MONTESQUIEU
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RÉSUMÉ DES LETTRES PERSANES

Lettre 1 : Usbek écrit à son ami qu’ils sont les premiers Persans à quitter le pays et que voyage ne sera pas très bien compris.

Lettre 2 : Usbek écrit à son eunuque pour qu’il veille bien sur son sérail, il part leur offrir du plaisir mais dans la limite de la vertu.

Lettre 3 : Zachi est la maitresse d’Usbek. Elle se souvient comment elle l’a séduit. Elle lui rappelle son amour et pleure son départ loin d’elle. Elle est allée à la campagne car le sérail lui rappelle trop de souvenirs.

Lettre 4 : Zéphis se plaint à Usbek de son esclave Zélide qui la dénigre. Elle veut qu’Usbek le défende.

Lettre 5 : Rustan explique à Usbek que personne ne comprend ni n’approuve son départ sauf ses amis.

Lettre 6 : Usbek admet sa peine lorsqu’il a quitté la Perse et avoue la jalousie qui la dévore à cause de ses femmes.

Lettre 7 : Fatime se plaint de l’absence de son époux. Elle lui dit bruler d’une passion dévorante pour lui. Elle continue de se soigner pour lui malgré la distance.

Lettre 8 : Usbek dit la vraie raison de son voyage à Rustan : il fuit ses ennemis qu’il s’est fait en restant vertueux à la Cour.

Lettre 9 : Le premier eunuque parle des difficultés de son rôle : il doit gérer les femmes du sérail. Il a d’abord eu du mal à gérer ses propres envies. Il ne sait jamais comment il sera aimé. Il envie Ibbi qui ne s’occupe que d’Usbek.

Lettre 10 : Mirza se plaint de son absence et lui demande des conseils.

Lettre 11 : Il est flatté que son ami lui demande conseil. Il lui raconte l’histoire des Troglodytes qui n’avait aucun gouvernement et qui ne connaissait pas l’équité et en sont morts.

Lettre 12 : Usbek raconte ensuite comment eux familles troglodytes vertueuses ont formé un peuple parfait.

Lettre 13 : Il continue en prouvant leur vertu qui gagne même face à l’injustice des peuples environnants qui voulaient les attaquer et qui ont dû fuir.

Lettre 14 : Les troglodytes deviennent nombreux et voulurent un roi. Celui qui a été choisi déplore ce qui lui arrive car il ne veut pas qu’ils soient bons par obligation à part celle de leur propre vertu.

Lettre 15 : Le premier eunuque dit à Jaron qu’il l’aime comme un père et qu’il espère que ce voyage ne va pas le souiller.

Lettre 16 : Usbek demande au mollak de l’aider à rester pur lors de son voyage en Occident.

Lettre 17 : Usbek a besoin du mollak car il doute ! Il se pose des questions sur les lois et leur objectivité.

Lettre 18 : Le mollak lui répond et donne des explications. Il prévient Usbek qu’on ne peut comprendre quelque chose qu’en en connaissant tous les aspects.

Lettre 19 : Il déplore l’état de l’Empire Ottoman qui est pauvre et se fait « manger » par les Européens. Il n’y a qu’une vraie ville : Smyrne.

Lettre 20 : Usbek fait la morale à Zachi car elle l’a déshonorée en ayant été vue avec un eunuque blanc. Celui-ci sera puni.

Lettre 21 : Usbek prévient le premier eunuque blanc que si quelqu’un fait encore un écart, il sera comme un insecte à ses yeux.

Lettre 22 : Jaron apprend au premier eunuque noir qu’il va la rejoindre car Usbek est très jaloux. Il sait qu’il va devoir être sévère.

Lettre 23 : Usbek est étonné que les femmes soient si libres en Europe. Il sent toutes les différences des cultures. Il va se rendre à Paris.

Lettre 24 : Rica raconte à Ibben ce qu’il a vu à Paris depuis un mois. Il déteste le côté pressé des français. Il critique la société en montrant l’influence du Prince et du Pape. Il ne comprend pas tout mais il sait que ces derniers manipulent les esprits.

Lettre 25 : Usbek avertit Ibben que son neveu veut se rendre en Italie afin de s’instruire, il le remercie pour son amitié.

Lettre 26 : Il écrit à Roxane dont il fait l’éloge de la vertu car même face à lui, son époux, elle a toujours gardé sa pudeur. Il s’excuse de l’avoir laissée, elle méritait mieux.

