BIOGRAPHIE DE SCARRON

Scarron (1610-1660) espérait dans son testament "Je lègue tous mes biens à mon épouse, à condition qu'elle se remarie. - Ainsi, il y aura tout de même un homme qui regrettera ma mort." mais sa veuve se remariera avec Louis XIV qui ne regrettera rien.
Frédéric Fabre

LIVRES GRATUITS DE PAUL SCARRON

4 juillet 1610 : Paul Scarron naît. Il est le septième enfant d'une famille importante. Son père qui s'appelle aussi Paul Scarron est seigneur de Beauvais et de La Guespière ainsi que conseiller au Parlement. Sa mère Gabrielle Goguet est la première épouse de son père.

1617 : Sa mère meurt. Françoise Plaix devient la seconde épouse du père. Elle prend en horreur les enfants du premier lit et ne pense qu'à imposer ses propres rejetons dans l'héritage. Le jeune Scarron est alors éloigné du foyer, officiellement pour cause de turbulence.

1629 : Son père qui constate le caractère prompt à l'amusement de son fils et toujours près à batailler avec sa marâtre, le fait entrer dans les ordres. Il accepte car il espère obtenir une commende d'une abbaye. Il reçoit la tonsure et les ordres mineurs. Il mène une vie de libertin et de bon vivant dans les cabarets de Paris.

1633 : Sa marâtre arrive à persuader son père de l'éloigner pour mieux le dépouiller de ses biens. Paul Scarron est accepté à titre de "domestique" soit d'officier au titre religieux de Monseigneur Charles de Beaumanoir-Lavardin, évêque du Mans, qui promet de lui attribuer le premier canonicat vacant au chapitre de la cathédrale du Mans. Il ne l'aura pas et doit engager un procès pour l'obtenir.

Scarron est déformé par la maladie. Son visage sur le tableau et sur la gravure du frontispice du livre, n'appelle pas à l'amour.

1634-1638 : Il mène une vie joyeuse de libertin et de bon vivant. Il est reçu avec enthousiasme dans les salons et cénacles locaux.

1637 : Il écrit deux pamphlets contre Corneille qui subit la bataille du Cid. Son protecteur, Monseigneur Charles de Beaumanoir-Lavardin meurt. Il s'installe en ville.

1638 : Durant le carnaval, il se met nu, s'enduit de miel, se roule dans des plumes blanches et traverse la ville ainsi. Il se fait poursuivre. Il se jette dans l'Huisne pour se cacher parmi les roseaux. Il reste la nuit dans les eaux glacées et attrape une maladie qui finit par le rendre paralysé des jambes.

1640: Il gagne son procès ecclésiastique et obtint son canonicat. Il est obligé de se déplacer avec une canne et il subit des souffrances qui le contraignent de rentrer à Paris.

1641 : Tordu dans la forme d'un Z, les genoux rentrés dans l'estomac, la tête penchée sur l'épaule droite, qu'il ne peut redresser, les bras immobiles jusqu'au poignet, il ne peut se déplacer qu'à l'aide d'un fauteuil roulant. Un médecin lui administre de fortes quantités d'opium pour soulager son martyre.

1642: Il est contraint d'entamer une procédure judiciaire pour récupérer son patrimoine successoral spolié. 

1643 : Il publie son Recueil de quelques vers burlesques qui bénéficie d'une vogue immense.

1644 : Il publie Le Typhon dédicacé à Mazarin qui dédaigne cette attention.

1645 : Il écrie deux comédies, Jodelet et Maître Valet.

1646 : Il ouvre un salon littéraire, le salon jaune dans son hôtel de Troyes, dans le Marais. Son salon est fréquenté par de nombreux artistes et les plus prestigieux noms de la capitale dont le maréchal d'Albret, le marquis de Villarceaux ou l'abbé de Choisy. Il se fait surnommé le cul de jatte, le doyen des malades de France, le magasin des douleurs, ou encore, le raccourci de la misère humaine.

