GEORGE SAND

Aurore Dupin (1804-1876) dit George Sand

"George Sand (1804-1876) est l'écrivain dont les multiples biographies sont plus lues que ses œuvres, quel dommage !"

Frédéric Fabre

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BIOGRAPHIE DE GEORGES SAND

Le moulin d'Angibault rendu célèbre par son roman le meunier d'Angibault :

1803: Au camp de Boulogne sur mer, Maurice Dupin de Francueil petit fils du Maréchal de Saxe, rencontre une jolie cantinière Sophie Victoire Delaborde. Ils ont une relation passionnée et conçoivent Aurore Dupin.

1804: Le 5 juin: Maurice Dupin de Francueil épouse Sophie Victoire Delaborde à Paris qui porte leur enfant.

1er juillet: Aurore Lucile Dupin, future George Sand naît à Paris. 

 

1808: Maurice Dupin est aide de camp de Murat en Espagne. Aurore part pour Madrid avec sa mère.

 

15 septembre: Maurice Dupin meurt à la suite d'une chute de cheval.

 

1808-1818: Aurore vit à Nohant auprès de sa grand mère. Elle y subit une forte influence religieuse.

 

1809: Sa grand-mère, Madame Dupin de Francueil, arrive à devenir la tutrice d'Aurore. Sa grand mère n'apprécie pas sa mère considérée comme une femme de petite vertu du fait  de son passé de cantinière assimilé à un passé de femme à soldats. Elle fait tout pour séparer sa petite fille de sa mère. Aurore en souffre.

 

1810: Sa mère s’installe à Paris alors qu'Aurore reste à Nohant avec son demi-frère, enfant naturel de son père, de cinq ans son aîné, Hippolyte Chatiron. Elle apprend l'anglais et l'italien.

 

1818: Aurore quitte Nohant pour le couvent des Augustines anglaises à Paris.

 

1820: Aurore veut devenir religieuse. Sa grand mère prend peur de cette crise mystique et la fait revenir à Nohant.

 

1821: Aurore soigne sa grand-mère paralysée.

 

26 décembre : Madame Dupin de Francueil meurt en n'oubliant pas de conter à sa petite fille, les frasques de sa mère. Aurore en est meurtrie et fera des reproches à sa mère. 

 

1822: René de Villeneuve est chargé de la tutelle d’Aurore qui rejoint sa mère à Paris. Aigrie, celle ci menace sa fille du couvent pour lui faire taire ses reproches.

 

Mai: Aurore séjourne au printemps chez des amis de son père, les Roettiers du Plessis, au Plessis-Picard, près de Melun. Elle fait alors la rencontre de François-Casimir Dudevant, saint-cyrien et licencié en droit et fils de notable.

 

17 septembre: Pour échapper à sa mère, Aurore Dupin épouse à Paris le baron Casimir Dudevant.

 

Octobre: Le jeune couple s'installe à Nohant.

 

1823: Le 30 juin: Aurore donne naissance à Paris à Maurice Dudevant plus connu sous le nom de Maurice Sand.

 

1825: Juillet – août: Aurore et Casimir voyagent à Cauterets et dans les Pyrénées. Elle y rencontre un jeune magistrat bordelais, Aurélien de Sèze avec qui elle a une liaison qui se poursuivra jusqu’en 1830.

 

1826: Avril: De retour à Nohant, Aurore s’occupe activement de la gestion du domaine.

 

1827: A Nohant, elle se crée un cercle d’amis auxquels elle restera fidèle. Elle devient la maîtresse de Stéphane Ajasson de Grandsagne qui sera présenté dans le personnage de Sténio du roman Lélia.

 

1828: 13 septembre: A Nohant, elle donne naissance à Solange Dudevant. Celle-ci est peut être la fille de Stéphane Ajasson de Grandsagne, un jeune nobliau des environs, collaborateur du baron Cuvier au Museum d'Histoire naturelle, avec lequel Aurore a eu une liaison de quelques mois.

 

1829: Septembre: Elle commence à écrire de courts récits: Le Voyage de Monsieur Blaise qui sera publié en 1877, Voyage en Auvergne et Voyage en Espagne. Elle écrit aussi La Marraine, roman qu'elle ne publiera pas.