Lettre 27 : Usbek écrit à Nessir que sa santé n’est pas au mieux. Il ne veut pas que cela se sache au sérail pour éviter une baisse de moralité.

Lettre 28 : Rica décrit les théâtres et l’Opéra. Il est étonné de ces coutumes. Il a rencontré une fille à l’Opéra qui a été déshonorée et qui veut qu’il l’emmène à Ispahan sous sa protection.

Lettre 29 : Rica parle du Pape et de la religion. Il en explique les « rouages ». Il parle des hérésies et montre l’intolérance de l’Espagne. Il dit que tout cela est compliqué.

Lettre 30 : Il parle de l’extravagance des Parisiens qui ne s’intéressent à lui que parce qu’il est Persan.

Lettre 31 : Rhédi apprécie Venise même si elle est profane. Il apprend tout ce qu’il peut.

Lettre 32 : Rica raconte sa rencontre avec l’aveugle qui l’a conduit dans Paris comme si de rien n’était.

Lettre 33 : Usbek critique le fait de boire du vin afin d’égayer la vie car celui-ci est mauvais pour la raison.

Lettre 34 : Usbek parle de la joie des hommes européens qui connaissent l’amitié, vertu quasiment inconnue en Orient. Il explique que, là, les gens ne comprennent pas l’esclave et la gestion du sérail par les esclaves.

Lettre 35 : Usbek écrit à son cousin, Gemchid, qu’il a trouvé de nombreux points communs entre le Mahométisme et le Christianisme mais sans Mahomet. Il semble très tolérant.

Lettre 36 : Il parle des cafés que l’on trouve à Paris et des hommes d’esprit qui se disputent pour des choses futiles au lieu d’aider leur patrie.

Lettre 37 : Usbek parle du roi de France à Ibben. Il admet que celui-ci contrôle tout mais il en montre aussi les nombreuses contradictions.

Lettre 38 : Rica parle de la différence d’opinion sur la relation entre homme et femme en Orient et en Occident. Il trouve les deux points de vue justes et avoue se plaire en Europe.

Lettre 39 : Hagi Ibbi parle de la naissance de Mahomet qui était la meilleure chose au monde, selon le choix de Dieu.

Lettre 40 : Usbek critique les oraisons funèbres car elles montrent tout ce qu’on perd. Il dit que l’homme n’a jamais de vrais sentiments car il ne se réjouit ni ne pleure jamais au bon moment.

Lettre 41 : Le premier eunuque noir prévient Usbek que l’homme qu’il voulait prendre pour remplacer un eunuque mort va lui écrire pour lui demander grâce. Il explique son choix et jure être objectif.

Lettre 42 : Lettre de Pharan qui demande grâce à Usbek, il ne veut pas être plus malheureux.

Lettre 43 : Usbek rend grâce à Pharan mais il le prévient qu’il doit être très bon servant s’il ne veut pas être sévèrement puni.

Lettre 44 : Usbek explique à Rhédi qu’il y a trois ordres en France et qu’ils se détestent cordialement juste parce qu’ils ne sont pas du même ordre. Il trouve cela stupide.

Lettre 45 : Rica raconte son aventure avec un homme qui achète tout ce qu’il veut et il lui dit avoir réussi à transformer la matière en or. Rica s’enfuit en colère. Il va rejoindre Usbek.

Lettre 46 : Usbek pense que respecter la religion c’est respecter l’homme car aucune religion n’est d’accord avec les autres. Il donne l’exemple de l’homme qui veut honorer Dieu et qui pour se faire décide d’être un bon citoyen et un bon père.

Lettre 47 : Zachi dit à Usbek qu’elle s’est réconciliée avec Zéphis et lui demande de revenir. Elle raconte aussi les périls rencontrés lors du voyage jusqu’à la campagne.

Lettre 48 : Il ne se dit pas oisif car il apprend sur la nature humaine. Il trouve bizarre le système de promotion française.

Lettre 49 : Rica lui raconte la volonté de certains Capucins de voir la Perse alors qu’il n’y a aucune raison.

Lettre 50 : Rica montre l’impertinence des hommes avec un exemple : cette personne n’arrête pas de se vanter et se dit très modeste.

Lettre 51 : Nargum donne de ses nouvelles à Usbek. Il est en Russie pour affaire. Il parle des coutumes étranges des pays comme celle que la femme battue est persuadée d’être aimée.