1648-1652 : Il publie le Virgile travesti, parodie de l'Énéide.

1650 : En pleine Fronde, il fait publier en Flandre une célèbre mazarinade soit un pamphlet contre le cardinal.

1651 : Il publie chez Quinet, la première partie du Roman comique, écrit dans un style satirique, direct et simple, à l'opposé des romans sentimentaux et littéraires qui étaient à la mode.

1652 : Il cède son canonicat de la cathédrale du Mans à Jean Girault secrétaire de Gilles Ménage. Libre de ses devoirs religieux, il peut épouser une orpheline sans fortune âgée de seize ans et demi, revenue de Martinique et surnommée la belle indienne soit Françoise d'Aubigné, petite fille d'Agrippa d'Aubigné et future Madame de Maintenon, épouse secrète de Louis XIV. Elle lui demande le mariage, pour échapper au couvent. Scarron considère qu'elle lui apporte "deux grands yeux fort mutins, un très beau corsage, une paire de belles mains et beaucoup d'esprit".

1653 : Il écrit Don Japhet d'Armenie. Son épouse est l'animatrice du Salon qui devient très célèbre. Madame de La Fayette, Madame de Sévigné, Ninon de Lenclos ainsi que Françoise-Athénaïs de Montespan et Bonne d'Heudicourt, deux nièces du maréchal d'Albret, le fréquentent.

1654 : Il écrit une comédie L'Écolier de Salamanque. Pour faire plaisir à son épouse, il investit les 3 000 livres de la vente de son canonicat, dans des actions d'une compagnie de colonisation de la Martinique ou il espère en vain partir. Il espère que le soleil calmera ses souffrances.

1655 : Il écrit une comédie Le Marquis ridicule ou la comtesse faite à la hâte.

Parallèlement, alors que les plagiaires de Hollande lancent une contrefaçon du roman comique, il lance une nouvelle édition purifiée par l'œil de son épouse. Le roman lui permet d'éteindre ses dettes. 

1657 : Il écrit une comédie, La Fausse Apparence. Quinet est mort mais son gendre Guillaume de Luyne reprend la suite. Comme Scarron ne doit plus rien, il négocie 1 000 livres, la publication de la deuxième partie du Roman comique accompagnée d'une dédicace à l'épouse de Nicolas Fouquet.

1658 : Il écrit une comédie Le Prince corsaire.

1660 : En mai, il prend un privilège pour le troisième tome du roman comique.

Le 6 octobre, il meurt. Anne d’Autriche, accorde à la veuve Scarron une pension de 2000 livres.

1662 : Le roman comique est enrichi d'une troisième partie écrite par Jean Girault et publié chez Antoine Offray à Lyon.

CITATIONS DE SCARRON

Aussitôt que je vous vis, je ne pus m'empêcher de vous aimer.

C'était une grosse dondon
Grasse, vigoureuse, bien saine.

Il arrive ordinairement que plus l'on s'empresse moins l'on avance.

Il m'a donné son cœur en échange du mien.

Je l'ai voulu saigner, parce qu'il a le corps tout couvert de contusions, mais il n'a pas voulu; il en a pourtant bien besoin.

Les absents sont assassinés à coups de langue.

Si le lecteur est scandalisé de toutes les badineries qu'il a vue dans ce livre, il fera fort bien de n'en lire pas davantage.

Madame de Maintenon représentée sur les deux derniers tableaux a le charme de sa jeunesse.

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LIENS EXTERNES

D'autres Biographies de Paul SCARRON

La cathédrale du Mans :  http://www.cathedraledumans.fr/

L'Office de Tourisme du Mans : http://www.lemanstourisme.com

La Mairie du Mans : http://www.lemans.fr/

Une lettre de Scarron à Pellisson : http://pimousse.vaux.free.fr/vauxlevicomte/aavv-scarron-pellisson.html

 

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