BIOGRAPHIE GRATUITE DE STENDHAL

Henri Beyle (1783-1842) dit "Stendhal"

"Je mets un billet à la loterie dont le gros lot se réduit à ceci: être lu en 1935"
Stendhal

"Fainéant, mauvais amant mais grand voyageur et romancier sublime, Stendhal (1783-1842) n'est pas un réaliste psychologique mais un romantique"
Frédéric Fabre

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Le 23 janvier 1783: Henri Beyle, naît rue des Vieux Jésuites aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau à Grenoble. Il est le fils de de Henriette Gagnon et de Chérubin Beyle, avocat au parlement lui même fils de Pierre Beyle, procureur au parlement de Grenoble. Il n'aura aucune affinité avec son père: "un homme extrêmement peu aimable, réfléchissant toujours à des acquisitions ou des ventes de domaine".

1786: Pauline, sa sœur préférée, naît.

1788: Zénaïde, une sœur qu'il n'apprécie guère et à qui il reproche de "rapporter", naît. Le jeune Beyle assiste à la fameuse journée des tuiles. En décembre, son grand père paternel devient député aux États provinciaux de Romans.

Le 23 novembre 1790: Sa mère meurt alors qu'il n'a que sept ans. Il en sera inconsolable et reportera son affection sur son grand-père maternel, le médecin renommé Henri Gagnon. En revanche, il commence à détester son père qui selon lui s'enferme dans l'ennui et la petitesse.

1791: Henri Beyle séjourne en Savoie chez son oncle maternel Gagnon. C'est l'un de ses plus beaux souvenirs d'enfance. 

1792: Henri Beyle a pour précepteur l'abbé Raillane et souffrira de sa tyrannie: "Je haïssais, l'abbé, je haïssais mon père, source des pouvoirs de l'abbé, je haïssais encore plus la religion au nom de laquelle, ils me tyrannisaient". (La vie de Henry Brulard, publiée à titre posthume en 1890) Il en gardera une aversion pour l'hypocrisie et l'autorité. Il recherchera toujours à préserver son indépendance.

1793: Son père Chérubin notoirement suspect d'être royaliste pour avoir affiché son chagrin causé par la mort de Louis XVI guillotiné le 21 janvier, est arrêté. Henry assiste à la Terreur à Grenoble.

1794: Son père est libéré en juillet.   

1796: Il est élève à l'École Centrale de Grenoble. Il se distingue en dessin et surtout en mathématiques. Il y reste jusqu'en 1799.

1799: En octobre, il part à Paris pour passer le concours de l'École Polytechnique. Il tombera malade et renonce à se présenter. Il habite rue de Lille chez ses cousins, les Daru. Pierre Daru qui veut le protéger, l'emploie comme fonctionnaire dans son bureau au Ministère de la Guerre.

1800: En mai commence la grande aventure. A 17 ans, il s'engage dans l'armée de réserve de Napoléon. Pierre Daru le fait participer à la campagne d'Italie. Il passe le col de Saint Bernard avec les troupes napoléoniennes et reçoit son baptême du feu au fort de Bard.

Il va être ébloui par l'Italie: ses paysages, les musées, l'opéra et les italiennes ! Il découvre l'amour vénal chez la femme avec Angela Pietragrua à qui il voue une véritable passion. Milan, "le plus beau lieu de la terre" devient et restera sa patrie.

1801: Grâce à ses protecteurs, il est nommé lieutenant du sixième dragon et aide de camps du général Michaud. Il voyage de garnison en garnison dans l'Italie du Nord. Éloigné de Milan, l'ennui vient.  

1802-1804: Lassé de la vie militaire, Henri Beyle démissionne et rentre à Paris. Il rencontre Véronique Mounier. Il a une véritable passion pour elle. Malheureusement cette passion est non partagée. Il tombe alors amoureux d'Adèle Rebuffel. Il commence sa cour mais ne réussit à devenir l'amant que de la mère ! Il rêve de devenir un grand auteur, le "nouveau Molière", mais ne parvient que difficilement à publier ses textes.