Lettre 52 : Rica constate que les femmes médisent les unes sur les autres afin de paraitre plus jeunes. Elles se mentent à elles-mêmes donc mentent aux autres.

Lettre 53 : Zélis annonce à Usbek que Cosrou va épouser Zélide. Elle ne semble pas enjouée par ce mariage, elle demande à Usbek de la guider sur cette affaire.

Lettre 54 : Rica retranscrit une conversation qu’il a surprise. Les hommes parlaient de s’associer afin de faire de « bons mots » et de passer pour des hommes d’esprits même s’ils ne le sont pas : il n’y a que l’apparence qui compte en France.

Lettre 55 : Il prouve que la constance en France est loin d’être un élément fondamental. Les maris ne sont pas jaloux, les femmes ne sont pas fidèles.

Lettre 56 : Usbek parle de la puissance du jeu en France dans lequel même les femmes se perdent.

Lettre 57 : Il parle des libertins et parle avec un casuiste qui lui explique défendre les petits péchés en les justifiant.

Lettre 58 : Rica expose tous les métiers qu’on peut trouver à Paris, aucun ne semble très moral.

Lettre 59 : conversation de vieilles femmes sur les jeunes hommes.

Lettre 60 : Usbek explique à Ibben qu’il y a aussi des juifs en Europe et qu’ils ne sont en rien différents des juifs de Perse. Il parle de religion.

Lettre 61 : Il a parlé avec un ecclésiastique qui a parlé de la difficulté de son état à cause de la cour. Il dit aussi qu’il faut toujours justifier de sa religion et trouver le juste milieu entre l’impiété et le fanatisme.

Lettre 62 : Zélis prévient Usbek qu’elle a fait entrer sa fille au sérail malgré ses sept ans pour qu’elle y soit habituée et ne souffre pas plus tard.

Lettre 63 : Rica se plaint de ne pas avoir vu Usbek depuis 15jours. Il dit en avoir appris beaucoup plus sur les femmes. En Europe, les gens sont plus vrais car ils ne sont pas forcés d’être comme on leur dit.

Lettre 64 : Le chef des eunuques demande une grande liberté à Usbek pour gérer le sérail car le désordre y règne ! Il appuie sa demande d’un exemple de grand chef eunuque.

Lettre 65 : Usbek écrit à sa femme qu’elles doivent changer de comportement si elles ne veulent pas qu’ils prennent des mesures drastiques.

Lettre 66 : Rica se plaint parce que certains hommes écrivent des livres sans raison : ils n’apportent aucun savoir.

Lettre 67 : Ibben écrit à Usbek. Il lui raconte l’histoire d’Aphéridon qui a tout fait pour rester avec l’amour de sa vie et trouver le bonheur.

Lettre 68 : Rica a diné chez un magistrat qui se dit plutôt libre. Il n’a aucun livre de loi. Il ne se méfie pas des avocats. Il prend son rôle à la légère.

Lettre 69 : Usbek explique à Rhédi qu’il ne comprend pas l’intérêt de la philosophie car on ne peut comprendre le monde que d’après les préceptes de Dieu d’après lui.

Lettre 70 : Zélis explique à Usbek que Solim a subi un grave affront. Il a donné sa fille en mariage et, après beaucoup de soucis, son mari l’a renvoyé sous prétexte qu’elle n’était pas vierge.

Lettre 71 : Usbek plaint son ami mais dit qu’il ne peut rien faire contre la loi. Il la félicite sur l’éducation de sa fille.

Lettre 72 : Rica se moque d’un homme qui sait tout et qui semble mieux connaitre la Perse que lui.

Lettre 73 : Il parle de l’Académie française qui, pour lui, n’a aucun sens et ne sert à rien.

Lettre 74 : Usbek parle de sa rencontre avec un grand du royaume qui montre sa supériorité sur tous. Usbek le trouve sot.

Lettre 75 : Usbek constate que les Chrétiens ont tendance à tourner la religion comme cela les arrange. Ils changent souvent d’avis.

Lettre 76 : Usbek ne comprend pas pourquoi le suicide est condamné. Il prouve que cela ne change rien aux plans divins et que donc ce n‘est pas grave.

Lettre 77 : Ibben écrit à Usbek qu’il vaut mieux souffrir pour sentir la présence de Dieu.

Lettre 78 : Rica retranscrit la lettre d’un Français en Espagne qui ne fait que critiquer ce pays mais il montre qu’un Espagnol en France en ferait tout autant et aurait de la matière : il cite les maisons de fous.

