LA QUERELLE D'HOMÈRE
DEUXIÈME QUERELLE DES ANCIENS ET DES MODERNES
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Le XVIIe siècle s'est terminé avec la première querelle des anciens et des modernes, le XVIIIe siècle commence avec la seconde querelle appelée aussi "LA QUERELLE D'HOMERE"

En 1699, MADAME DACIER traduit consciencieusement l'ILLIADE de HOMERE avec une préface où elle fait l'apologie du poète. Elle tente de traduire littéralement l'oeuvre grecque puisque les anciens ont fait ce qui a de meilleur. Il est donc impossible de faire mieux!

Sa traduction est qualifiée de lourde, gauche et trop simple pour les "beaux esprits" de l'époque.

HOUDART DE LA MOTTE (1672-1731) appelé aussi LA MOTTE HOUDART OU LA MOTTE allègue avoir fait un songe où le poète le supplie d'éviter "l'affront d'ennuyer".

Comme les modernes font bien mieux que les anciens, il s'exécute et sans qu'il ne sache un mot de grec, refonde selon le goût du jour, la traduction de MADAME DACIER, en douze chants publiés entre 1701 et 1714.

MADAME DACIER choquée, se sent bafouée. Elle publie "DES CAUSES DE LA CORRUPTION DU GOUT" dès 1714.

LES CAMPS SE FORMENT:

Fontenelle et Marivaux rejoignent les modernes. Marivaux devient la coqueluche du milieu littéraire parisien quand il compose "Le Télémaque travesti" en 1714 et quand il publie en 1716, un poème burlesque: "l'Iliade travestie".

Cette polémique ne concerne pas seulement des choix esthétiques, mais s’inscrit dans un large mouvement de réflexion philosophique sur le progrès historique, sur les notions de nature et de culture, sur les autorités, littéraire ou politique.

Les anciens sont écrasés par le poids des modernes qui avaient pour eux la jeunesse, les salons et l'académie française.

  PREMIÈRE QUESTION

HOMERE A-T-IL EXISTE ?

L'ABBE TERRASON pose le premier directement la question dans "DISSERTATION SUR HOMERE" en 1715

L'ABBE D'AUBIGNAC confirme la réponse négative dans "LES CONJECTURES ACADEMIQUES" dès 1715

HOUDART DE LA MOTTE oublie son songe et pose à nouveau la question dans sa réponse à MADAME DACIER "REFLEXIONS SUR LA CRITIQUE" publié en 1716.

DEUXIÈME QUESTION

LES MODERNES NE PEUVENT-IL PAS FAIRE MIEUX QUE LES ANCIENS ?

HOUDART DE LA MOTTE, dans sa réponse à MADAME DACIER "REFLEXIONS SUR LA CRITIQUE" interroge:

"Ne pouvons-nous pas soutenir modestement que les hommes, de siècle en siècle, ont acquis de nouvelles connaissances, que des richesses amassées par nos aïeux ont été accrues par nos pères et, qu'ayant hérité de leurs lumières et de leurs travaux, nous serions en état, même avec un génie inférieur au leur, de faire mieux qu'ils n'ont fait ?"

   LA RÉCONCILIATION

HOUDART DE LA MOTTE, dans sa réponse à MADAME DACIER "REFLEXIONS SUR LA CRITIQUE" a l'intelligence de couvrir d'éloges les anciens et de traiter MADAME DACIER avec beaucoup d'égards.

LES ADVERSAIRES se réconcilient.

LE SIÈCLE DES LUMIÈRES ET DE L'ENCYCLOPÉDIE PEUT COMMENCER !

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