort misérable : car, lié par ses serments et ses habitudes, il ne peut toucher aux aliments des profanes ; réduit à se nourrir d'herbes, il meurt le corps épuisé de faim. Aussi ont-ils souvent repris par pitié ces malheureux au moment où ils allaient rendre le dernier soupir, considérant comme suffisante pour leur péché cette torture poussée jusqu'à la mort.

Ils dispensent la justice avec beaucoup de rigueur et d'impartialité. Ils se rassemblent, pour juger, au nombre de cent au moins, et la sentence rendue est immuable. Après le nom de Dieu, celui du législateur est chez eux l'objet d'une vénération profonde ; quiconque l'a blasphémé est puni de mort. Ils regardent comme louable de suivre l'autorité de l'âge et du nombre ; dix Esséniens siègent-ils ensemble, nul ne pourra parler si les neuf autres s'y opposent. Ils évitent de cracher en avant d'eux ou à leur droite, et observent plus rigoureusement que les autres Juifs le repos du sabbat ; car ils ne se contentent pas de préparer la veille leur nourriture pour n'avoir pas à allumer de feu ce jour-là : ils n'osent ni déplacer aucun ustensile ni même satisfaire leurs besoins naturels. Les autres jours, ils creusent à cet effet une fosse de la profondeur d'un pied à l'aide d'un hoyau -car telle est la forme de cette petite hache que reçoivent les néophytes - et l'abritent de leur manteau pour ne pas souiller les rayons de Dieu ; c'est là qu'ils s'accroupissent, puis ils rejettent dans la fosse la terre qu'ils en ont tirée. Ils choisissent pour cela les endroits les plus solitaires : et, bien qu'il s'agisse là d'une évacuation, ils ont l'habitude de se laver ensuite comme pour se purifier d'une souillure

Ils se divisent en quatre classes suivant l'ancienneté de leur admission aux pratiques ; les plus jeunes sont réputés tellement inférieurs à leurs aînés que si un ancien vient à toucher un nouveau il doit se purifier comme après le contact d'un étranger. Ils atteignent un âge avancé, la plupart même passent cent ans, et ils doivent cette longévité, suivant moi, à la simplicité et à la régularité de leur vie. Ils méprisent les dangers, triomphent de la douleur par la hauteur de leur âme et considèrent la mort, si elle se présente avec gloire, comme préférable à une vie immortelle. La guerre des Romains a éprouvé leur force de caractère en toutes circonstances : les membres roués, tordus, brûlés, brisés, soumis à tous les instruments de torture afin de leur arracher un mot de blasphème contre le législateur ou leur faire manger des mets défendus, on n'a pu les contraindre ni à l'un, ni à l'autre, ni même à flatter leurs tourmenteurs ou à verser des larmes. Souriant au milieu des supplices et raillant leurs bourreaux, ils rendaient l'âme avec joie, comme s'ils devaient la reprendre bientôt.

En effet, c'est une croyance bien affermie chez eux que le corps est corruptible et la matière qui le compose inconsistante, mais que l'âme est immortelle et impérissable, qu'elle habitait l'éther le plus subtil, qu'attirée dans le corps comme dans une prison, elle s'unit à lui par une sorte de charme naturel, que cette âme une fois détachée des liens de la chair, débarrassée pour ainsi dire d'un long esclavage, prend son vol joyeux vers les hauteurs. D'accord avec les fils des Grecs, ils prétendent qu'aux âmes pures seules est réservé un séjour au delà de l'Océan, un lieu que n’importunent ni les pluies, ni les neiges, ni les chaleurs excessives, mais que le doux zéphyr, soufflant de l'Océan, vient toujours rafraîchir ; les âmes impures, au contraire, ils les relèguent dans un abîme ténébreux et agité par les tempêtes, foisonnant d'éternelles souffrances. C'est dans la même pensée, ce me semble, que les Grecs consacrent à leurs vaillants, à ceux qu'ils appellent héros et demi-dieux, les îles des bienheureux, aux âmes des méchants, l'Hadès, la région de l'impiété, ou, d'après leurs légendes, les Sisyphe, les Tantale, les Ixion et les Tityos sont au supplice : croyance où l'on retrouve d'abord l'idée de l'immortalité des âmes, ensuite la préoccupation d'exhorter à la vertu et de détourner du vice car les bons, pendant la vie, deviendront meilleurs par l'espérance des honneurs qu'ils obtiendront après leur mort, et les méchants mettront un frein à leurs passions dans la crainte que, même s'ils échappent de leur vivant au châtiment, ils ne subissent, après leur dissolution, un châtiment éternel. Tels sont les enseignements religieux des Esséniens, appât irrésistible pour ceux qui ont une fois goûté à leur sagesse

Il y en a même parmi eux qui se font fort de prévoir l'avenir à force de s'exercer par l'étude des livres sacrés, les purifications variées et les paroles des prophètes1 et il est rare qu'ils se trompent dans leurs prédictions."