 

1830: Le 30 juillet: Elle fait la connaissance de Jules Sandeau qui devient son amant.

 

1831: Le 25 juillet: Laissant à Nohant son mari et ses enfants, elle rejoint Sandeau à Paris et louent un appartement au 25 quai Saint Michel. De Latouche, directeur du Figaro, la protège. Elle écrit, en collaboration avec Sandeau, une nouvelle. La prima Donna et deux romans, Le Commissionnaire puis Rose et Blanche, signés tantôt Signol, tantôt J. Sand, tantôt J.S. Elle rencontre Honoré de Balzac qui devient son ami.

 

1832: Elle ramène sa fille à Paris. Elle publie Indiana, sous le pseudonyme de G. Sand. Sand est le diminutif de Sandeau. G est la lettre la plus proche du J de Jules Sandeau. Ce roman lui apporte la notoriété.

 Octobre: Elle s'installe au 19 quai Malaquais à Paris.

 

Novembre : Elle publie Valentine sous le pseudonyme de George (sans le S de jules) Sand.

 

Décembre : Elle débute une collaboration régulière à La Revue des deux mondes. La liaison Sand- Sandeau est sur le point de se terminer. 

 

1833: En Mars : La Rupture avec Jules Sandeau est consommée. Il part se consoler en Italie. 

 

Avril: Elle a une brève relation avec Prosper Mérimée. Elle travaille sur Lélia.

 

Juillet : Sa liaison avec Alfred de Musset débute.

 

Août: Elle publie Lélia.

 

5-13 Août: George et Alfred séjournent à Franchard à Fontainebleau.  

 

12 Décembre: Ils partent pour l’Italie. En compagnie de Stendhal qui rejoint son poste de consul à Civitavecchia, Sand et Musset descendent la vallée du Rhône en bateau avant d'arriver à Venise.

 

31 Décembre: Ils s'installent à l’Hôtel Albergo Reale Danieli à Venise.

 

1834: En Janvier - Février: Ils séjournent à l’Albergo Reale Danieli. George Sand puis Alfred de Musset tombent malades. Elle s’éprend du docteur Pagello médecin poète qui vient les soigner. Elle devient sa maîtresse.

 

29 Mars: Musset accompagné par George jusqu'à Mestre, quitte Venise. Restée à Venise, George Sand écrit Leone Leoni, André, Jacques, Mattea et les premières Lettres d’un voyageur.

 

30 Mars - 5 Avril: George et le docteur Pagello voyagent à Trévisse, Castelfranco, Cittadella, Vicence, Bassano, Oliero, Crespano, Possagno, Asolo et Mestre avant de revenir à Venise.

 

15  Avril: Leone Leoni est publié.

 

15 Mai: La première lettre d'un voyageur est publiée.

 

15 Juillet: Le docteur  Pagello et George se rendent au couvent des arméniens. La deuxième Lettre d'un voyageur est publiée. Durant les années suivantes, les autres lettres seront publiées dans la revue des deux Mondes au fur et à mesure de leur écriture.

 

14 Août : George Sand et Pagello arrivent à Paris.

 

23 Octobre : Pagello repart pour l’Italie et George Sand renoue avec Musset.

 

Novembre- Décembre: Elle fait plusieurs allées retours entre Nohant et Paris.

 

1835: Le 6 Mars: Sa liaison avec Musset prend fin. Elle quitte Paris pour Nohant.

 

9 Avril: Elle rencontre l'avocat Michel de Bourges. C'est un nouveau coup de foudre.

 

Mai: Elle rencontre Lamennais chez Liszt puis Sainte Beuve avec qui elle se lie d'amitié.

 

19 Octobre: Une scène de ménage entre elle et son mari Casimir Dudevant devant des amis, marque le début du divorce. Elle vit durant la procédure hors de chez elle à la Châtre et à Bourges. 

 

1836: Le 16 Février: Le premier jugement du tribunal de la Châtre est en faveur de George Sand. Son mari fait appel.

 

Avril: Elle devient la maîtresse de Charles Didier.