1805: Amant de l'actrice Mélanie Guilbert après une laborieuse stratégie de conquête, il la suit à Marseille et s'essaye à "faire de la banque" avec son ami Mante, sans grande motivation, ni grand succès. Il entre chez Meunier et Compagnie pour faire du négoce: encore un échec !

1806: Grâce à son cousin Pierre Daru, il devient fonctionnaire impérial. Il voyage en Allemagne et assiste de loin à la campagne d'Autriche. Ces batailles napoléoniennes nourriront son inspiration quand il écrira la Chartreuse de Parme. En décembre il est à Brunswick en qualité d'adjoint provisoire aux commissaires aux guerres.

1807: Chargé de surveiller les biens du roi de Westphalie, il a encore une passion non partagée avec Mina de Griesheim.

1808: Il parcourt et visite l'Allemagne où la petite ville de Stendal lui fournit son futur pseudonyme. En septembre, il doit mater une émeute. 

1809: Rentré à Paris Il accompagne en avril, Daru à Vienne. Malade, il n'assiste pas à la campagne de Wagram. Il accomplit tout de même une mission en Hongrie. Il s'éprend de la comtesse Daru, l'épouse de son protecteur qui le renvoie à Paris.

1810: Rentré à Paris, il est nommé auditeur au Conseil d'État, puis inspecteur du mobilier et des bâtiments de la Couronne. Il est à l'apogée de sa carrière, il a comme maîtresse entretenue l'actrice Angeline Béreyter.

1811: Il repart pour l'Italie en fin août. A Milan, il devient l'amant trompé d'Angela Pietragua qu'il avait déjà rencontré en 1800, lors de son premier séjour à Milan. Elle lui inspirera certains traits de caractère de la Duchesse Sanseverina, l'Héroïne de la Chartreuse de Parme. En septembre, il visite Bologne, Florence, Rome et Naples.

1812: Il travaille à l'Histoire de la Peinture en Italie.

Le 23 juillet, après une audience de l'Impératrice, il rejoint le quartier général de Napoléon. En Août, il entre avec les troupes dans Moscou ravagé par l'incendie.

En novembre, lors de la retraite de Russie pendant laquelle il doit diriger les approvisionnements à Smolensk, Mohilev et Vitebsk, il perd le manuscrit de l'Histoire de la Peinture en Italie.

1813: Nommé en Silésie à Sagan, comme intendant. Il est attaqué par les cosaques. Exténué il obtient un congé qu'il passe à Milan et en Lombardie.

1814: Il est nommé à Grenoble, adjoint au comte de Saint Vallier commissaire extraordinaire dans la 7e région militaire pour organiser la résistance à l'invasion. Il s'ennuie et demande son rappel. Il est à Paris lors de l'entrée des alliés.

En juin, il écrit les Lettres sur Haydn, Mozart et Métastase. Considéré comme un homme de l'empire, il n'obtient pas de poste. En juillet, il part vivre à Milan mais sa liaison avec Angela Pietragua devient orageuse. Son père, ultra royaliste est décoré et devient maire de Grenoble.

1815: Publication des Lettres sur Haydn, Mozart et Métastase sous le pseudonyme de Louis César Alexandre Bombet.

Napoléon livre à Waterloo sa dernière bataille, mais Stendhal reste en Italie pour visiter Turin et Venise. Il retravaille à l'Histoire de la Peinture en Italie. Il rompt avec Angela Pietragua en décembre.

1816: Il passe presque toute l'année à Milan, hormis un séjour d'avril à mai à Grenoble et un séjour à Rome en décembre. Il rencontre Byron à la Scala de Milan.

1817: Il signe M. B. A. A pour la publication de son Histoire de la Peinture en Italie.

En septembre, il publie pour la première fois sous le nom de Stendhal, Rome, Naples et Florence. C'est son premier livre personnel, les précédents sont surtout le fruit de recherches érudites.

Il voyage à Rome, à Naple, à Grenoble, à Londres et à Paris.

1818: Il vit à Milan et travaille à une Vie de Napoléon. Il rencontre Mathilde Dembowski dite "Métilde" et a pour elle une grande passion non partagée.

1819: Il suit Métilde à Volterra et fait pour elle, mille extravagances. Elle ne veut plus le voir. Son père meurt ruiné. Il retourne à Grenoble pour régler la succession au mieux.