Lettre 79 : Le grand eunuque noir apprend à Usbek qu’il lui a acheté une nouvelle femme pleine de grâces.

Lettre 80 : Usbek cherche à savoir quel gouvernement mais il se rend compte que tous sont pareils et pas forcément les meilleurs pour la raison.

Lettre 81 : Nargum fait l’éloge des Tartares qui sont, d’après lui, les plus grands guerriers du monde à qui ils manquent des historiens.

Lettre 82 : Rica explique à Ibben qu’en France un homme qui sait parler pour rien dire et qui sait jouer de son apparence.

Lettre 83 : Usbek explique que la plus grande chance des hommes c’est la justice même s’ils ne respectent pas Dieu, ils la respectent pour pouvoir vivre libres.

Lettre 84 : Rica était aux Invalides. Ils les respectent plus que tout et admire leur courage et leur dévouement.

Lettre 85 : Usbek pense que la pluralité des religions dans un pays est une très bonne chose. Il ne comprend pas les gens qui veulent vous convertir alors que jamais ils ne se laisseraient convertir.

Lettre 86 : Rica est choqué par le pouvoir des femmes dans les tribunaux. Il ne comprend pas le système de la majorité car pour lui il n’y a que peu d’hommes qui soient justes.

Lettre 87 : Rica se moque des Français qui sont les animaux sociaux par excellence : beaucoup ne font que courir d’un côté à l’autre de la ville pour féliciter ou autre leurs amis et ceux du roi.

Lettre 88 : Usbek a compris que les grands de France sont oisifs, il n’y a que la faveur qui importe.

Lettre 89 : Usbek parle de gloire, cela est important pour l’homme et semble manquer en Perse.

Lettre 90 : Usbek tente d’expliquer ce qu’est le point d’honneur. Il parle des duels et de leur condamnation qui n’empêche pas l’honneur de vouloir triompher.

Lettre 91 : Il critique un ambassadeur perse qui s’est ridiculisé à Paris.

Lettre 92 : Le roi de France est mort. Il montre comment le régent a manipulé le peuple pour détourner le testament du feu roi qui ne l’avantagerait pas.

Lettre 93 : Usbek écrit à son frère, un religieux. Il parle de démons, de passions et de Satan.

Lettre 94 : Usbek parle du droit public plus présent en Europe qu’en Asie mais qui est d’après lui, corrompu.

Lettre 95 : Il explique son point de vue de la lettre précédente. Il explique également ce qu’est le droit public pour lui.

Lettre 96 : Le premier eunuque a acheté une belle femme pour le frère d’Usbek. Il est content des tensions que cela va créer dans le sérail. Il demande à Usbek de revenir pour soulager le travail des eunuques.

Lettre 97 : Usbek apprend à un dervis les théories des philosophies sur la nature. Il parle des bizarreries de l’Alcoran mais assure son adhésion à sa religion.

Lettre 98 : Il parle de l’instabilité du royaume et des changements rapides de statut. Il faut mépriser la richesse pour apprécier la vertu.

Lettre 99 : Rica parle du changement perpétuel dans la mode à Paris, tout est conditionné par le roi.

Lettre 100 : Il explique que les Français sont fiers de leur mode et qu’ils critiquent tout ce qui est étranger. Ils sont plus attachés à cela qu’à leurs lois, toutes empruntées à leur voisin.

Lettre 101 : Usbek montre l’idiotie des hommes qui parlent comme s’ils avaient de l’esprit.

Lettre 102 : Il parle des gouvernements. Il compare celui de Perse à celui de France. Le français est moins violent ?

Lettre 103 : Un européen disait à Usbek que le problème des Perses c’est que leur roi se cache et que, du coup, personne ne le connait et les Persans se sentent diriger par des esprits.

Lettre 104 : Il parle maintenant des Anglais qui fondent leur gouvernement sur la reconnaissance et la gratitude.

Lettre 105 : Rhédi critique l’usage que l’on fait des sciences avec par exemple la découverte de la poudre et de la bombe qui empêche quiconque d’être en sureté.

Lettre 106 : Usbek reproche à Rhédi son point de vue sur l’art. Pour lui, l’art est nécessaire et fait la puissance d’un prince.

Lettre 107 : Rica explique à Ibben qu’il a parlé au jeune prince : il faut attendre de voir s’il se fera gouverné par les femmes comme cela semble être le cas pour tout le monde en France.