 

11 Mai: Le tribunal de la Châtre Confirme la première décision. George Sand garde sa fille et Nohant. Casimir Dudevant refait appel.

 

Juillet: Elle publie Simon.

 

29 Juillet: La Cour d'Appel de Bourges confirme la première décision de divorce. Les époux décident un arrangement amiable pour se séparer définitivement.

 

28 Août: Elle part avec ses enfants en Suisse pour rejoindre Liszt et Marie d'Agoult. Ils voient Chamonix, Fribourg et Genève.

 

13 Octobre: Elle rentre à Nohant.

 

Octobre: Elle est présentée à Chopin.

 

31 décembre: Bonnaire publie les premiers volumes des ses oeuvres complètes.

 

1837: Le 12 février: Lamennais publie dans son journal Le Monde la première des Six lettres à Marcie d'inspiration féministe et sociale. Ces lettres sont le fruit de ses conversations avec George Sand. Il publiera sa dernière lettre en mai.

 

 

 

Le 18 Février: Le premier volume des Lettres d’un voyageur est publié.

 

Le 27 Mars: Le second volume des Lettres d’un voyageur est publié.

 

Avril: Liszt et Marie d’Agoult séjournent à Nohant.

 

Juin: Elle rompt avec Charles Didier et Michel de Bourges. Elle devient la maîtresse de l’acteur Bocage puis de Mallefille, le précepteur de Maurice Sand.

 

Août: Elle publie Mauprat.

 

19 Août: Sa mère, Sophie-Victoire meurt.

 

1838: Février – mars: Balzac séjourne à Nohant. Elle publie en volume La Dernière Aldini et Les Maîtres Mosaïstes.

 

Juin: Elle rompt avec Mallefille et débute une liaison avec Chopin.

 

Novembre: George Sand et Chopin, accompagnés de Solange et Maurice, partent pour L'Espagne et Majorque.

 

15 décembre: Chopin tombe malade. Ils s’installent dans la chartreuse de Valldemossa à Majorque.

 

Elle fonde avec notamment Hugo, Théophile Gauthier, Balzac et Alexandre Dumas, la Société des gens de lettres, une association d’auteurs destinée à défendre le droit moral ainsi que les intérêts patrimoniaux et juridiques des auteurs de l’écrit .

 

1839: Le 13 Février: Il retournent en France et séjournent à Marseille.

 

Février: Bonnaire publie Spiridion et de L'Uscoque.

 

1er juin: Ils retournent à Nohant.

 

Septembre: Une nouvelle version de Lélia est publiée. Elle n'a plus grand chose à voir avec la première version.

  

Octobre: Ils s'installent rue Pigalle à Paris.

 

1840: Janvier: Elle publie Les Sept Cordes de la lyre et Gabriel, un roman dialogué admiré par Balzac.

 

29 avril: Elle subit un échec au Théâtre français avec Cosima.

 

Mai: Elle fait la connaissance d’Agricol Perdiguier qui lui inspire Le compagnon du tour de France. Elle rompt avec la Revue des deux mondes.

 

Décembre: Perrotin publie le dernier roman de George Sand, Le compagnon du tour de France.

 

1841: Juin: George Sand et Chopin s’installent à Nohant jusqu’en octobre.

 

Juillet: Elle subir un procès avec Buloz directeur de la Revue des Deux Mondes.

 

1er novembre: Elle fait tirer le premier numéro de La Revue Indépendante fondée par George Sand avec Pierre Leroux et Louis Viardot époux de Pauline avec qui elle s'est liée d'amitié. Elle y publie Horace et continuera d’y publier régulièrement ses œuvres.

 

1842: Janvier: Un hiver à Majorque est publié en volume chez Souverain. La Revue indépendante publie Consuelo et Dialogue familier sur la poésie des prolétaires.

 

Avril: Horace parait chez De Potter. Dans ce roman, elle règle ses comptes avec Jules Sandeau.

 

Septembre: George Sand s'installe square d’Orléans, avec Chopin et Madame Marliani.

 

1843: La Comtesse de Rudolstadt, la suite de Consuelo à partir de juin jusque Février 1844 dans La Revue Indépendante.