1820: Stendhal vit à Milan. Il comprend que sa passion pour Métilde est sans espoir. Il en a un gros chagrin. Il écrit de l'Amour et envoie le manuscrit à Paris.

1821: Stendhal est soupçonné par le gouvernement autrichien d'espionnage au profit du mouvement carbonari. Il doit quitter Milan. Métilde elle même est suspecte. Il lui fait ses adieux.

1822: L'Amour est publié. Il débute une collaboration avec des revues anglaises.

1823: Il publie Racine et Shakespeare, en mars.

En novembre, il publie une Vie de Rossini qui est son premier succès littéraire. Il se place en première ligne du font du romantisme.

1824: Il devient l'amant de la Comtesse Clémentine Curial dite "Menti". Il écrit dans le Globe et dans le Journal de Paris.

1825: Il publie une seconde version de Racine et Shakespeare puis Un Nouveau Complot contre les Industriels. Il fréquente les grands salons libéraux et devient l'ami de Courier et de Mérimée. Il est redouté pour son sens de la répartie. Métilde meurt:

"Clémentine est celle qui m'a causé la plus grande douleur en me quittant. Mais cette douleur est-elle comparable à celle occasionnée par Métilde qui ne voulait pas me dire qu'elle m'aimait ?" (La vie de Henry Brulard).

1826: Il est quitté par la Comtesse de Curial. Il voyage en Angleterre. Il publie une deuxième édition remaniée de Rome, Naples et Florence. Il écrit Armance.

1827: Il publie à 44 ans son premier roman: Armance. Il vit à Paris et à Milan.

1828: Il arrête sa collaboration avec les revues anglaises qui ne paient plus. Il est expulsé de Milan. Il est financièrement aux aboies et songe au suicide. Il écrit une pièce historique, Henri III.

1829: Il publie Promenades dans Rome, récit de voyage et Vanina Vanini, une nouvelle qui sera reprise plus tard dans les Chroniques italiennes. Il écrit aussi Le Coffre et le Revenant qui parait dans La Revue de Paris et Mina de Vanghel qui ne sera publié qu'à titre posthume. Il part en voyage dans le Midi de la France et en Espagne d'où il est expulsé. Il a une liaison avec Alberthe de Rubempré dite "Sanscrit" qu'il aime mais son ami Mareste le supplante dans le coeur de la belle.

1830: Il écrit Le Philtre et Le Rouge et le Noir, sous-titré Chronique du XIXième siècle. C'est le récit de l'aventure d'un jeune homme d'origine modeste, Julien Sorel, qui veut monter dans les hautes sphères de la Société. Son roman passe presque inaperçu.

Il collabore au journal le Temps et au National. Il devient l'amant d'une très jeune femme âgée de moins de vingt ans que lui, Giulia Rinieri. Il suit la Révolution de 1830 qui voit arriver un nouveau roi. Il sollicite un poste et devient Consul le 6 novembre à Trieste.

1831: Le gouvernement autrichien s'inquiète et refuse son agrément à sa nomination. Il est contraint de quitter Trieste le 31 mars et rejoint Civita-Vecchia où il est nommé consul. Le gouvernement pontifical n'est guère enchanté de cette nomination mais pour ne pas avoir d'incident avec la France, accorde l'agrément le 25 avril. Il restera à cette fonction pendant 10 ans.

1832: Il est chargé du service financier des troupes françaises débarquées à Ancône. Après cette mission, il voyage notamment à Rome, à Florence et à Sienne pour retrouver Giulia. Il écrit Souvenirs d'Égotisme et commence Une Position Sociale, un roman qui restera inachevé.

1833: Il retourne à Sienne pour retrouver Giulia qui se marie en juin. Il retourne à Paris puis il descend le Rhône de Lyon à Marseille, en compagnie de George Sand et d'Alfred de Musset tous deux en voyage pour Venise.

1834: Il a des soucis avec le ministère qui lui reproche ses absences dans ses fonctions de consul. Contraint de résider à son poste, il commence Lucien Leuwen, un roman imaginé par son amie Madame Gauthier.