Lettre 108 : Usbek parle des journaux qu’il trouve sans intérêt car ne traitant que des livres nouveaux et sans la moindre critique pour ne pas se mettre à dos les écrivains.

Lettre 109 : Rica parle de la querelle sans importance qui a eu lieu à l’Université de Paris sur la lettre « Q ». Il constate que plus il y a de sages dans un lieu, plus il y a de sagesse.

Lettre 110 : Rica parle de l’ennui que provoque la longue provocation d’une femme qui veut des compliments.

Lettre 111 : Usbek retranscrit un discours auquel il ne comprend rien : un général veut se débarrasser de Mazarin grâce à des chansons parce qu’il ne parle pas bien français ?

Lettre 112 : Rhédi pense que la Terre est malade car lorsqu’il compare les histoires anciennes aux modernes, il constate une grande dégradation et un dépeuplement important.

Lettre 113 : Usbek répond à Rhédi en parlant des causes physiques avec les différentes catastrophes de la Terre dues à son mouvement.

Lettre 114 : Usbek explique aussi le dépeuplement par des changements moraux. Il montre que la polygamie ainsi que les eunuques contribuent à ce problème.

Lettre 115 : Usbek explique ensuite que le problème vient également du mauvais usage actuel des esclaves : ils ne font pas de commerce, sans commerce pas de prospérité et donc moins de fertilité.

Lettre 116 : Usbek montre que ce qui cause ce dépeuplement chez les Chrétiens : c’est l’interdiction du divorce : cela empêche les couples qui ne s’aiment plus de procréer.

Lettre 117 : Le second problème d’après Usbek est le célibat des hommes d’église chrétiens. Il montre que les protestants sont plus nombreux à cause de cela.

Lettre 118 : Il passe à l’Afrique dont ils ne connaissent que les côtes. Il parle du trafic d’esclaves qui ne profite même pas à l’Amérique.

Lettre 119 : Il montre que certains peuples sont plus féconds que d’autres à cause de croyances ou de rites plus ou moins intelligents.

Lettre 120 : Usbek parle maintenant des peuples de Sauvages qui ne sont pas très peuplé à cause de famines fréquentes et de l’habitude des femmes à avorter.

Lettre 121 : Usbek explique qu’il est toujours mauvais de déplacer un peuple car celui-ci a beaucoup de chances. De plus, il explique le dépeuplement par la volonté de conquêtes qui sont aussi funestes pour le conquis que pour le conquérant.

Lettre 122 : Usbek montre aussi que le climat social du pays joue sur sa fécondité : un pauvre aura moins tendance à faire d’enfants.

Lettre 123 : Usbek se pose des questions sur sa religion. Il sait que les imams veulent convertir le monde.

Lettre 124 : Usbek ne comprend pas pourquoi les gens à la Cour sont s riches. Il voit bien le prince interdire tous plaisirs à ses sujets pour pouvoir être généreux avec ses courtisans.

Lettre 125 : Rica parle du Paradis et montre le peu d’imagination des hommes. Il parle de cette femme qui voulait se brûler et qui y renonce pour ne pas retrouver son mari mort depuis peu.

Lettre 126 : Rica annonce à Usbek la chute de leur prince ? Il est plein de tendresse pour celui-ci.

Lettre 127 : Il montre l’effet des ministres sur le roi en parlant de l’exemple du roi de Suède.

Lettre 128 : Rica expose l’anecdote du géomètre à Usbek. Le géomètre se sent supérieur aux autres, il se croit plus utile et plus intelligent.

Lettre 129 : Usbek parle du bien-fondé des lois qui sont les seules choses vraiment importantes. Il critique la France qui a emprunté les plus mauvaises lois romaines et pas la puissance paternelle.

Lettre 130 : Rica parle des nouvellistes qui ne sont d’aucune utilité et qui se croient importants : il s’appuie sur des lettres d’un nouvelliste pour prouver ce qu’il dit.

Lettre 131 : Rhédi explique l’origine des républiques en Europe. Il semble préférer ce gouvernement au despotisme asiatique.

Lettre 132 : Rica constate que les hommes ne font que se plaindre, peu importe les circonstances. Il n’y a que les philosophes qui sont différents.

Lettre 133 : Rica a visité une bibliothèque dans un couvent. L’homme n’a même pas lu les livres, c’est un homme qui lui est inférieur qui le fait.

Lettre 134 : Il est retourné à la bibliothèque et a rencontré un autre dervis qui s’est mis à lui parler des livres en toute franchise.