 

1844: Avril: Jeanne premier roman berrichon parait dans le journal Le Constitutionnel.

 

Septembre: L’Éclaireur de l’Indre, journal d’inspiration républicaine fondé par George Sand et ses amis berrichons, parait pour la première fois.

 

1845: Janvier-mars: Le journal La Réforme publie Le Meunier d’Angibault.

 

Juillet: Desessart publie en volume Le Meunier d'Angibault.

 

Août-septembre: Tévérino est publié dans le journal La Presse.

 

Octobre-novembre: Le journal L'Époque publie Le Péché de Monsieur Antoine.

 

Octobre: La Revue sociale, revue mensuelle dirigée par un de ses amis, Pierre Leroux parait.

 

7 décembre: La Revue sociale publie le prologue de La Mare au Diable.

 

1846: 6-15 février: La Mare au Diable parait dans le journal Le Courrier français. Sainte Beuve la qualifie "de petit chef d'oeuvre".

 

Mars: La Mare au diable, dédié à Chopin, parait en volume chez Desessart.

 

31 mars-2 avril: La Noce de campagne, appendice de La Mare au diable parait dans Le Courrier français.

 

Juin-août: Lucrezia Floriani est publié dans le journal Le Courrier français.

 

Des projets de mariage de sa fille Solange avec Fernand de Preaulx resteront sans suite.

 

Novembre – décembre: La Vallée noire est publié dans L’Éclaireur.

 

11 novembre: Chopin regagne Paris seul. Il ne reviendra plus à Nohant.

 

8 décembre: A Nohant, George et Maurice Sand débutent des spectacles de commedia dell’arte.

 

9 décembre: George Sand intente un procès aux journaux qui ont reproduit sans autorisation et évidemment sans payer, la Mare au diable.

 

1847: Le 15 avril: Elle commence Histoire de ma vie.

 

19 mai: Solange épouse le sculpteur Clésinger.

 

Juillet: Le jeune couple se brouille avec George Sand. Cette dispute provoque la rupture de Sand et Chopin. Leur relation avait tourné à une simple amitié.

 

Automne: Maurice Sand débute ses spectacles de marionnettes à Nohant.

 

31 décembre: François le Champi débute dans Le Journal des débats.

 

1848: Février – mars: George Sand participe activement à la révolution. Elle accourt à Paris, multiplie les lettres ouvertes, fonde un journal, la Cause du peuple, et collabore au Bulletin de la République, organe de la seconde République. Elle fait nommer son fils Maurice maire de Nohant.

 

17 Mai: Elle ne croit plus à une République qui fusille ses prolétaires. Elle rentre à Nohant mais continue à participer au journal «La vraie République». Toutefois, elle quitte la scène politique pour préférer vivre à Nohant.

 

1er décembre: La Petite Fadette est publiée dans le journal Le Crédit.

 

1849: Mai: Sa petite-fille, Jeanne-Gabrielle Clésinger, dite «Nini» nait alors que son amie Marie Dorval meurt.

 

Elle lance un journal démocratique, Le Travailleur de l’Indre.

 

Juillet: Elle reprend la rédaction de ses mémoires.

 

Août: La Petite Fadette parait en volume chez Michel Lévy.

 

17 octobre: Chopin meurt.

 

25 novembre: La Première représentation de François le Champi au Théâtre de l’Odéon est un succès.

 

1850: Elle débute une liaison secrète avec Alexandre Manceau, ami de son fils Maurice.

 

1851: Janvier: La pièce Claudie est jouée à la Porte Saint-Martin.

 

9 février: Elle inauguration le théâtre de Nohant.

 

Novembre: Le Château des Désertes, est publié. Le Mariage de Victorine est joué au théâtre du Gymnase. George Sand signe un contrat avec l’éditeur Jules Hetzel pour les œuvres illustrées.

 

1852: George Sand s’attache à Jeanne, la fille de Solange. Elle est  reçue à deux reprises par Napoléon III, auprès de qui elle plaide la cause des ses amis républicains.

 

Mars: Les Vacances de Pandolphe sont jouées au théâtre du Gymnase. C'et un échec.

 

Septembre: Le Démon du foyer est présenté au Théâtre du Gymnase.