1835: Il reçoit la légion d'honneur à titre d'homme de lettres. Il interrompt Lucien Leuwen qui restera inachevé et commence la Vie de Henry Brulard. Il est amoureux de la comtesse de Cini qu'il appelle "Sandre".  Il obtient un congé de trois mois et part pour Paris.

1836: Son congé de trois mois dure trois ans grâce à la protection du comte de Molé. Il travaille aux Mémoires sur Napoléon.

1837: Il travaille Le Rose et le Vert. Il fait paraître dans la revue des deux mondes, Vittoria Accoramboni le 1er mars et Les Censi le 1er juillet. Il voyage de mai à juillet au centre et à l'ouest de la France. Sitôt revenu, il commence Mémoires d'un touriste.

1838: Il publie Mémoires d'un touriste. Il voyage dans le sud de la France puis en Suisse, en Rhénanie et en Hollande avant de rentrer par la Belgique. Il publie la Duchesse de Paalliano le 15 août puis il repart aussitôt pour la Bretagne et la Normandie. Il rentre à Paris pour dicter la Chartreuse de Parme inspiré des aventures de jeunesse d'Alexandre Farnèse.

1839: Il publie La Duchesse de Castro en deux épisodes Les 1er février et 1er mars dans la Revue des Deux Mondes.

Le 6 avril, il publie La Chartreuse de Parme. Il repart pour son poste de Consul qu'il occupe à nouveau le 10 août. 

1840: Il visite Rome et Naples avec Mérimée. Sous son influence, il organise des fouilles à Civita-Vecchia. Il tente de donner un pendant féminin à Julien Sorel avec Lamiel, roman qui restera également inachevé. Il retrouve Giulia à Florence. Il courtise une jeune inconnue Earline mais sans succès.

1841: Stendhal est frappé d'apoplexie, le 15 mars. Il s'en remet en compagnie de Madame Bouche. Il quitte définitivement son poste de consul à Civita-Vecchia le 21 octobre et rentre à Paris.

1842: Stendhal a une nouvelle attaque d'apoplexie sur le trottoir de la Rue neuve des Capucines, le 22 mars.

Le 23 mars, à 2 heures du matin, il meurt à son domicile au 78 rue Neuve des Capucines. Son cousin et exécuteur testamentaire, Romain Colomb le fait inhumer au cimetière Montmartre. C'est après sa mort qu'il fut réellement reconnu comme l'un des grands écrivains du dix neuvième siècle.

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CITATIONS DE STENDHAL

C'est en Italie et au XVIIe siècle qu'une princesse disait, en prenant une glace avec délices le soir d'une journée fort chaude: quel dommage que ce ne soit pas un péché!

Cent ans après sa mort, le plus grand bonheur qui puisse arriver à un grand homme, c'est d'avoir des ennemis.

Dans tous les partis, plus un homme a d'esprit, moins il est de son parti.

Elle lui dit un autre jour qu'elle gagerait qu'il avait deviné tout seul ce grand principe: que la parole a été donnée à l'homme pour cacher sa pensée.

En France, les hommes qui ont perdu leur femme sont tristes, les veuves au contraire gaies et heureuses.

En composant la Chartreuse, pour prendre le ton je lisais chaque matin deux ou trois pages du Code civil, afin d'être toujours naturel.

Il est difficile de ne pas s'exagérer le bonheur dont on ne jouit pas.

Il faut secouer la vie; autrement elle nous ronge.

J'ai assez vécu pour voir que différence engendre haine.

J'aimais et j'aime encore les mathématiques pour elles-mêmes comme n'admettant pas l'hypocrisie et le vague, mes deux bêtes d'aversion.

J'aime la force, et de la force que j'aime, une fourmi peut en montrer autant qu'un éléphant.

J'appelle caractère d'un homme sa manière habituelle d'aller à la chasse du bonheur, en termes plus clairs, mais moins significatifs: l'ensemble de ses habitudes morales.

Je tremble toujours de n'avoir écrit qu'un soupir, quand je crois avoir noté une vérité.

L'amour a toujours été pour moi la plus grande des affaires, ou plutôt la seule.

L'amour est la seule passion qui se paye d'une monnaie qu'elle fabrique elle-même.

La beauté n'est que la promesse du bonheur.

La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore.