Dans le livre XVIII chapitre 1er des antiquités juives, Flavius Joseph poursuit :

"Les Esséniens ont pour croyance de laisser tout entre les mains de Dieu ; ils considèrent l'âme comme immortelle et estiment qu'il faut lutter sans relâche pour atteindre les fruits de la justice. Ils envoient des offrandes au Temple, mais ne font pas de sacrifices parce qu'ils pratiquent un autre genre de purifications. C'est pourquoi ils s'abstiennent de l'enceinte sacrée pour faire des sacrifices à part. Par ailleurs ce sont de très honnêtes gens et entièrement adonnés aux travaux de la terre. [19] Il faut aussi les admirer, plus que tous ceux qui visent à la vertu, pour leur pratique de la justice, qui n'a jamais existé chez les Grecs ou chez les barbares, pratique qui n'est pas nouvelle mais ancienne chez eux...). Les biens leur sont communs à tous et le riche ne jouit pas plus de ses propriétés que celui qui ne possède rien. Et ils sont plus de quatre mille hommes à vivre ainsi.

Ils ne se marient pas et ne cherchent pas à acquérir des esclaves parce qu'ils regardent l'un comme amenant l'injustice, l'autre comme suscitant la discorde ; ils vivent entre eux en s'aidant les uns les autres. Pour percevoir les revenus et les produits de la terre ils élisent à main levée des hommes justes, et choisissent des prêtres pour la préparation de la nourriture et de la boisson. Leur existence n'a rien d'inusité, mais leur vie rappelle au plus haut degré celle des Daces appelés "Fondateurs".

GÉNÉALOGIE DE JÉSUS DESCENDANT DE DAVID

Les évangiles de Saint Mathieu et de Saint Luc tentent de dresser une Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham . 

Les deux généalogies de l'évangile de Saint Mathieu et de l'évangile de Saint Luc, ne correspondent pas.

Les juifs attendent un roi, un messie qui ne peut venir que de la souche de David et d'Abraham. Il semble bien que ces généalogies soient une fraude.

Ces généalogies sont étonnantes pour le fils de Dieu puisqu'elles présentent Jésus comme finalement le fils de Joseph !

MATHIEU chapitre 1

1:2 Abraham engendra Isaac; Isaac engendra Jacob; Jacob engendra Juda et ses frères;

1:3 Juda engendra de Thamar Pharès et Zara; Pharès engendra Esrom; Esrom engendra Aram;

1:4 Aram engendra Aminadab; Aminadab engendra Naasson; Naasson engendra Salmon;

1:5 Salmon engendra Boaz de Rahab; Boaz engendra Obed de Ruth;

1:6 Obed engendra Isaï; Isaï engendra David. Le roi David engendra Salomon de la femme d'Urie;

1:7 Salomon engendra Roboam; Roboam engendra Abia; Abia engendra Asa;

1:8 Asa engendra Josaphat; Josaphat engendra Joram; Joram engendra Ozias;

1:9 Ozias engendra Joatham; Joatham engendra Achaz; Achaz engendra Ézéchias;

1:10 Ézéchias engendra Manassé; Manassé engendra Amon; Amon engendra Josias;

1:11 Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone.

1:12 Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel; Salathiel engendra Zorobabel;

1:13 Zorobabel engendra Abiud; Abiud engendra Éliakim; Éliakim engendra Azor;

1:14 Azor engendra Sadok; Sadok engendra Achim; Achim engendra Éliud;

1:15 Éliud engendra Éléazar; Éléazar engendra Matthan; Matthan engendra Jacob;

1:16 Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.

1:17 Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu'à David, quatorze générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.

LUC Chapitre 3

3:23 Jésus avait environ trente ans lorsqu'il commença son ministère, étant, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli,

3:24 fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph,

3:25 fils de Mattathias, fils d'Amos, fils de Nahum, fils d'Esli, fils de Naggaï,

3:26 fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Sémeï, fils de Josech, fils de Joda,

3:27 fils de Joanan, fils de Rhésa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri,

3:28 fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils D'Er,

3:29 fils de Jésus, fils d'Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi,

3:30 fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Éliakim,

3:31 fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David,

3:32 fils d'Isaï, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Salmon, fils de Naasson,

3:33 fils d'Aminadab, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Esrom, fils de Pharès, fils de Juda,

3:34 fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fis de Thara, fils de Nachor,

3:35 fils de Seruch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Éber, fils de Sala,

3:36 fils de Kaïnam, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech,

3:37 fils de Mathusala, fils d'Énoch, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan,

3:38 fils d'Énos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.

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