Lettre 135 : Ils reprennent leur entretien. Ils parlent des autres livres : ils arrivent à l’astrologie qui guide la Perse ce qui semble être une erreur pour le dervis.

Lettre 136 : Nouvel entretien avec le dervis qui cette fois lui parle des livres d’histoire de tous les pays.

Lettre 137 : La dernière rencontre a lieu aux rayons des poètes que le dervis semble déprécier. Rica lui parle des romans perses très ennuyeux.

Lettre 138 : Rica parle des impôts et de leurs conséquences sur le peuple.

Lettre 139 : Rica admire la reine de Suède qui a quitté sa fortune pour suivre son cœur.

Lettre 140 : Rica parle des parlements qui vont être relégués dans des petites villes. Il comprend la difficulté des hommes à annoncer de mauvaises nouvelles au prince.

Lettre 141 : Rica a fait traduire un conte perse pour une femme de la Cour : celui-ci parle d’un homme très jaloux qui a rendu les femmes de son sérail malheureuses et de la vengeance de l’une d’elle.

Lettre 142 : Rica a reçu une lettre d’un mythologiste qui dépense sans compter pour des objets d’avant la décadence. Il joint à sa lettre, celle sur Eole et l’arnaque de son fils.

Lettre 143 : Rica a une conversation avec un médecin juif. Il lui montre qu’ils n’ont pas les mêmes méthodes. Anecdote du médecin de campagne.

Lettre 144 : Rica honore les hommes modestes et dénigrent les impertinents.

Lettre 145 : Usbek montre à quel point il est difficile de vivre en société pour un homme d’esprit.

Lettre 146 : Usbek montre les conséquences que peuvent avoir un mauvais ministre sur son peuple s’il ne donne pas l’exemple.

Lettre 147 : Le grand eunuque annonce de tristes nouvelles à Usbek. Le chaos règne au sérail et il ne sait que faire.

Lettre 148 : Usbek donne les pleins pouvoirs au grand eunuque afin qu’il rétablisse l’ordre et la vertu.

Lettre 149 : Le grand eunuque est mort. Narsit demande s’il doit prendre sa place. Il n’a pas lu la lettre précédente d’Usbek.

Lettre 150 : Usbek maudit Narsit et le presse d’exécuter les ordres qu’il avait donnés au grand eunuque.

Lettre 151 : Solim écrit à Usbek sur la décadence de son sérail et toutes les perfidies qui s’y passent. Il demande le pouvoir pour essayer d’arranger cela.

Lettre 152 : Narsit écrit à Usbek que tout va très bien dans son sérail et qu’il n’a pas eu sa lettre.

Lettre 153 : Usbek donne à Solim les pleins pouvoirs pour expier son sérail et servir sa vengeance.

Lettre 154 : Usbek prévient ses femmes qu’elles doivent obéir à Solim et qu’elles sont punies.

Lettre 155 : Usbek écrit à son ami qu’il est dépité. Il veut rentrer pour revoir sa patrie mais a peur de ce qu’il va y trouver.

Lettre 156 : Roxane écrit à Usbek pour se plaindre de la dureté de la vie au sérail. Veut-elle se donner la mort ?

Lettre 157 : Zachi se plaint des humiliations subies. Elle veut le retour d’Usbek pour vivre ou pour mourir s’il la croit coupable.

Lettre 158 : Zélis en veut à Usbek de la croire coupable alors qu’il est loin. Elle lui dit de ne plus l’aimer.

Lettre 159 : Solim écrit à Usbek qu’il doit être traité en traitre car il n’a pas réussi sa mission : il a trouvé Roxane dans les bras d’un homme. Ils l’ont tué.

Lettre 160 : Solim annonce à Usbek qu’il a pris la décision de punir.

Lettre 161 : Roxane admet à Usbek qu’elle l’a trompé. Elle le force presque à l’admirer. Elle l’a toujours haït. Le poison fait effet, elle meurt en écrivant la lettre.

CLIN D'ŒIL

PRINCIPE DU PARTAGE DES POUVOIRS ATTRIBUE A MONTESQUIEU

Montesquieu définit le partage des pouvoirs et non pas, la "séparation des pouvoirs".

1. “ Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ”. Cette phrase célèbre de Montesquieu extraite de son œuvre, De l'esprit des lois, résume parfaitement l’ambition de ses travaux.