La haine a sa cristallisation; dès qu'on peut espérer de se venger, on recommence de haïr.

La parole a été donnée à l'homme pour cacher sa pensée.

La politique dans une oeuvre littéraire, c'est un coup de pistolet au milieu d'un concert.

La pruderie est une espèce d'avarice, la pire de toutes.

La vieillesse n’est autre chose que la privation de folie, l’absence d’illusions et de passion.

Le courage consiste à choisir le moindre mal, si affreux qu'il soit encore.

Le despotisme frappe le style de bêtise.

Le mauvais goût, c’est de confondre la mode, qui ne vit que de changements, avec le beau durable.

Le meilleur régime politique est la monarchie absolue tempérée par l’assassinat.

Le pire des malheurs en prison, c'est de ne pouvoir fermer sa porte.

Le succès flatteur est de conquérir et non de conserver.

Les femmes extrêmement belles étonnent moins le second jour.

Les paysages étaient comme un archet qui jouait sur mon âme.

Les plaisirs de l’amour sont toujours en proportion de la crainte.

L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain.

On ne se console pas des chagrins, on s'en distrait.

On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère.

Plus on plaît généralement, moins on plaît profondément.

Prenez garde à vous; si vous continuez à être de bonne foi, nous allons être d'accord.

Quelle est la grande action qui ne soit pas un extrême au moment où on l'entreprend? C'est quand elle est accomplie qu'elle semble possible aux êtres du commun.

Qu’une femme sage ne se donne jamais la première fois par rendez-vous. Ce doit être un bonheur imprévu.

Rien ne rend méchant comme le malheur. Voyez les prudes.

Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c'est l'âme du lecteur.

Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route.

Une collection de baïonnettes ou de guillotines ne peut pas plus arrêter une opinion qu'une collection de louis ne peut arrêter la goutte.

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LE SYNDROME DE FLORENCE OU DE STENDHAL

  Le syndrome de Stendhal est une maladie psychomatique qui provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d'œuvres d'art. Cette perturbation est assez rare et touche principalement des personnes extrêmement sensibles. Ce syndrome comprend aussi les troubles du voyage ou syndromes du voyageur.

Ce syndrome est appelé de Florence ou officiellement de Stendhal car l'écrivain a vécu cette expérience à Florence en 1817. Il écrit:

«J'étais arrivé à ce point d'émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j'avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber.»

Stendhal n'a rien fait pour s'en prémunir puisque s'asseyant sur un banc de la place, il lut un poème pour se remettre, et vit que ses visions empiraient.

Ce syndrome ne fut décrit comme un syndrome spécifique qu'en 1979. La psychiatre italienne Graziella Magherini qui officie à l'hôpital central de la ville, a observé et décrit plus de cent cas similaires parmi les touristes de Florence berceau de la Renaissance.

Lors de la visite de l'un des 50 musées de la ville, le visiteur est subitement saisi par le sens profond que l'artiste a donné à son œuvre et qui transcende les images et le sujet de la peinture. Les réactions des malades subjugués sont très variables. Des tentatives de destruction du tableau ou d'hystérie ont même été observées. Les gardiens de musée sont informés de cette particularité locale et surveillent discrètement les comportements atypiques de leurs hôtes.

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LIENS EXTERNES

Stendhalia

Centre d'Études Stendhaliennes et Romantiques

Association des amis de Stendhal: http://www.associationamisstendhal.org/

Association de Stendhal: http://www.association-stendhal.com/

Site de Stendhal: http://www.armance.com/

Une exposition durant l'année 2004: http://www.univ-paris12.fr/scd/stendhal/

Le musée Stendhal sur le site de la mairie de Grenoble: http://www.grenoble.fr/

Le fonds Stendhal à la bibliothèque de Grenoble: http://www.bm-grenoble.fr/stendhal/accueil.htm

D'Autres Biographies de STENDHAL

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Des Lycées portent le nom de Stendhal pour lui rendre hommage:

Le Lycée Stendhal de Grenoble : http://www.ac-grenoble.fr/stendhal/

Le Lycée Stendhal d'Aiguillon :  http://l.stendhal.aiguillon.free.fr/

Le Lycée Stendhal de Milan en Italie: http://www.lsmi.it/

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