 

1853: Février: Mont-Revêche est publié.

 

Juillet: Les Maîtres sonneurs sont publiés.

 

Novembre: Mauprat est joué avec succès au théâtre de l’Odéon.

 

1854: Le 5 octobre: L’Histoire de ma vie est publié dans le journal La Presse.

 

Novembre: Après la séparation de sa fille et de Clésinger, les tribunaux ont confié la garde de Jeanne à George Sand.

 

1855: Le 13 janvier: Jeanne meurt de la scarlatine.

 

Février-mai: Elle voyage en Italie avec Manceau et Maurice.

 

Septembre: Maître Favilla est joué avec succès à l’Odéon.

 

1856: Février – avril: La pièce Lucie et Françoise est jouée au théâtre du Gymnase alors que Comme il vous plaira est joué au Théâtre Français.

 

1857: Mai: La Daniella parait dans le journal La Presse

 

Juin: Manceau achète une maison à Gargilesse dans la Creuse. Ils pendent la crémaillère. Ils auront un havre de paix pour s'adonner à leurs loisirs, la chasse aux papillons et la recherche des plantes ou des minéraux. 

 

Octobre: Le Diable aux champs est publié en volume.

 

1858: Mars: Le roman Les Beaux Messieurs de Bois Doré parait dans le journal La Presse.

 

Juin-Septembre: Elle se réconcilie avec Buloz et La Revue des deux mondes où elle publie L’Homme de neige.

 

Maurice dessinent les planches des Légendes Rustiques qui accompagnent les textes rédigés par George Sand d'après des contes de tradition orale collectés dans les environs de Nohant.

 

1859: Janvier- mars: Elle publie dans La Revue des deux mondes, Narcisse, Les Dames vertes, Jean de la Roche, Constance Verrier et Elle et Lui, un roman autobiographique consacré à ses rapports avec Musset.

 

10 avril: Indigné, Musset répond dans Le Magasin de Librairie par un autre roman: Lui et Elle.

 

1860: Juillet - Septembre: Le Marquis de Villemer est publié dans La Revue des deux mondes.

 

Octobre - Décembre: George Sand est gravement malade du typhus.

 

Jean de la Roche et Constance Verrier sont publiés en volumes.

 

Maurice Sand commence Masques et Bouffons, une volumineuse histoire de la commedia dell'arte qu'il assortit de planches gravées par Alexandre Manceau.

 

1861: Février-Juin: Elle est en convalescence à Tamaris, dans le Var, avec Maurice et Manceau.

 

Mars-juin: Valvèdre parait dans la Revue des deux mondes.

 

Mai: Elle refuse une subvention exceptionnelle offerte par l’empereur.

 

Juin: La Famille de Germandre est publié en volume.

 

1862: Février – mars: Tamaris parait dans La Revue des  deux Mondes.

 

17 mai: Maurice Sand se marie avec Marcellina, dite Lina, fille de l’artiste Calamatta. George adorera sa belle fille.

 

1863: Le 28 janvier, elle débute sa correspondance avec Flaubert.

 

Après une correspondance avec Eugène Fromentin, le peintre romancier lui dédicace son roman en partie autobiographique Dominique publié chez Hachette.

 

14 juillet: Marc-Antoine, le fils de Maurice et Lina, nait.

 

Septembre : Elle reçoit Théophile Gautier à Nohant.

 

Mademoiselle La Quintinie roman svoyard et anticlérical qui fait scandale, parait dans La Revue des deux mondes. Georges Sand avait rendu visite à Buloz à Chambéry qui lui avait inspiré ce roman.

 

1864 : Février: Villemer est joué avec succès au théâtre de l’Odéon.

 

Juin: Georges Sand et Manceau s’installent à Palaiseau, laissant Nohant à Maurice.

 

21 juillet : Marc-Antoine, le fils de Maurice et Lina, meurt.

 

Août - Novembre: Confession d’une jeune fille parait dans la Revue des deux Mondes.

 

Septembre: Elle séjourne à Gargilesse avec le jeune peintre Marchal qui devient son amant.

 

1865 : Juin - août: Monsieur Sylvestre parait dans la Revue des deux mondes.