2. Ce qui a été nommé abusivement “ théorie de la séparation des pouvoirs ” ne remonte pas à Montesquieu. En effet, déjà Aristote dans l’Antiquité et, bien plus tard, John Locke (1690 Traité du Gouvernement civil) avaient réfléchi sur la question. Néanmoins, il revient à Montesquieu le mérite d’avoir systématisé le processus.

3. Un tel sujet présente plusieurs intérêts que l’histoire constitutionnelle française, mais aussi l’actualité récente confirment. En France, la question de la séparation des pouvoirs est depuis la Révolution française un élément fondateur de notre société politique. L’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen énonce : “ toute société dans laquelle la garantie des droits et la séparation des pouvoirs n’est pas assurée n’a point de constitution ”. La séparation des pouvoirs permet de réaliser un équilibre des pouvoirs afin d’éviter la confusion des pouvoirs contraire à la démocratie. Encore faut-il que cette séparation soit effective, des Etats comme la Tunisie ou l’Egypte n’en bénéficiaient pas. Le “ printemps des révolutions arabes ” aura eu raison de ces régimes qui du fait de l’absence réelle de séparation des pouvoirs, étaient des dictatures.

4. Il convient de se poser deux questions pour répondre au sujet posé. D’une part, qu’entend Montesquieu lorsqu’il parle de séparation des pouvoirs ? D’autre part, en quoi la théorie dégagée par Montesquieu ne correspond-t-elle pas à la réalité ?

5. Ainsi, la définition élaborée par Montesquieu tend à mettre en évidence le moyen d’assurer un régime de libertés pour garantir les sujets du royaume (I). Mais, la mise en application pratique au sortir de la Révolution s’avère chaotique et ne correspond pas pleinement aux souhaits de Montesquieu. C’est l’une des raisons pour lesquelles les constituants de 1958 retiendront une application souple de cette théorie (II).

I. LA THEORIE DE LA SEPARATION DES POUVOIRS : UNE IDEE CLAIRE MAL COMPRISE

La théorie de Montesquieu est avant tout un moyen pour garantir les libertés des sujets face à un monarque tyrannique (A). Par ailleurs, Montesquieu dès le départ a relativisé sa théorie et n’en propose nullement une lecture dogmatique (B).

A. Un théorie visant à garantir un régime de libertés

 Ce que Montesquieu recherche avant tout, c’est apporter une réponse au risque que représenterait un roi despote. Dès lors, pour éviter le despotisme, il faut préserver la liberté des sujets. Pour ce faire, Montesquieu propose d’empêcher la concentration de la puissance politique en une seule autorité. Pour cela, la spécialité et l’indépendance des pouvoirs apparaissent comme les maitres mots de la théorie. Chaque organe ou autorité doit exercer une seule fonction. Toutefois, chaque organe doit exercer entièrement et pleinement sa fonction sans se mêler des autres fonctions. Chaque pouvoir est donc investi d'un pouvoir propre. Afin de préserver cette spécialité, il faut en outre qu'il soit indépendant des autres pouvoirs. Les membres de chaque pouvoir ne peuvent être nommés et révoqués que par le pouvoir concerné. Autrement dit, il ne faut pas qu'un pouvoir puisse s’immiscer dans les conditions d’existence d’un autre pouvoir et y peser de son poids.

B. Un idéal relativisé par Montesquieu : la quête d’un gouvernement modéré

 Montesquieu n'a pas une conception radicale de la séparation des pouvoirs, il cherche à laisser les différents pouvoirs autonomes les uns des autres. Cette séparation n'est pas conçue comme synonyme d'égalité entre eux. Pour Montesquieu, le législatif élu directement par le peuple doit être supérieur. Il n’y a donc pas un équilibre égalitaire entre les pouvoirs. Le comportement du roi et les fonctions de Montesquieu (voir bibliographie) explique la préférence donnée au pouvoir législatif accompli par les Parlements d’ancien régime. A côté de cela, Montesquieu refuse aussi un isolement des pouvoirs. Si les pouvoirs étaient strictement séparés cela aboutirait selon lui à une paralysie de l'Etat. Dès lors, chaque pouvoir seul n'est rien, il ne peut agir sans le concours des autres. Les pouvoir doivent forcément collaborer. Dans la pratique, les pouvoirs doivent donc agir avec l'assentiment des autres, car au final les attributions sont incomplètes. En effet, le législatif ne peut faire appliquer la loi, ce qui incombe au pouvoir exécutif. Les pouvoirs ainsi de part la nature des choses seraient donc contraints “ à agir de concert ”. Montesquieu recherche seulement à mettre en place un gouvernement modéré dans lequel les puissances sont combinées, réglées, tempérées et permettre ainsi à l’une d’avoir les moyens de résister à l’autre et de la sorte s’équilibrer. Dans ces conditions, aucun des pouvoirs ne pourra plus devenir tyrannique car il se heurterait à un des autres pouvoirs. C’est ce que formule Montesquieu lorsqu’il écrit que “ pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ”.

