RÉALISME ET NATURALISME
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C'est la recherche de l'objectivité absolue de l'écrivain qui ne doit pas transparaître dans son œuvre. C'est aussi la recherche du style impeccable.

Le réalisme donne en poésie le parnasse. La recherche de documentation devient un élément essentiel de l'œuvre qui doit être vraie, la forme fait l'objet d'un soin extrême.

LE PERE ET THEORICIEN DU REALISME

Champfleury Jules (1821-1889) avec "Chien Caillou" (1847) et "Le bourgeois Molinchart" (1855). Il a été le premier à remarquer et aimer la peinture de Gustave Courbet.

DEUX PARRAINS

Balzac (1799 -1850)

Gustave Flaubert (1821-1880)

LE THEÂTRE

Le théâtre réaliste ou théâtre de mœurs

Alexandre Dumas fils (1824-1895)

Augier Émile (1820-1889)

Bataille Henry (1872-1922)

Becque Henry (1837-1899) avec les corbeaux (1882)

Bernstein Henry (1876 - 1953) avec la rafale (1905), Samson (1907), le secret (1913), Mélo (1929) la soif (1949) 

Curel François de (1854-1928)

Porto-Riche (1849-1930)

La comédie de mœurs

Feydeau Ernest (1821-1873)

Labiche Ernest (1815-1888)

Meilhac (1831-1897) et Halévy (1834-1908)

Pailleron Ernest (1834-1889) avec "le monde où l'on s'ennuie" (1881)

Sardou Victorien (1831- 1908)

Le drame en vers

Edmond Rostand (1868-1918)

Le parnassien François Coppée

 

LE ROMAN NATURALISTE OU EXPERIMENTAL

Lorsqu'il décide d'entreprendre sa vaste fresque romanesque, Zola élabore toute une série de réflexions liminaires. Par souci de méthode, il veut établir un plan général, avant même d'écrire la première ligne. Il tient aussi à préciser la différence de son entreprise avec celle d'un prédécesseur écrasant, Balzac et sa Comédie humaine: Il veut en outre écrire des « romans expérimentaux », notion qu'il développe dans un célèbre article publié en 1880: se référant à l'Introduction à l'étude de la médecine expérimentale (1865) de Claude Bernard, il y affirme que le romancier ne peut plus se contenter de l'observation, mais se doit d'adopter une attitude véritablement scientifique, soumettant le personnage à une grande variété de situations, éprouvant son caractère, faisant apparaître un jeu de relations, de généralités, de nécessités et, surtout, fondant son travail sur une solide documentation.

Ce raisonnement a des limites: alors qu'une démarche véritablement scientifique consiste à soumettre des théories à l'épreuve du réel, Zola confronte les siennes à la fiction, lieu d'expérience inadéquat car tout à fait malléable par son créateur.
Zola
trouve dans une étude du docteur Lucas (Traité philosophique et physiologique de l'hérédité naturelle, 1847-1850) les principes de construction de la famille des Rougon-Macquart. Selon Lucas, le processus héréditaire peut aboutir à trois résultats différents: l'élection (la ressemblance exclusive du père ou de la mère), le mélange (la représentation simultanée du père et de la mère), la combinaison (fusion, dissolution des deux créateurs dans le produit). Le romancier est ébloui. L'aspect systématique de la détermination génétique le fascine. Il dresse un arbre généalogique dans lequel il établit des correspondances entre les personnages et les romans. Il prépare ensuite un premier plan de dix romans qui s'inscrivent dans un ordre chronologique.
Dans la préface du premier volume, il donne une explication sur l'origine et le devenir potentiel de ses personnages: « Historiquement, ils partent du peuple, ils s'irradient dans toute la société contemporaine, ils montent à toutes les situations, par cette impulsion essentiellement moderne que reçoivent les basses classes en marche à travers le corps social, et ils racontent ainsi le second Empire à l'aide de leurs drames individuels, du guet-apens du coup d'État à la trahison de Sedan ».

Par conséquent, il s'agit de présenter scientifiquement le cadre social des personnages liés ou non aux classes dites laborieuses à force de documentation et d'expérimentation soumis à l'observation des faits.

Les faits sont ensuite soumis à l'épreuve "des circonstances et des milieux". Zola était persuadé que les lois de lutte pour la vie exprimée par Darwin et la sélection naturelle s'appliquaient aussi bien dans la nature que dans les milieux sociaux d'où le terme de "naturalisme'"

Daudet Alphonse (1840 - 1897) abandonne le romantisme et rejoint le réalisme et le naturalisme sous l'influence de Zola.

Malot Hector (1830-1907)

Vallès Jules (1832-1885) dont la trilogie est autobiographique

Les frères Goncourt Edmond (1822-1896) et Jules (1830-1870)

Mirbeau Octave (1850-1917)

Renard Jules (1864-1916) avec Poil de Carotte (1894)

Zola Émile (1840-1902) auteur de l'histoire d'une famille sous le second empire les Rougon -Macquart et du club de Médan où il réunit dans sa maison à partir de 1877 date de la publication de l'assommoir :

Alexis Paul (1847-1901)

Céard Henry (1851-1924)

Hennique Léon (1851-1935)

Huysmans Joris Karl (1848-1907)

Maupassant Guy de (1850-1893) qui devient l'une des principales figures du réalisme avec ses nouvelles et ses romans, une vie, fort comme la mort, Bel ami, Pierre et Jean dans la préface duquel, il donne une définition du roman réaliste.

Ils publièrent un recueil de nouvelles avec Zola sous le titre "les soirées de Médan" en 1880.

Le grand adversaire est Georges Ohnet (1848-1918) qui ose publier des histoires sur des chefs d'entreprises au grand cœur, issus de la classe bourgeoise.

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