 

21 août : Manceau meurt à l'âge de quarante-huit ans.

 

Laura parait chez Michel Lévy.

 

1866: 10 janvier: Aurore, fille de Maurice et Lina, naît à Nohant.

 

Juillet - août: Le Dernier Amour parait dans La Revue des deux mondes.

 

George Sand séjourne deux fois à Croisset chez Flaubert.

 

1867: Georges Sand séjourne de plus en plus à Nohant.
 

Septembre - Novembre: Cadio parait dans la Revue des deux mondes.

 

Le Dernier Amour est publié en volume.

 

1868: Mars: Gabrielle, la seconde fille de Maurice et Lina, naît.

 

Mademoiselle de Merquem et Cadio sont publiés en volume.

 

1869: Juin-septembre: Pierre qui roule parait dans La Revue des deux mondes.
 

Décembre: Flaubert séjourne à Nohant.

1870: Février-mars: Malgré Tout parait dans La Revue des deux mondes.

 

L’Autre est joué au théâtre de l’Odéon. Une très jeune comédienne, Sarah Bernhardt y fait ses débuts.

 

Le 4 septembre: George Sand a la joie de revoir la République mais elle est contre la poursuite de la guerre voulue par Gambetta et les républicains. Elle pense qu'il ne s'agit que d'un "enivrement d'orgueil" et "un sot et odieux besoin d’essayer les fusils".

 

1871: Journal d’un voyageur pendant la guerre est publié en volume.

 

Juillet: Elle collabore au journal Le Temps.

 

8 mars: Casimir Dudevant son premier mari, meurt.

 

21 octobre: Elle condamne la Commune et la répression Versaillaise. Elle écrit: «Je hais le sang répandu et je ne veux plus de cette thèse: faisons le mal pour amener le bien, tuons pour créer». Dommage que la Révolution soviétique ne ne soit pas inspirée d'elle !

 

1872: Mars-avril: Nanon parait dans Le Temps.

 

Elle écrit pour ses petites filles Les Contes d'une Grand Mère.

 

1873: Flaubert et Tourgueniev séjournent chez la "bonne dame de Nohant".

 

1874:  Janvier-mars: Ma sœur Jeanne parait dans La Revue des deux mondes.

 

1875: Février-mai: Flamarande parait dans La Revue des deux mondes.

 

Décembre-janvier: La Tour de Percemond parait dans La Revue des deux mondes. 

8 juin 1876: George Sand meurt à Nohant à l’âge de soixante-douze ans d’une occlusion intestinale. Victor Hugo déclare: "Je pleure une morte, je salue une immortelle ! Je l’ai aimée, je l’ai admirée, je l’ai vénérée; aujourd’hui dans l’auguste sérénité de la mort, je la contemple." Elle sera enterrée dans son domaine. Les paysans de Nohant portent son cercueil couvert de fleurs. L'archevêque de Bourges permet des obsèques religieuses. Sont présents à son enterrement Ernest Renan, Alexandre Dumas fils, Émile Zola, Calmann-Lévy, Paul Meurisse, le Prince Jerôme Napoléon et Gustave Flaubert. Ce dernier, effondré de chagrin, écrira « il faut l’avoir connue comme je l’ai connue, pour savoir ce qu’il y avait de féminin dans ce grand homme ».

ASCENDANCE DE GEORGE SAND

Le Maréchal Maurice de Saxe à la bataille de Fontenoy.

Maurice Maréchal de Saxe (1696-1750)
x (filiation naturelle) Marie Geneviève Rinteau (1730-1775) dite « Mademoiselle de Verrières »
│ └──> Marie-Aurore de Saxe (1748-1821) x 1777 (d'abord à Londres, puis réhabilitation de mariage) 
     │ Charles Louis Dupin de Francueil (1716-1780)
     │
     └──> Maurice Dupin de Francueil (1778-1808)
          x 1804 Victoire Delaborde (1773-1837)
          │
          └──> Aurore Dupin (1804-1876) dite George Sand

ÉLOGE FUNÈBRE DE VICTOR HUGO A GEORGE SAND

Je pleure une morte, et je salue une immortelle. Je l’ai aimée, je l’ai admirée, je l’ai vénérée ; aujourd’hui dans l’auguste sérénité de la mort, je la contemple. Je la félicite parce que ce qu’elle a fait est grand et je la remercie parce que ce qu’elle a fait est bon.