 Malheureusement, la pratique ne donnera pas raison à Montesquieu. La pratique a grandement contribué à dénaturé la théorie de Montesquieu et à obscurci cette idée pourtant claire.

II. LA THEORIE DE LA SEPARATION DES POUVOIRS : UNE FAUSSE IDEE CLAIRE EN RAISON DE SON APPLICATION

La théorie de la séparation des pouvoirs a engendré une pratique chaotique au lendemain de la Révolution française (A). Les aléas de cette théorie n’ont cependant pas empêché les constituants de la constitution de 1958 d’en conserver le principe tout en tenant compte des acquis constitutionnels (B).

 A. Une pratique chaotique de la séparation des pouvoirs en France

 L'interprétation révolutionnaire se traduit par une simple séparation des fonctions et la domination du pouvoir législatif. Ainsi, pour les révolutionnaires, seul compte et peut prévaloir le pouvoir législatif en ce qu’il émane de la volonté générale, donc du peuple. Ce seul pouvoir est initial, les autres autorités en sont dérivées et aussi subordonnées. Tout doit provenir du pouvoir législatif et des représentants du peuple. Bien plus, la période révolutionnaire montrera que cette théorie sera utilisée pour réduire à néant le pouvoir monarchique jusqu’à glisser vers un régime de confusion des pouvoirs au profit d’une minorité des représentants sous la Terreur.

Par ailleurs, les possibilités de conflits entre les pouvoirs ne sont pas inexistantes. Dans un régime parlementaire, la séparation des pouvoirs y est souple. Il y a un contact évident et nécessaire entre les pouvoirs. Pour conserver l’équilibre, chaque pouvoir détient des moyens de pression. Les situations de conflits sont donc une épreuve de force qui se traduit par l'engagement de la responsabilité politique du Gouvernement (motion de censure, question de confiance) ou la dissolution de l'une des chambres. Le mécanisme s’emballe lorsque l’équilibre est rompu. Tel a été le cas de la France sous les IIIe et IVe République (voir fiche sur le thème) lorsqu’en raison du multipartisme et la désuétude du droit de dissolution, les pouvoirs ne s ‘équilibraient plus et où une dérive vers le régime d'assemblée était patente.

 B. La constitution de la Vème République : une consécration efficace d’une séparation souple des pouvoirs

 La spécialité et l’indépendance des pouvoirs prônées par Montesquieu se retrouvent dans la Constitution du 4 octobre 1958. Au terme des articles 34/37 de la Constitution, la fonction de produire des normes appartient au législatif et à l'exécutif, chaque pouvoir ayant un domaine de compétence bien délimité. Il est mis fin, par l'article 38, à la séparation absolue des pouvoirs qui imposait une séparation rigoureuse des fonctions puisque le Gouvernement peut intervenir par ordonnance dans le domaine du législatif. Il s’agit par ce biais d’une constitutionnalisation de la pratique des délégations législatives. En outre, la survenance du fait majoritaire accentue la possible pénétration du pouvoir exécutif dans la sphère du pouvoir législatif. Mais dans ce cas précis, certains seraient tenté d’y voir une dérive avec une confusion des pouvoirs au profit du président de la République (notion d’hyper-présidentialisation de la Ve République).

Par ailleurs, la Ve République a mis en pratique le mot fameux de Montesquieu selon lequel “le pouvoir arrête le pouvoir”. En effet, des contrepoids à chaque pouvoir sont mis en place. Ainsi, la motion de censure, la question de confiance ou la motion de censure provoquée (article 49 alinéa 1, 2 et 3) en ce qui concerne les rapports entre le pouvoir législatif et le Gouvernement. Le droit de dissolution (article 12) dans les rapports entre le pouvoir législatif et le président de la République). Il y a également des contrepoids du pouvoir juridictionnel avec le Conseil constitutionnel (contrôle des lois), le juge administratif (annule et réforme les décisions prises par les autorités qui exerce le pouvoir exécutif) et le juge judiciaire (interdit toute détentions arbitraire).

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