Je me souviens d’un jour où je lui ai écrit : « Je vous remercie d’être une si grande âme ». Est-ce que nous l’avons perdue ? Non. Ces hautes figures disparaissent, mais ne s’évanouissent pas. Loin de là ; on pourrait presque dire qu’elles se réalisent. En devenant invisibles sous une forme, elles deviennent visibles sous l’autre. Transfiguration sublime. La forme humaine est une occultation. Elle masque le vrai visage divin qui est l’idée.

George Sand était une idée ; elle est hors de la chair, la voilà libre ; elle est morte, la voilà vivante. Patuit dea.

George Sand a dans notre temps une place unique. D’autres sont les grands hommes ; elle est la grande femme. Dans ce siècle qui a pour loi d’achever la Révolution française et de commencer la révolution humaine, l’égalité des sexes faisant partie de l’égalité des hommes, une grande femme était nécessaire. Il fallait que la femme prouvât qu’elle peut avoir tous les dons virils sans rien perdre de ses dons angéliques ; être forte sans cesser d’être douce. George Sand est cette preuve. Il faut bien qu’il y ait quelqu’un qui honore la France, puisque tant d’autres la déshonorent.

George Sand sera un des orgueils de notre siècle et de notre pays. Rien n’a manqué à cette femme pleine de gloire. Elle a été un grand cœur comme Barbès, un grand esprit comme Balzac, une grande âme comme Lamartine. Elle avait en elle la lyre. Dans cette époque où Garibaldi a fait des prodiges, elle a fait des chefs-d’œuvre. Ces chefs-d’œuvre, les énumérer est inutile. A quoi bon se faire le plagiaire de la mémoire publique ?

Ce qui caractérise leur puissance, c’est leur bonté. George Sand était bonne ; aussi a-t-elle été haïe. L’admiration a une doublure, la haine, et l’enthousiasme a un revers, l’outrage. La haine et l’outrage prouvent pour, en voulant prouver contre. La huée est comptée par la postérité comme un bruit de gloire. Qui est couronné est lapidé. C’est une loi, et la bassesse des insultes prend mesure sur la grandeur des acclamations.

Les êtres comme George Sand sont des bienfaiteurs publics. Ils passent, et à peine ont-ils passé que l’on voit à leur place, qui semblait vide, surgir une réalisation nouvelle du progrès. Chaque fois que meurt une de ces puissantes créatures humaines, nous entendons un immense bruit d’ailes ; quelque chose s’en va, quelque chose survient. La terre comme le ciel a ses éclipses ; mais, ici bas comme là-haut, la réapparition suit la disparition.

Le flambeau qui était un homme ou une femme, et qui s’est éteint sous cette forme, se rallume sous la forme idée. Alors on s’aperçoit que ce qu’on croyait éteint est inextinguible. Ce flambeau rayonne plus que jamais ; il fait désormais partie de la civilisation ; il entre dans la vaste clarté humaine ; il s’y ajoute ; et le salubre vent des révolution l’agite, mais le fait croître ; car les mystérieux souffles qui éteignent les clartés fausses alimentent les vraies lumières.

Le travailleur s’en est allé, mais son travail est fait. Edgard Quinet meurt, mais la philosophie souveraine sort de sa tombe, et, du haut de cette tombe, conseille les hommes. Michelet meurt, mais derrière lui se dresse l’histoire traçant l’itinéraire de l’avenir. George Sand meurt, mais elle nous lègue le droit de la femme puisant son évidence dans le génie de la femme.

C’est ainsi que la révolution se complète. Pleurons les morts, mais constatons les avènements ; les faits définitifs surviennent, grâce à ces fiers esprits précurseurs. Toutes les vérités et toutes les justices sont en route vers nous, et c’est là le bruit d’ailes que nous entendons.

Acceptons ce que nous donnent en nous quittant nos morts illustres ; et, tournés vers l’avenir, saluons, sereins et pensifs, les grandes arrivées qu’annoncent ces grands départs.

Victor Hugo.

Discours lu par M. Paul Meurice le 10 juin 1876 à Nohant, lors des obsèques de George Sand.

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CITATIONS DE GEORGE SAND

La beauté de l’apparence est seulement un charme de l’instant ; l’apparence du corps n’est pas toujours le reflet de l’âme.

Mieux vaut rire avec un malicieux bouffon que bâiller avec un bonhomme ennuyeux

L'abbaye de la chartreuse de Valldemossa sur l'île de Majorque

L'imagination est si puissante quand la raison de l'enchaîne pas.

L'esprit cherche et c'est le cœur qui trouve.

Le champagne aide à l'émerveillement.

Le repos est un rêve ; la vie est un orage.

Tout s'arrange sous l'influence d'une pensée heureuse et optimiste.

Une femme, quand elle est héroïque, ne l’est pas à demi.

Mes yeux te disent que je t'aime. Regarde moi donc dans les yeux, ça y est écrit, et toute fille sait lire dans cette écriture là.

la souffrance ne se raisonne pas

l’oubli n’est pas en notre pouvoir

Le malheur qui ne se plaint pas a le droit de se faire respecter.

l’école du malheur était bonne et développait des forces que le calme finit par engourdir.

Les êtres faibles ne vivent que de terreurs et de pressentiments

Pour moi, ma chère maman, la liberté de penser et d’agir est le premier des biens.

Le paradis, c'est la fusion de deux âmes dans un baiser d'amour...

Elle craignait de perdre trop vite un bonheur si vite gagné.

Eh bien moi, je ne veux pas mourir. Je veux aimer. Je veux rajeunir, je veux vivre.

Il faut juger les sentiments pas les actes, plus que par les paroles.

Là où il n’y a point d’amour, il n’y a point de jalousie.

à force de vertu, un homme deviendrait fou

L'art n'est pas une étude de la réalité positive; c'est une recherche de la vérité idéale.

Ce sont les âmes douces et résignées du peuple qui entretiennent l'orgueil et la rudesse des grands.

O femme ! O femme ! Tu es un abîme, un mystère et celui qui croit te connaître est trois fois insensé.

Mon Dieu, qu’est-ce qu’un mot ? On l’interprète comme on veut. Avec un mot, on fait pendre un innocent.

On a beau se dire qu’on est plus jeune et plus robuste, on ne peut pas s’empêcher d’avoir peur quand on voit partir ainsi ses contemporains.

Les grands esprits peuvent être bilieux et vindicatifs, mais dès qu’ils réfléchissent, il leur est impossible d’être injustes et insensibles.

Personne ne fait une révolution à soi tout seul, et il en est, surtout dans les arts, que l'humanité accomplit sans trop savoir comment, parce que c'est tout le monde qui s'en charge.

LIENS EXTERNES

Les amis de George Sand: http://www.amisdegeorgesand.info/

Les marionnettes de Maurice Sand du théâtre du château de Nohant.

Sand et Musset: http://www.georgesand.culture.fr/

Sand à Gargilesse: http://www.educreuse23.ac-limoges.fr/sand/index.htm

Nohant monument national: http://maison-george-sand.monuments-nationaux.fr/fr/

Le Pays de George Sand: http://www.pays-george-sand.com/

Le festival Chopin à Valldemossa: http://www.festivalchopin.com/

Sand vue par le CNDP: http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/frdtse/frdtse42som.html

Le bulletin de la République: http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/femmes/citoyennete_politique_revolution.asp

DES LYCEES PORTENT LE NOM DE GEORGE SAND

Le Lycée Georges Sand de La Châtre: http://lyc-george-sand-la-chatre.tice.ac-orleans-tours.fr

Le Lycée Georges Sand de Nérac: http://www.citescolairedenerac.fr/le-lyc%C3%A9e-george-sand/

Le Lycée Georges Sand de Domont: http://www.lyc-sand-domont.ac-versailles.fr/

Le Lycée Georges Sand de Le Dorat: http://www.lp-clg-robert-ledorat.ac-limoges.fr/

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